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Une vigoureuse dénonciation de la démocratie totalitaire


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Thieulloy (de) Guillaume - mercredi 09 mars 2011

livres
Le professeur Roberto de Mattei est l’un des meil­leurs intellectuels italiens contemporains. Et de droite, ce qui ne gâte rien ! Historien, disciple du philosophe contre-révolutionnaire Del Noce, il a été vice-président du CNR (l’équivalent du CNRS italien) et il dirige un centre au nom évocateur : le centre Lépante – l’une des pièces maîtresses de la mobilisation qui avait jeté un million d’Italiens dans les rues de Rome pour protester contre l’arrivée de l’ex (?) communiste Massimo d’Alema au pouvoir.

Bref, Mattei est un homme que j’apprécie, parce que je partage avec lui un certain nombre de combats prioritaires : contre l’islam, contre le communisme, contre l’entrée de la Turquie en Europe…

J’ai eu la joie de découvrir récemment que je partageais également avec lui un combat plus fondamental encore : le combat contre le relativisme et la démocratie totalitaire. À vrai dire, je n’en doutais pas, mais les choses vont toujours mieux en les disant…

Et Roberto de Mattei l’a dit de fort belle façon : un petit livre (115 pages) que les éditions Muller (les petites sœurs des « 4 Vérités ») viennent de traduire en français.

« Dictature du relativisme », c’est une expres­sion du cardinal Ratzin­ger, devenu depuis le Pape Benoît XVI.
Cette expression peut sans doute apparaître paradoxale. Nous autres, modernes, avons tendance à croire que le relativisme est la condition de notre liberté.

Pourtant, bien des slogans des deux derniers siècles nous ont mis la puce à l’oreille. À commencer par le funeste « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », au nom duquel la Terreur mit au monde la modernité politique et le totalitarisme…

Depuis, combien en avons-nous vu de ces singeries prétendument « libératrices » ? Encore tout récemment, Zemmour a été condamné au nom d’un appareil législatif destiné (officiellement)… à garantir la liberté d’expression. De la même façon que la loi de 1901 prétendant assurer la liberté d’association empêche de bénéficier des bienfaits de la libre association sans la bénédiction du préfet. Ou que la jurisprudence en matière de liberté syndicale empêche de créer un syndicat mixte patrons-ouvriers. Ou encore que les lois sur la liberté de la presse sont toutes des lois visant à restreindre la liberté de la presse…

Bref, l’expression « dictature du relativisme » ne devrait pas nous sembler si paradoxale. Cependant, elle a pris un nouveau sens avec l’avènement de la barbarie contemporaine.

Il s’agit désormais d’un relativisme qui prétend s’affranchir des normes séculaires de la loi naturelle. Faute d’un enracinement nous dépassant, et hors de notre portée, des « droits de l’homme », nous avons créé un régime juridique cousin de ceux d’Adolf Hitler ou de Joseph Staline. Qui étaient – on l’oublie trop – des États de droit. Le seul « hic », c’est que Hitler, Staline et leurs séides s’arrogeaient le droit de dire qui était un homme et qui pouvait donc être protégé par la loi.

C’est ainsi que, prétendant affranchir l’homme de ses antiques tutelles morales, nous l’avons asservi à un positivisme juridique effrayant.
Quand un futur chef d’État (Chirac en l’occurrence) a pu s’exclamer en pleine campagne électorale : « Non à une loi morale qui primerait sur la loi civile ! », comment ne s’est-il pas rendu compte qu’il aurait tout aussi bien pu clamer : « Et vive le IIIe Reich ! »

Oh, je sais bien que l’on va tout de suite m’objecter la sacro-sainte laïcité ! Laïcité qu’il faudrait défendre plus que jamais pour résister à l’islam. Mais qui ne voit que cette laïcité est en permanence violée pour autoriser telle construction de mosquée ou l’exclusivité du hallal (et donc le prélèvement de l’impôt islamique) dans une société appartenant majoritairement à l’État !

Et qui ne voit aussi que la laïcité – correctement comprise – n’empêche nullement de respecter la loi naturelle. J’ose espérer que nous pouvons tous être d’accord sur le fait que tuer son voisin n’est pas la meilleure façon d’assurer l’harmonie sociale ! Et je prétends que le parlement n’a pas le pouvoir d’exclure de ce principe intangible telle ou telle catégorie d’hommes. C’est pour cela que je m’oppose décidément au marxisme-léninisme ou au national-socialisme. Et au totalitarisme « démocratiste » !

Commander sur le site des éditions Muller

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