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Un plan de relance calamiteux |
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Mathieu Alain - mercredi 21 janvier 2009
economie-francaise
Le plan de relance annoncé par Nicolas Sarkozy le 4 décembre prévoit 26 milliards d’euros de dépenses publiques supplémentaires.
Onze milliards sont des remboursements de dettes de l’État à des entreprises, ou des versements accélérés d’acomptes sur des commandes. Ils corrigent un comportement défectueux de l’État mais ne sont pas des réductions de charges pour les entreprises.
Les entreprises de moins de 10 salariés verront réduire leurs charges sociales pour l’embauche d’un salarié supplémentaire à bas salaire, au total pour 700 millions. Cette mesure est modeste : la limite de 10 salariés, le nombre d’embauchés, les salaires des nouveaux embauchés auraient pu être plus élevés.
Onze autres milliards sont des investissements supplémentaires de l’État, des entreprises publiques et des collectivités locales. Ils ne rendront pas nos entreprises plus compétitives. L’achat de blindés Panhard est agréable pour cette entreprise, mais pas pour les autres qui, en l’absence de cet achat, auraient pu voir baisser leurs impôts.
En juillet 2008, un comité de personnalités indépendantes avait exclu du Plan Campus les projets immobiliers des universités de Lille et de Metz-Nancy. Le président vient de les y ajouter.
Les élus Verts de Picardie se sont opposés à juste titre au financement par leur région du canal Seine-Nord : selon l’hypothèse optimiste d’y faire passer 5 % du trafic de l’autoroute et du rail concurrents, le gain sur le coût du transport représentera moins de 1,5 % par an du prix prévu pour le canal. Belle rentabilité !
Le tunnel sous les Alpes du chemin de fer Lyon-Turin coûtera plus cher que le tunnel sous la Manche, aux difficultés financières bien connues, pour un trafic dix fois inférieur.
La voie ferrée de Bourges à Saincaize (457 habitants) serait-elle indispensable, et impossible à remplacer par des autocars ? Le Musée des civilisations de Marseille ne peut-il attendre ?
La Poste, qui n’arrive pas à financer ses investissements de 2008, a appris avec surprise qu’elle les augmenterait de 50 % en 2009 ! L’État oblige EDF à augmenter de 50 % les investissements qu’elle avait jugé raisonnables pour 2009 : le cours d’EDF a aussitôt baissé.
Quant aux collectivités locales, les gaspillages de carrefours giratoires, de stades, de théâtres, de médiathèques, de zones industrielles, de bâtiments somptuaires, qui grèvent leurs budgets de fonctionnement, vont devoir augmenter.
Le plan de relance comprend aussi, pour 4 milliards, des suppléments d’assistanat : une avance sur le revenu de solidarité active (le nouveau smic versé à tous les revenus modestes) ; des crédits pour des logements dits sociaux et pour les chômeurs, des suppléments d’allocations familiales et d’aides aux personnes isolées. Ces dépenses n’amélioreront pas la compétitivité des entreprises.
Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il continuerait à réduire les dépenses publiques. En réalité, elles augmentent toutes, et continueront à augmenter. Pourquoi avoir abandonné les saines intentions de l’an dernier ?
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SIC
Art contemporain «La doctrine de l’art contemporain est brutale : tout est art et tout égale tout ! On ne saurait trouver plus belles les œuvres de Praxitèle ou de Rodin que des cuvettes de WC. Pourquoi donc, si tout vaut tout, ne pas organiser leurs expositions sur les terrains vagues ou les décharges publiques plutôt qu’au Louvre ou à Versailles ?»
Bernard Antony,
ancien député européen
Réformes «Les réformes à venir doivent permettre d’innover, d’inventer, de réagir, de ne pas gaspiller, et de valoriser le travail, qui est la principale ressource d’une nation comme la France.»
Henri Guaino,
conseiller de Nicolas Sarkozy
Droits de l’homme «Parmi les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme se trouvaient un Chinois, M. Chang, un Libanais, M. Malik, un Chilien, M. Santa Cruz. Elle est donc d’inspiration multiculturelle. L’application est malheureusement plus occidentale…»
Bernard Kouchner, ministre
des Affaires étrangères
Obama «Le silence d’Obama est assourdissant. Il a trouvé normal de dénoncer les actes terroristes à Bombay, mais il n’a pas trouvé que les morts palestiniens méritaient une phrase de condamnation.»
Leïla Chahid, déléguée générale
de l’OLP auprès de l’UE
Lepénisation «Au moment où Sarkozy a lepénisé son discours, Marine a délepénisé son père…»
Carl Lang, ancien
secrétaire général du FN |
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