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Courrier - lundi 28 février 2011

belgique
Car ce n’est pas à une crise gouvernementale que nous assistons en Belgique, mais à une crise de régime doublée d’une sévère crise économique.

Au lendemain des élections du 13 juin 2010 commençaient des négociations partisanes quant à la gestion politique du plat pays. Huit mois plus tard, de palabres en tractations, de poto-poto en discussions et de concessions en renonciations, on constate que l’animosité de certains politicards s’est transformée en véritable haine envers les partis flamands, comme l’a encore montrée la manifestation du 23 janvier à Bruxelles.

Dans un grand quotidien du matin Eric Mestagh –patron de la chaîne de supermarchés « Champion » – déclarait le 8 janvier : « les Wallons ne se rendent pas compte de la situation dans laquelle nous sommes et à quel point nous sommes subsidiés. Oui, nous sommes des assistés ! Admettons-le. On se comporte un peu comme quelqu’un qui, chaque année pour le réveillon de Noël, se ferait inviter par son beau-frère, se goinfrerait de foie gras et de homard et qui, en plus, aurait le culot de se plaindre de la qualité du repas…Un accord communautaire défavorable forcerait au moins les Wallons à se bouger. A parler de sujets tabous, comme le contrôle des chômeurs, le niveau des allocations de chômage, le travail au noir…. Wallon, lève-toi ! »

Plus d’un pourriticard francophone, membre de la mafia libero-socialo-écolo-humaniste a dû en faire des cauchemars, eux qui depuis des décennies ont développé ce système de parasitage et d’assistanat généralisé afin de se constituer des réseaux clientélistes « d’obligés électoraux » !

Une fois de plus, ce constat d’un capitaine d’industrie confirme le diagnostic prononcé à maintes reprises par les dirigeants de Flandre : des milliards d’euros, générés par les revenus du travail des contribuables flamands, sont déversés tous les ans dans le gouffre des inepties, des gaspillages et des corruptions wallonnes.

Plus récemment, l’avocat Marc Uyttendaele, époux du ministre socialiste Laurette Onkelinx et spécialiste en droit constitutionnel, a reconnu sur le réseau public de la RTBF que « le modèle belge est moribond. Nous devons complètement renverser les rapports entre le Nord et le Sud du pays et peut être envisager une séparation totale. »

Etre chômeur ET salarié, en Belgique, c’est possible ! Selon une publication de l’Office National de l’Emploi (ONEM) parue le 11/01, plus de 26 000 chômeurs recevaient des allocations de chômage et disposaient aussi d’un emploi déclaré en 2009. Cela représente plus de 6% du total des chômeursindemnisés ! C’est en croisant les données de la Sécurité Sociale que ces abus ont été mis à jour. Plus fort : la découverte de 1 252 personnes qui, au 4ème Trimestre de 2007, percevaient des indemnités de maladies ou d’invalidité et bénéficiaient en même temps d’un emploi déclaré !

Ces fraudes, sans aucune précision de durée, s’élèveraient à plus de 330 millions d’euros par an et apportent évidemment de l’eau au moulin des revendications flamandes qui exigent un contrôle renforcé, avec sanctions à l’appui, des chômeurs belges…

Pieter Kerstens


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