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Vœux, atouts et handicaps de Nicolas Sarkozy


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Rouxel Jean - mercredi 04 janvier 2012

sarkozy
L’exercice des vœux est à la fois « obligé » et périlleux, en période de crise – qui plus est en période pré-électorale. Nicolas Sarkozy s’en est plutôt bien sorti.

Il faut avouer qu’il a beaucoup bénéficié pour cela de l’animosité de ses adversaires socialistes. D’une part, ils ont un comportement de roquets qui, par contraste, rehausse la figure d’un chef de l’État qui n’a pas toujours été digne de sa tâche. Et, d’autre part, ils contribuent autant, sinon plus, que Nicolas Sarkozy à la bipolarisation de la vie politique qui élimine du débat public le FN, l’extrême gauche, le centre et, disons-le, pas loin de 60 % des Français en âge de voter !

Nicolas Sarkozy s’est plutôt bien sorti de l’exercice, dis-je. Non pas que ses vœux contiennent quelque chose de particulièrement novateur ou encourageant. Mais les médias ont plutôt bien réagi à ce discours.
Pourtant, les « raisons d’espérer » sont assez peu précises. Pourtant, l’hommage à la fonction publique, dont nous sommes censés bénéficier, était pour le moins décalé – avec son électorat, mais surtout avec la réalité.

Mais le principal atout de Nicolas Sarkozy, dont il a joué et sur-joué, c’est précisément d’être le chef de l’État.
Depuis quelques semaines, et ce fut particulièrement visible dans ces vœux, il ne cesse de dire que son devoir lui interdit de se préoccuper des débats politiciens (alors qu’en vrai « bébé Chirac », il n’est jamais si bon que dans les débats politiciens).
Et il assure vouloir remplacer les promesses électorales par les actes posés dans les semaines qui précéderont les élections.
C’est habile. D’autant que personne ne croira la moindre promesse. La confiance des citoyens dans la parole des politiques est, en effet, « un peu » émoussée. En outre, la crise interdit de croire aux promesses.

En tenant ce cap, Nicolas Sar­kozy peut effectivement remonter dans les sondages.
Cependant, il garde deux handicaps lourds : il est au pouvoir depuis 5 ans et son bilan est fort mince, comme le disait récemment Luc Ferry. Par ailleurs, sa personne et son attitude restent massivement rejetées. Après des années de « bling-bling », le président n’aura pas trop de 4 mois pour convaincre « qu’il a changé », selon son propre mot, maintes fois réitéré…

En attendant, à mon tour, et malgré la crise, je vous souhaite, chers lecteurs, une excellente année 2012. En espérant qu’elle permette enfin de sortir la France des nuées socialistes et de la démagogie électoraliste !

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