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Une promenade à Paris et dans sa banlieue


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Lambert Christian - jeudi 13 mai 2010

immigration, violences
Voilà des années que l’on entend Nicolas Sarkozy prononcer ses discours. Il a tout promis, du nettoyage des « quartiers sensibles » jusqu’à la baisse des impôts, la maîtrise de l’immigration, l’amélioration des finances publiques. Pour quel bilan ? Nul.

Alors les honnêtes gens subissent, résignés. Ils grognent dans leur coin, mais ils ne font rien. Ils savent que critiquer les politiciens au pouvoir, c’est être anti-républicain, donc fasciste, donc impardonnable ; que déplorer une immigration qui, inexorablement, fait disparaître la France, c’est être raciste ; que souligner l’impuissance d’une gouvernance démagogique qui dilapide la richesse nationale pour rester au pouvoir, c’est être Cassandre qui ferait mieux de se taire.
Donc je vais me taire, mais en racontant tout de même une promenade à Paris et dans ses environs qui en dira plus long que de grands développements.

Je sors de chez moi. Sur le trottoir, des motos et des bicyclettes roulent à vive allure. Si vous êtes renversé par un motocycliste, bien sûr, il ne s’arrête pas. Tant pis pour vous. Attention aussi aux planches à roulettes. Si vous en recevez une dans le bas du tibia, vous pouvez être immobilisé pendant deux mois, mais les gamins s’en moquent. Au passage pour piétons, j’observe que toujours, une ou deux voitures passent au rouge en accélérant, généralement le portable collé à l’oreille. De tout cela, je me suis ouvert à un officier de police et voici ce qu’il m’a répondu : « Monsieur, on n’y peut rien. C’est comme cela. La pagaille est générale. Nous n’avons pas assez d’effectifs. Alors faites attention, soyez prudent, c’est tout ce que je peux vous dire. »

Je continue ma route. Un chien fait ses besoins devant la boulangerie, ce qui s’inscrit sans doute dans le Grenelle de l’environnement et le grand mouvement verdoyant de l’écologie, donc pas un mot au chien. C’est le retour au Moyen âge. Sympa, non ?
Un peu plus loin, je tombe sur un campement de jeunes Afghans. Le long du canal St-Martin, s’enchevêtrent une douzaine de tentes et autant de matelas si serrés qu’ils se chevauchent dans une forte odeur d’urine et de rats en décomposition. Comment sont-ils arrivés là ? Par hélicoptère ? En attendant de passer en Angleterre, ils volent et attrapent la gale et la tuberculose. Que font les pouvoirs publics devant une telle situation aussi lamentable que scandaleuse, en plein Paris ? Rien.

J’arrive dans le XIXe arrondissement que je connais mal. Je demande mon chemin dans un magasin. On ne me répond pas. Les Maghrébins qui tiennent la boutique ne veulent pas me répondre. Dans un autre magasin, des Turcs me paraissent mieux disposés, mais ils ne me comprennent pas. Il faut que j’apprenne l’arabe et le turc ! Finalement, j’aborde un passant qui paraît français. « Pardon Monsieur, pour se rendre place de Stalingrad, par où faut-il passer ? – Par le Parti communiste, Monsieur. Ah Staline, c’était un grand et bon camarade. On le regrette, vous savez… »

Finalement j’arrive en Seine St-Denis. En franchissant la « frontière », je suis hélé par un vieux monsieur :

« Oh jeune homme, où allez-vous comme cela, en veste et cravate, vous ne savez pas qu’on est en zone de guerre ici. N’allez pas plus avant sans gilet pare-balles. Là où vous êtes, l’autre jour, un passant a été poignardé à mort. Il avait 41 ans. Vous allez où ?

– à la préfecture monsieur.
– Ah, je vous dirais bien de prendre la ligne n° 1 mais le bus est constamment caillassé et vous risqueriez de prendre un pavé en pleine figure. Ce sont des « jeunes » qui attaquent. Ils viennent des colonies. Quant au bus n° 2, il ne marche pas car hier deux conducteurs ont été grièvement blessés. Je comprends le personnel de l’entreprise qui en a assez de se faire insulter et agresser, par les « jeunes ». Les chauffeurs ont exercé leur droit de retrait et ils ont bien fait. Quand j’étais jeune, Monsieur, j’ai été commandant de char dans la division Leclerc. Si j’avais mon Sherman, 40 tonnes, je vous aurais bien pris à bord et déposé à la préfecture. Sans doute aurait-on été caillassé par la « diversité » mais pas longtemps. 2-3 rafales de mitrailleuse et on aurait été tranquille. Il y a bien encore, mon bon monsieur, un moyen plus simple pour atteindre la préfecture : obtenir la protection d’un caïd. J’en connais un qui commande le quartier. C’est un grossiste.
– Un grossiste en quoi, Monsieur ?
– Quelle question ? En cocaïne et héroïne. C’est un homme d’affaires d’envergure. Si vous voyez sa voiture, une Ferrari rouge ; ça, c’est de la bagnole, 500 000 euros et il perçoit aussi le RMI. Il dit que c’est pour ses « petits frères » et il en a, des « petits frères » qui d’ailleurs sont tous au RMI. Voyez donc avec lui…
– Ce que vous dites là, Monsieur, est grave. Il faut que j’en parle au président Sarkozy.
– C’est une bonne idée. Vous lui direz de ma part que le coût de la délinquance et de l’immigration, c’est 115 milliards par an, plus de deux fois l’impôt sur le revenu.
Et que « les atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes » ont augmenté de 27,6 % en 2009 (chiffre officiel non publié). C’est la preuve aveuglante de l’impuissance de ce gouvernement. Allez-y Monsieur, puisqu’il semble que vous ayez du temps à per­dre… »

Christian Lambert
Ancien Ambassadeur de France

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