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Une cause structurelle de la crise : l’effondrement du PIB industriel dans certains pays occidentaux.


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de Beaufort Hubert - lundi 27 septembre 2010

chine, france, fonctionnaires

Pourquoi la Chine continue-t-elle de présenter une croissance de 9 % et des excédents tant financiers que commerciaux qui nous font rêver ? Pourquoi se veut-elle désormais la deuxième puissance mondiale, visant à contester la suprématie américaine ?

Pour une raison simple que bien peu de commentateurs osent formuler : la prééminence du secteur industriel, la production de vrais richesses.

Regardons un peu les chiffres de PIB :


Industrie
Agriculture
Tertiaire
Chine

48 %

12 %

40 %

Norvège

44 %

2 %

54 %

Corée

39 %

3 %

58 %

Russie

39 %

5 %

56 %

Brésil

30 %

5 %

64 %

Japon

30 %

2 %

68 %

Allemagne

30 %

1 %

69 %

Suède

29 %

1 %

70 %

Inde

29 %

18 %

53 %

Suisse

28 %

2 %

70 %

Italie

27 %

2 %

71 %

Espagne

27 %

3 %

73 %

Royaume Uni

24 %

1 %

76 %

USA

23 %

1 %

23 %

France

19 %

3 %

78 %


Combien d’idées préconçues démenties par les chiffres !
  • Le PIB industriel chinois est le double de celui des USA.

  • Le PIB industriel de l’Allemagne est de 11 points supérieurs à celui de la France.

  • Le PIB industriel de la Suisse, paradis fiscal, est lui aussi très supérieur (9 points) à celui de la France.

Quant à la France, son secteur tertiaire est obèse : 78 % du PIB.

Pourquoi cette obésité du secteur tertiaire en France ? Le dernier rapport de la cour des Comptes répond pour une part :

En 25 ans, le nombre de fonctionnaires s’est accru de 1 200 000. Cette augmentation gonfle certes le PIB, mais il s’agit d’une dépense et non d’une recette.

Avec quelles conséquences ? Elles sont doubles : une fiscalité sans cesse accrue qui place la France en tête des prélèvements mondiaux et une délocalisation croissante des élites et des entreprises.

Le PIB additionnant les recettes et les dépenses, l’INSEE annonce des croissances artificielles et une augmentation fictive du pouvoir d’achat.

La restriction du secteur productif a une autre conséquence : le déficit croissant de notre balance commerciale. Nous achetons chaque jour davantage que nous ne vendons, puisque notre secteur industriel est deux fois moins important que celui de l’Allemagne. L’Euro nous protège, mais combien de temps encore notre partenaire d’Outre-Rhin acceptera-t-il de financer nos déficits si nous ne modifions pas radicalement notre politique économique ?

Ayons comme priorité économique, politique et sociale la production de vraies richesses : voilà la condition pour assurer l’emploi et la croissance.

Hubert de Beaufort

Avec l’aimable autorisation de Radio Notre-Dame


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