Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Une autre politique sociale


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
3 VOTES
1051 LECTURES

Trémeau Bernard - lundi 19 avril 2004


Les électeurs français ont montré, sans appel, qu’ils n’appréciaient pas la politique menée par l’ancien gouvernement Raffarin.

D’abord, de nombreux électeurs de droite, déçus, se sont abstenus, tandis que l’électorat de gauche se mobilisait. Ce grand changement d’attitude explique à lui seul la victoire de la gauche.

Ensuite, parmi ceux qui ont voté à droite, la moitié seulement a voté UMP, un quart a voté UDF et un quart a voté Front National. Ceci montre à quel point l’UMP n’a pas satisfait son électorat.

Les problèmes judiciaires de Juppé ne sont probablement pas totalement étrangers à cet abandon de l’UMP par les électeurs de droite. Mais leur poids semble faible.

Bayrou et l’UDF, ont souvent attaqué avec violence l’UMP, poussant ainsi nombre d’électeurs de droite à s’abstenir de voter et rendant plus difficile le retour à l’unité au deuxième tour. Il reprochait essentiellement à l’UMP de ne pas être assez sociale. Bayrou désire donc, sur le plan économique, maintenir, voire augmenter, le poids des impôts pour augmenter les redistributions. Ceci ne peut pas marcher sur le plan économique. On va dans le mur.

Le Pen et le Front National ont été nettement moins violents que Bayrou contre l’UMP. Une masse importante d’électeurs ne considère plus que le Pen est un fasciste dangereux pour la République. Le Pen propose comme remède à nos malheurs la fermeture des frontières et le retour à l’autarcie économique. Il ne prend pas en compte les immenses avantages que la mondialisation peut apporter à la France. Un tel retour en arrière nous mènerait dans une impasse. Le mur encore.

Chirac et l’UMP ont fait un bon diagnostic : il faut libérer l’économie française des énormes contraintes qui pèsent sur elle. Mais ils ont choisi la médecine douce, alors que le pays a besoin de chirurgie. La reprise ne vient donc pas. Leur politique apparaît comme inefficace et anti-sociale.

De plus, l’UMP n’a pas su vendre sa politique. Il y a en effet deux façons de réaliser une politique dite de justice sociale. La mauvaise, statique, et la bonne, dynamique.

La politique sociale statique est simple à comprendre. Plus on prend aux riches, plus on redistribue aux pauvres. On crée ainsi théoriquement une société plus juste. C’est ce que préconisent les socialistes français rejoints par l’UDF. Cette politique est appliquée en France sans interruption depuis 20 ans par la droite et par la gauche. Elle freine l’économie, appauvrit tout le monde, et surtout crée des millions d’exclus. Elle a ainsi accentué dramatiquement les inégalités sociales et, pour corriger ces inégalités, il faut encore plus prendre aux riches pour redistribuer encore plus aux pauvres.

Certains proposent même d’interdire les délocalisations pour maintenir un semblant d’activité économique… Une telle politique est socialement folle. Elle augmente le nombre des exclus et contraint les plus pauvres à conserver des revenus misérables, sans espoir de progression. Elle est totalement anti-sociale.

La politique sociale dynamique est tout aussi simple. On lève tous les freins qui pèsent sur les entreprises : freins administratifs (comme le SMIC qui interdit d’embaucher certains salariés, ou les 35 heures qui empêchent de travailler). Il y a en France des milliers de freins. On arrête ensuite de faire fuir à l’étranger capitaux et entreprises par une fiscalité d’un autre siècle, et on crée au contraire en France un territoire fiscalement attirant pour les entrepreneurs, pour tous ceux qui créent des emplois et des richesses. Ainsi nos entreprises embaucheront à nouveau, le PIB se remettra à progresser de 5 % comme dans tous les pays qui réalisent une telle politique. Les exclus disparaîtront petit à petit et les revenus des plus pauvres progresseront rapidement sans contrainte sur les autres Français. La cohésion sociale sera enfin renforcée.

C’est avec des entrepreneurs qu’on fabrique des richesses et qu’on crée des emplois. Ce n’est pas avec des impôts et des fonctionnaires.

L’UMP n’a pas su médiatiser cette autre politique sociale, finalement bien plus attrayante que la politique de répartition marxiste. Le gouvernement Raffarin II n’a pas su abandonner l’immobilisme. Il est normal que ses électeurs l’aient abandonné.


3 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref
Cultes

La France compte 45 000 églises ou chapelles catholiques, dont 95 cathédrales. Les musulmans disposent de 1 555 mosquées ou salles de prière dont sept « mosquées-cathédrales » (trois à Paris, une à Évry, une à Mantes-la-Jolie, une à Lyon et une à Marseille). Les protestants ont 2 021 temples. Les juifs, 280 synagogues. Les bouddhistes en ont 150. Les orthodoxes, 128. Les Arméniens apostoliques 29. Et les Arméniens catholiques, 5.

Chiffres Significatifs

Spoliations Depuis 1999, la Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations a examiné 15 000 dossiers de familles juives françaises ou vivant en France pendant la dernière Guerre mondiale et l’Occupation. Près de 10 000 ont été réglés, pour un montant de 123 millions d’euros, dont 110 à la charge de l’État, le reste étant à la charge des banques. 12 % des dossiers ont été déposés par les victimes elles-mêmes.

Démence

Une femme sur deux née au xxie siècle pourrait atteindre l’âge de 100 ans. Mais, avec le vieillissement général de la population, le problème de la démence va devenir un fléau national : 40 % des nonagénaires sont concernés par la démence ou par la suspicion de celle-ci. C’est 70 % des centenaires.

Suicides

Sur les 10 000 cas de suicides enregistrés chaque année (10 837 en 2000), 30 % sont le fait de personnes de plus de 65 ans.

Accidents

Il y a, en France, chaque année, 20 000 victimes d’accidents de la vie courante. Une hospitalisation sur huit est due à un accident. Et il y a un mort pour 40 hospitalisations. 60 % des accidents des enfants de moins de 10 ans sont des chutes. Celles-ci concernent 89 % des accidents des personnes de plus de 75 ans…




Plan du site