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Une phase de flottement |
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Milliere Guy - mercredi 06 décembre 2006
etats-unis, irak
Une initiative « européenne » menée par le trio Chirac-Prodi-Zapatero vise à relancer le « processus de paix » au Proche-Orient qui aurait pour arrière-fond un gouvernement palestinien d’« union nationale ».
L’Iran et la Syrie se sentent renforcés et tentent de pousser un peu plus loin les avantages dont leurs dirigeants pensent disposer. Le gouvernement libanais, comme c’était prévisible dès l’été dernier, se trouve soumis à une pression croissante de la part du Hezbollah, et le pays est au bord d’une nouvelle guerre civile.
Au Sud, comme c’était prévisible là encore, la Finul « renforcée » joue son rôle de bouclier humain en faveur des forces terroristes.
Les dirigeants israéliens, affaiblis depuis leur demi-défaite face au Hezbollah, adoptent la posture de l’apaisement.
Le gouvernement irakien, incapable de mettre fin aux vagues d’attentats qui frappent le centre du pays, oscille entre quête de soutiens de la part de fascistes islamistes, tels Moqtada al Sadr, et demande d’un maintien de la présence militaire américaine.
Poutine continue à soutenir le régime des mollahs à Téhéran et à chercher à rétablir une puissance autocratique russe, en plaçant l’Europe occidentale sous tutelle énergétique et en renforçant ses liens avec le régime post-communiste de Pékin qui, lui, continue de soutenir le régime de Kim Jong II en Corée du Nord et à tisser des liens troubles avec divers dictateurs africains.
Au Brésil, Lula da Silva continue à faire glisser le pays vers un totalitarisme qui ne dit pas son nom.
En Amérique latine, Chavez continue de tisser sa toile et après les victoires d’Evo Morales en Bolivie et de Daniel Ortega au Nicaragua, a pu se réjouir de celle de Rafael Correa en Équateur.
Dans les grands médias français, on parle de ces divers événements comme s’ils n’avaient pas de liens entre eux ou, plus exactement, comme si on ne voulait pas voir quels sont les liens. On parie sur l’influence que les démocrates pourront avoir bientôt à Washington. On espère à haute voix un retour à la « prudence » et à la « raison » et, en sous-jacence, une remise en avant du « réalisme » qui serait incarné par la commission Baker.
La réalité oblige à dire qu’il n’y a que deux issues prévisibles, et deux seulement, au flottement actuel. Ou bien, effectivement, le « réalisme » l’emportera. Et, en ce cas, ses partisans verront leurs espérances très rapidement dépassées par le désastre qui constitue le cœur honteux et secret de celles-ci.
Le « réalisme » signifierait en effet, non pas un retour à des solutions diplomatiques, mais la redécouverte de ce que, dans l’Europe sénile et sans principes où nous vivons, nous avons tendance à oublier : le fait qu’on ne peut négocier avec des totalitaires. Le cas échéant, l’Irak glisserait vers une vraie guerre civile. L’Iran se doterait de l’arme atomique, renforcerait son poids sur la région jusqu’à Beyrouth. D’autres pays de la région se nucléariseraient. Les jours d’Israël seraient comptés. Un axe Moscou-Pékin-Téhéran s’affirmerait dans lequel Caracas demanderait un strapontin. L’Europe passerait du demi-asservissement où elle gît présentement à un asservissement plein et entier. Les États-Unis, confrontés à semblable situation, se replieraient sur eux-mêmes comme une citadelle assiégée et hésiteraient à venir sauver une quatrième fois un « vieux continent » décidément pourri d’ingratitude.
L’alternative au « réalisme » (qui, dois-je le dire ? ne m’apparaît, en fait, pas réaliste du tout) serait et sera de mener jusqu’au bout la guerre contre le terrorisme islamique. George Bush a dit d’emblée que ce serait une guerre longue, et son discours n’a pas varié. Toute guerre longue passe par des phases diverses. Le flottement actuel n’est vraisemblablement qu’une phase. Il aura permis, au moins de voir, qui défendait la liberté et la démocratie et qui était prêt à se vendre, pour quelques lentilles, quelques pois chiches, quelques contrats saumâtres. Le cynique opportunisme russe et chinois n’est pas surprenant. L’aveuglement de tant de commentateurs et l’immoralité de tant d’Européens ne le sont pas non plus.
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Nucléaire
«L’Iran est prêt à partager avec l’Algérie son expérience dans le domaine de la technologie nucléaire pacifique.»
Mahmoud Ahmadinejad
SIC
Éducation «Je cherche des milliardaires prêts à investir intelligemment leur argent dans l’éducation, à l’image de ce que font George Soros et Bill Gates.» Georges Charpak, Prix Nobel de physique
Police «Un policier, ce n’est pas un travailleur social, il n’est pas là pour organiser des tournois de foot ou pour dire bonjour à la boulangère à 5 heures du matin.» Nicolas Sarkozy
Sarkozy «Rien ne peut l’arrêter. Villepin et MAM ne sont pas en état de rivaliser avec lui et Chirac est trop vieux.»
Alain Juppé
UMP «Il y a une quinzaine de trublions qui veulent tuer Sarkozy, mais nous sommes trois cent à vouloir le soutenir.»
Henri Cugnenc, député UMP
Ségolène «Accepter de parler avec une organisation qui prône la destruction d’Israël, a provoqué la guerre contre Israël, était déjà une faute. Laisser insulter sans réagir les amis de la France, qu’il s’agisse des États-Unis ou d’Israël, en est une autre, lourde»
François Fillon
Niveau «Je ne m’étais pas trompé, Royal n’est pas au niveau.»
François Bayrou
Réalisme «Je ne crois pas à une victoire américaine en Irak, si l’on entend par là un gouvernement qui s’étende à l’ensemble du pays, et
qui en finisse avec les violences intererconfessionnelles.»
Henri Kissinger |
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