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Un quinquennat, antichambre du socialisme


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Lévy Gabriel - lundi 06 juin 2011

fiscalite
En 2007, nous avons entendu : « rien ne sera plus comme avant ». Contribuables, détrompez-vous ! Car « ce n’était pas la peine de changer de gouvernement », et ce ne sera pas la peine demain d’en changer. Le socialisme ne rode pas à nos portes, il n’a jamais cessé d’être au pouvoir.

Sus aux riches ! Les droits de succession, même en ligne directe, deviendront une spoliation : le calcul montre qu’en pratique, ils auront doublé après la réforme mise en œuvre par nos dirigeants actuels. Il y aura même une tranche à 45 %, ce qui signifie qu’à notre mort, nous partagerons encore avec l’Etat, ce Léviathan !

Comme souvent, des députés de droite s’empressent de se montrer, en la matière, encore plus socialistes que les socialistes, en intégrant les œuvres d’art dans l’ISF et en proposant une tranche supplémentaire pour l’impôt sur le revenu à 46 %. Rien ne les arrête. A leur « crédit » aussi, l’augmentation de la taxation de l’assurance vie (de 20 à 25 %), entretenant ainsi, au profit de leurs successeurs, l’habitude de l’insécurité fiscale dont ces derniers ne manqueront de faire la règle, le « lissage » des donations et des dons manuels… Que peut encore inventer la gauche lorsqu’elle sera au pouvoir ?

Nous avons déjà écrit que l’on se faisait élire comme le messie, l’on s’installait comme un monarque et l’on finissait en boutiquier, fouillant les fonds de tiroir pour faire face à la prochaine échéance

Et « ils sautent sur leur siège comme des cabris en  criant : la crise, la crise ! ».

La crise ne les empêche pas d’arroser les déserts : la Côte d’Ivoire, la Tunisie et l’Egypte au nom du « printemps arabe » sans tenir compte du fait qu’après le printemps, il y a aussi l’hiver, le Liban, cet état précaire, l’Autorité Palestinienne et le Hamas dont l’irrédentisme conduira à la guerre, sans oublier la Libye arrosée de bombes dans un premier temps pour l’arroser ensuite de notre manne bienfaitrice.

N’oublions pas non plus les cigales de l’Europe, la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne. Ainsi, la part de la France dans l’ouverture du crédit à la Grèce est-elle de 8, 9 milliards, exactement la somme correspondant à la réduction prévue dans notre budget. Ne soyons pas dupes, ces sommes ne seront jamais remboursées.

Restera-t-il quelques miettes pour nos agriculteurs, nos éleveurs, nos sinistrés des tempêtes et de la « crise » du concombre, et de tant de nécessiteux français ?




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