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Un référendum, c’est bien ; la démocratie directe, c’est mieux


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Dumait Alain - mercredi 09 novembre 2011

inflation, euro, dette, monnaie
Il apparaît clairement, aujourd’hui, qu’au-delà des questions financières, de la zone euro, de la crise des dettes publi­ques…, la question essentielle est bel et bien celle du fonctionnement de nos institutions et de la démocratie.

Aussi longtemps que les pays développés feront le choix de la démocratie (« gouvernement du peuple, par le peuple »), ils se doivent d’appliquer à la lettre ses principes élémentaires, à savoir que le gouvernement doit être sous le contrôle permanent du peuple, par la démocratie directe. Par le biais du recours, toujours effectivement possible, à un référendum d’initiative populaire.

Celui-ci doit permettre :

1) de censurer une loi votée (à Paris ou à Bruxelles) ;
2) d’obliger l’exécutif et le législatif à se saisir d’une question qu’ils au­raient « oubliée » ;
3) de démettre de ses fonctions toute personne détentrice d’une parcelle d’autorité publique déléguée provisoirement par le peuple souverain, en cas de forfaiture.

Au regard d’un tel régime, vraiment démocratique, le recours au référendum d’initiative gouvernementale n’est qu’un pâle pis-aller.
Si les pays européens étaient dotés d’un tel système, leurs gouvernements seraient un peu moins dans les mains de l’oligarchie et un peu plus en phase avec leurs opinions. Comme en Suisse…
Aurions-nous eu l’euro ?

Nous n’aurions eu, en tout cas, ni la Constitution européenne (rejetée en France en 2004), ni le traité de Lis­bonne (adopté en 2007, dans le dos du peuple).
Nous n’aurions pas eu à soutenir la Grèce.

Les contribuables auraient été en mesure d’imposer, depuis longtemps, des décisions de bonne gestion (comme en Suisse, toujours).
Au moment où j’écris ces lignes, les marchés financiers semblent se réjouir que les Grecs puissent ne pas être consultés sur le plan de rigueur qui est la contrepartie de l’aide que les autres pays de la zone euro tiennent à leur imposer.

Cet instantané démontre, s’il en était besoin, que la sphère financière tout entière marche sur la tête, droguée qu’elle est à la fausse monnaie. Elle est accrochée à sa bulle comme un fêtard au bar du Titanic !

La preuve : les marchés souhaiteraient, dit-on, que la Banque centrale européenne puisse, sans limites, non seulement racheter des titres des dettes souveraines de tous les pays de la zone euro, mais aussi en acheter directement à l’émission, comme il est arrivé à la FED (la banque centrale américaine) de le faire pour les émissions du Trésor américain.
C’est ce qu’ils appellent joliment « faire de la BCE une banque de dernier ressort ».

François Bayrou ne dit pas autre chose quand il propose que la zone euro garantisse toute dette émise par un pays de la zone euro !
C’est aussi ce que réclame Marine Le Pen, quand elle propose de réouvrir le guichet de la Banque de France pour que le Trésor puisse venir y emprunter, sans intérêt !

Toutes ces propositions garantissent la pire des solutions : l’hyper-inflation
, qui résulterait inévitablement d’une masse monétaire hors du contrôle des peuples et des épargnants, quand le monde est déjà au bord de la récession.
Au-delà de la monnaie (l’euro, pour 17 pays européens), la question reste obstinément la même : le remboursement des dettes.
Mais, le sujet n’est pas à l’ordre du jour du G20 !…

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En bref
France Ô
Le coût de la grille de programmation de la chaîne France Ô, chaîne du groupe audiovisuel pu­blic France Télévisions con­sacrée à l’outre-mer, s’est élevé à plus de 25 millions d’euros en 2011. Il devrait même dépasser la barre des 35 millions d’euros en 2012.

Medias
France TV > Dans le cadre de la discussion budgétaire pour 2012, le groupe France Télévisions s’est engagé au­près des parlementaires et du gouvernement à augmenter ses recettes publicitaires de 410 à 425 millions d’euros. France Télévision devrait également reverser à l’État 28 millions d’euros de crédits non utilisés.

Comareg > Comareg, le pôle de presse gratuite du groupe Hersant Médias, a été placé en liquidation judiciaire. Ce groupe, éditeur notamment du journal « Paru ven­du » (227 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010, contre 290 en 2005) et du mensuel « Les nouvelles de l’immobilier », avait été ac­quis par Hersant Médias pour 120 millions d’euros en 2002. Mais il était devenu trop coûteux : malgré un investissement de 53 millions d’euros depuis 2008, Comareg a réalisé 31 millions d’euros de pertes en 2009 et encore 13 mil­lions d’euros en 2010. Il emploie 1 650 salariés.

Lagardère > La vente de son pôle « presse internationale » au groupe américain Hearst (déjà propriétaire de « Cosmopolitan » ou de Har­per’s Bazaar et réalisant, avant cette acquisition, 4 milliards de dollars de chiffre d’affaires) a rapporté 651 millions d’euros au groupe français de médias Lagardère Active. Cette vente concernait 102 titres répartis dans 15 pays, parmi lesquels, en particulier, les 15 déclinaisons internationales du magazine féminin « Elle ».




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