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Une justice incapable de protéger les honnêtes gens


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Rouxel Jean - mercredi 23 novembre 2011

peine-de-mort
La réinsertion des criminels et des délinquants est, sans nul doute, une noble tâche et je suis prêt à applaudir les éventuels succès de la justice en ce domaine.

Mais le premier devoir de la justice est de protéger les honnêtes gens. Si cela doit se faire au détriment du confort des prisonniers ou de la réinsertion de ceux qui ont purgé leur peine, c’est sûrement très regrettable, mais l’important est de se concentrer sur cette mission prioritaire.
Et le moins que l’on puisse en dire, c’est que cette tâche prioritaire n’est pas correctement remplie.

Nous apprenons simultanément qu’une malheureuse enfant a été violée, torturée et assassinée par un psychopathe en Haute-Loire. Et que son bourreau avait déjà été jugé pour viol, puis considéré comme « réinsérable » par de pseudo-experts (perpétuellement en désaccord les uns avec les autres, ce qui fragilise singulièrement leur « expertise » !). Et, finalement, que ce violeur avait été « réinséré » – c’est un comble ! – dans une école abritant un pensionnat de jeunes filles…

Point n’est besoin d’être un grand spécialiste ès psychiatrie pour comprendre qu’un violeur dans un pensionnat de jeunes filles est plus tenté que dans une prison pour hommes !

Il n’est pas anormal, il est même souhaitable, que la justice offre à la défense de nombreux moy­ens. Nous ne sommes évidemment pas favorables à la « justice » expéditive du juge Lynch.

Mais, une fois la culpabilité re­connue, comment admettre qu’un violeur soit relâché dans la nature ?
J’entends bien que cette situation, créée par ce qu’on appelle par antiphrase la justice française au Chambon sur Lignon, était sans doute conforme à la loi. Mais une loi qui bénéficie aussi outrancièrement aux assassins et qui protège aussi mal les victimes est une loi manifestement injuste. Alors que le parlement passe son temps à légiférer sur tout et n’importe quoi, qu’attend-il pour changer cette loi inique ?

Si la seule protection des futures victimes réside dans les avis des psychiatres, autant dire que la justice renonce à sa mission.
Autant dire que la peine de mort, abolie pour les assassins, semble, pour les honnêtes gens, parfaitement légitime à ces ju­ges gauchistes, toujours prompts à trouver des circonstances atténuantes aux bourreaux, soi-disant victimes de la société.

Eh bien, je le dis tout net : si peine de mort il doit y avoir, elle ne peut concerner que les assassins et les violeurs, en aucun cas les jeunes filles innocentes !

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