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Un vaste chantier monétaire attend Sarkozy


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Trémeau Bernard - mercredi 16 juillet 2008

euro
L’inflation a contraint la Banque centrale européenne à augmenter ses taux. Elle met moins de crédit sur le marché. La progression de l’économie est ralentie et notre pouvoir d’achat est réduit d’autant : nous sommes maintenus dans une pauvreté relative et le chômage ne peut qu’augmenter…

De plus, chaque pays européen a ses propres comportements inflationnistes. Depuis des décennies, les Français ont ainsi une inflation par les coûts bien supérieure à celle des Allemands. En 30 ans de parité fixe unissant franc et mark, plus de dix dévaluations du franc avaient été nécessaires pour « remettre les pendules à l’heure », c’est-à-dire pour rendre à nouveau les entreprises françaises compétitives. Il arrive toujours un moment où l’inflation par les coûts chasse et les clients et les investisseurs. L’euro a bientôt dix ans et aucune dévaluation n’a eu lieu. Clients et investisseurs quittent les entreprises françaises. Si l’on croit les chiffres donnés par jpchevallier.com, (et ils sont à notre avis parfaitement crédibles), il serait actuellement nécessaire de dévaluer le franc de 6 % environ. (Et la lire de 13 %…).

Nos entreprises, nos PME en particulier, ne sont plus compétitives. Et les économistes qui en douteraient peuvent observer la dégradation inexorable et catastrophique de notre commerce extérieur. Sous l’influence de la chancelière allemande et de ses collègues européens, Nicolas Sarkozy semble avoir abandonné la baisse des taux de la BCE qu’il demandait avec insistance. « L’euro fort » n’empêche pas les entreprises allemandes d’exporter de plus en plus dans le monde entier.

Une telle opération aurait été une erreur. Elle aurait augmenté l’inflation, sans augmenter la compétitivité de nos entreprises. Elle aurait ensuite contraint, comme cela s’est toujours passé, la BCE à appliquer une politique de crédit très rigoureuse, source de plus de pauvreté et de chômage.

Mais le refus de baisser les taux de la BCE ne résout pas pour autant le problème majeur qui atteint nos entreprises, nos PME tout particulièrement. Il faut impérativement supprimer ou réduire de façon drastique les charges qui pèsent sur elles. La France peut le faire et doit le faire. Elle doit amener les charges pesant sur les entreprises françaises au niveau des charges pesant sur les entreprises irlandaises.

Il y a urgence à le faire. Car, quand le chômage dépasse 10 % dans une catégorie sociale, la violence apparaît. Et Vitry le François montre que deux groupes de « jeunes » sans emploi peuvent s’entre-tuer dans une calme petite ville de province.
Il est évident qu’un tel comportement rendant les entreprises françaises immédiatement compétitives exportera le chômage français en Allemagne ou en Italie et notre économie redémarrera.

Mais, dans deux ou trois ans, apparaîtront à nouveau les signes de moindre compétitivité en France. À moins que dans le même temps, tous les Européens adoptent le même comportement que les Français vis-à-vis de l’inflation par les coûts ?

Nos banquiers centraux devront trouver d’ici là un moyen technique permettant de modifier suffisamment souvent la parité liant l’ancienne monnaie (le franc) à l’euro.

Un énorme travail monétaire urgent attend donc le nouveau président de l’Europe. D’abord, abandonner dans toute l’Europe les politiques sociales inflationnistes et les remplacer par des politiques non inflationnistes. C’est possible, mais c’est un énorme travail. La BCE pourra alors augmenter notre pouvoir d’achat et ainsi réduire le chômage.

Ensuite, trouver un système permettant de conserver l’euro (et ses avantages), tout en pouvant en modifier suffisamment souvent la parité liant l’ancienne monnaie à l’euro.

Avec de bons ordinateurs, des simulations peuvent être faites…

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En bref
Bouclier

Les trois quarts des foyers qui ont bénéficié d’un remboursement d’impôt au titre du « bouclier fiscal » en 2008 n’étaient pas assujettis à l’ISF.

Chiffres significatifs
Prudence > Les personnes possédant un patrimoine de plus de 30 millions de dollars sont prudentes : leur portefeuille comptait en moyenne 44 % d’obligations en 2007…

Terrorisme > On estime à un millier le nombre d’anciens terroristes d’extrême gauche italiens qui ont trouvé refuge en France dans les années 1970 et 1980…

Cyclisme > Le nombre de cyclistes à Paris a augmenté de 70 % entre 2006 et 2007 !

Renouvelable > 117 milliards de dollars ont été investis en 2007 dans le secteur des énergies renouvelables, partout dans le monde, soit 41 % de plus qu’en 2005 !

Assurance > Les assurances françaises ont versé 170,9 milliards d’euros aux assurés en 2007.

Téléphonie > Le chiffre d’affaires de la téléphonie mobile en France a été de 16 900 millions d’euros en 2007.

Contentieux > La section contentieux du Conseil d’État a légèrement augmenté en 2007 : 11 745 dossiers déposés (contre 11 578 en 2006). 12 527 affaires ont été jugées au cours de l’année 2007, ce qui a fait diminuer le stock de dossiers (8 200 au début de 2008).

Construction > Le nombre de permis de construire a baissé de 19,9 % entre mars et mai par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 112 933 unités…




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