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Une nouvelle éthique


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Lance Pierre - mercredi 16 avril 2008

euthanasie
La cour d’assises du Val d’Oise vient d’acquitter Mme Lydie Debaine, qui avait dû se résoudre à noyer sa fille Anne-Marie, handicapée de 26 ans, dont l’état incurable empirait de jour en jour et qui se trouvait enfermée dans une crise d’épilepsie quasi permanente. Infirme dès sa naissance, la jeune fille n’avait jamais pu atteindre un état de vie satisfaisant, bien que sa mère se soit occupée d’elle durant 26 années avec un dévouement total, sacrifiant toutes les joies possibles de sa propre existence.

L’avocate de Mme Debaine, Me Cathy Richard, a évoqué devant le jury un acte d’euthanasie inspiré par un authentique amour maternel. L’avocat général a requis une « peine de principe » de trois ans de prison avec sursis, mais le jury a décidé l’acquittement pur et simple, sous les applaudissements du public. Il est heureux que les jurys populaires de cour d’assises aient le dernier mot dans ces pénibles affaires et ne soient pas tenus de se soumettre à des lois scélérates qui veulent imposer la déchéance et la torture au nom d’une conception de la vie totalement dévoyée.

Les fanatiques de l’agonie prolongée qui veulent mettre l’enfer sur la terre diront sans doute encore qu’il s’agit là d’un « cas particulier » exagérément médiatisé, comme ils l’ont dit de Chantal Sébire et de Vincent Humbert. Mais ces « cas particuliers » se comptent par milliers dans notre pays et c’est seulement de temps à autre que l’un d’eux accède aux médias. On nous annonce à chaque fois que le débat sur l’euthanasie est relancé, mais c’est faux. Il est au contraire à chaque fois étouffé par nos députés traîtres et relaps, qui restent sourds aux exigences du peuple prétendu souverain.

Les opposants au droit à l’avortement ou au suicide assisté dénoncent une « culture de mort ». Cette formule est dépourvue de signification. Car nous assistons en réalité à l’affrontement entre deux conceptions différentes de la vie et de la civilisation, l’une qui est en train de mourir et l’autre qui est en train de naître.

Nous vivons l’époque charnière d’un changement d’éthique dont l’Europe est le lieu privilégié. Une mutation analogue se déroula voici environ deux millénaires. (Je recommande à ce sujet le livre fort intéressant et très objectif de Gérard Gante « La mutation des civilisations », récemment paru aux Éditions Bussière). L’humanité accomplit son évolution au cours d’étapes successives et toutes nécessaires, dont chacune compte vingt et un siècles environ.

L’étape que nous quittons débuta au beau milieu de la décadence romaine, que d’ailleurs elle accéléra. Rome avait établi en Occident le culte de la force brutale, tyrannique et guerrière (le mot grec « rome » désignait la force musculaire d’un individu ou la force militaire d’un peuple). Elle pratiquait la terreur, l’esclavagisme et la torture, et cette dernière atteignit son apogée dans la crucifixion. (7 000 hommes furent crucifiés le long de la Via Appia après la révolte de Spartacus, 70 ans avant J.-C.) Et l’Évangile vint à son heure pour tenter d’introduire un peu de douceur dans un monde de brutes. Ce fut un formidable « renversement des valeurs », qui allait, hélas, nous faire tomber d’un excès dans un autre. L’homme vertueux au sens romain était brave, orgueilleux, puissant, avide, stoïque et impitoyable. L’homme vertueux au sens chrétien, qui allait lui succéder, devait être son contraire : faible, humble, souffreteux, gémissant, prodigue et secourable. L’ancienne Rome faisait du crucifié un paria. La nouvelle Rome chrétienne en fit un héros.

Mais le monde n’en trouva pas pour autant l’équilibre et nous parvenons aujourd’hui à l’étape suivante, afin de gravir une autre marche. Imprégnée de son symbole cruciforme, la culture chrétienne privilégie encore la vie quantitative, la vie à tout prix, fût-elle recrue d’épreuves, de souffrance et de sacrifices, la vie jusqu’au martyre. Mais l’éthique nouvelle exige la vie qualitative, saine, libre, sélective, épanouissante, qui ne veut ni dominer ni être dominée. C’est pourquoi elle refuse la naissance d’enfants non désirés promis au malheur tout autant que le prolongement imposé des incurables enfermés dans la douleur et la décrépitude.

Qui n’admet pas cela en a le droit, mais choisit ainsi de son plein gré le destin des dinosaures.

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En 1989, TF1 représentait une part d’audience de 41 %. Ce chiffre a diminué pour atteindre 35,5 % en 2004. La principale concurrente privée, M6, passait, quant à elle, de 6,4 % à 12,5 % de parts d’audience entre 1989 et 2004…

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radio France > La réforme de l’audiovisuel public ne touche pas que France Télévisions. La suppression de la publicité, en particulier, concerne aussi Radio France. Les syndicats de la radio publique estiment que cette suppression correspond à un manque à gagner de quarante millions d’euros par an, soit l’ensemble de la rédaction de France Info, ou dix radios locales !

Europe > La Commission européenne a annoncé le lancement d’un réseau de radios européennes en avril. Ce réseau regroupe 16 radios de 13 pays et 7 radios associées. Il produit et diffuse pour le moment en dix langues des émissions de 30 à 60 minutes consacrées aux questions de société dans l’Europe à 27. Progressivement, la diffusion devrait se faire dans les 23 langues de l’UE. Le réseau est coordonné par la Deutsche Welle et RFI, et compte deux autres radios françaises (Radio Campus Paris et Eur@dioNantes). La Commission a signé avec ce réseau un contrat de services pour un montant de 5,8 millions d’euros par an…

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