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Vers l’éclatement de la bulle obligataire |
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Audabram Pierre - mardi 14 avril 2009
L’assurance-vie est le placement préféré des Français. Plus d’un ménage sur deux a souscrit un des vingt millions de contrats existants pour un encours global de 1 200 milliards d’euros. Aux inconditionnels de l’épargne garantie, sont venus s’ajouter, depuis l’été 2008, ceux, peu nombreux, qui avaient senti la prochaine dégringolade des marchés d’actions, et ceux, beaucoup plus nombreux, épargnants et actionnaires mortifiés, d’avoir subi, sur leurs portefeuille boursiers, des pertes de l’ordre de 40 à 50 % au moins.
Ces diverses populations d’épargnants ont, pour point commun, le sentiment d’avoir, à des degrés divers, échappé au pire et que, désormais, ils peuvent dormir tranquille.
Eh bien non ! La crise financière et économique, d’une ampleur jusque-là inconnue, dont beaucoup de naïfs optimistes voient le dénouement prochain, va probablement durer de nombreuses années. Elle aura des conséquences aussi variées qu’inattendues. Pour le court et moyen terme, elle risque fort de rattraper les détenteurs de contrats d’assurance-vie assortis de fonds en euros, et autres titulaires de livrets bancaires qui se croyaient bien à l’abri.
Il faut savoir que, pour être en mesure de servir l’intérêt quasiment garanti auquel elles se sont engagées, les banques et compagnies d’assurance, n’ont eu, de tout temps, pas d’autre choix que de placer la quasi-totalité de l’argent de leurs clients en obligations d’État. En effet, quoi de plus solide qu’une obligation d’État ? Au fil du temps, sous la pression habilement dirigée par le monde politico-financier, cette « philosophie » s’est lentement instillée dans les esprits, au point que même les professionnels ont fini par y croire.
Mais, avec la crise, les choses ont complètement changé et les exemples annonciateurs de futures catastrophes ne manquent guère. Voici pourquoi : tout comme les entreprises cotées en bourse, les pays eux-mêmes voient les divers éléments constitutifs de leur solvabilité épluchés méticuleusement par les agences de notation telles que Moody’s, Standard & Poor ou Fitch. Celles-ci leur attribuent une note que les gouvernements, bien entendu, ne veulent pas voir baisser.
La dégradation des conditions de crédit d’un État se traduit, d’abord, par le placement de ce pays sur une liste dite de « surveillance spéciale ». C’est ce qui est arrivé ces derniers mois à l’Islande, la Grèce, l’Italie, la Grande-Bretagne, la Hongrie, l’Irlande, l’Espagne et le Portugal. La phase suivante, qu’ont connue tout récemment la Grèce et l’Espagne, est la dégradation de la note précédemment attribuée. Les conséquences en sont lourdes, tant pour le budget de l’État que pour les épargnants.
La quasi-totalité des États des pays dits « riches » s’appuie, pour pouvoir fonctionner, sur des politiques de creusement des déficits. Ainsi, en permanence, les gouvernements empruntent-ils en émettant des titres appelés « obligations d’État ». Les institutions financières absorbent normalement sans difficultés les quantités émises, afin de pourvoir symétriquement les allocations d’actifs en fonds euros, livrets bancaires…
Mais dès qu’un État voit sa note abaissée, phénomène assez rare par le passé mais qui, crise aidant, est en train de se multiplier, les institutionnels rechignent à acheter les obligations d’État sur les mêmes bases de rémunération. Le pays concerné, alors pris à la gorge, se trouve contraint d’émettre de nouvelles obligations plus alléchantes, garantissant un rendement supérieur, ce qui a deux graves conséquences :
1) l’aggravation de la situation budgétaire du pays ;
2) la diminution de la valeur faciale des titres les plus anciens, justement ceux qui, pour l’essentiel, rémunèrent nos fonds en euros et autres livrets bancaires.
Voilà donc la prochaine bulle, prête à éclater ! D’ailleurs, il faut rappeler un événement tout récent : l’Allemagne, signature unanimement reconnue comme la plus solide au monde, a voulu émettre de nouvelles obligations pour un montant de six milliards d’euros. Contre toute attente, elle n’a pas pu atteindre son objectif et s’est arrêtée sur un montant de 5,2 milliards d’euros. Plutôt inquiétant, non ?
Pour la France, qui pratique une politique forcenée de creusement des déficits publics, la sanction ne devrait pas tarder.
La piste à suivre, empruntée par un nombre croissant d’épargnants : l’or. Autant vous avertir, il faudra un peu forcer la main de votre banquier !
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Peine de mort
75 % des exécutions recensées dans le monde en 2008 ont eu lieu en Chine. 93 % des exécutions ont eu lieu dans 5 pays : la Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite, le Pakistan et les États-Unis.
Chiffres significatifs
Chômage > Le chômage des moins de 25 ans en France s’élève à 21,5% !
Avortement > Le taux d’avortement en France est de 14,6 pour 1 000 femmes en âge de procréer. Il s’élève même à plus de 20 en Ile-de-France. La moyenne européenne est presque deux fois plus faible : 11,2.
Agences > La France compte quelque 40 000 agences bancaires.
Portable > 71 % des jeunes de 12 à 14 ans possèdent un téléphone portable. Ce chiffre monte à 94 % pour les 15-17 ans et même à 97 % pour les 18-24 ans !
CAC 40 > On a lu ces derniers jours dans la presse que les entreprises du CAC 40 avaient récemment ouvert 1 500 filiales dans les « paradis fiscaux ». Cette information reprise en boucle provient du mensuel (pas franchement de droite !) « Alternatives économiques ». Et si nos chers confrères de la grande presse avaient pris la peine de lire l’article en question, ils auraient constaté que 90 % de ces filiales sont domiciliées dans l’un de ces 7 pays : Royaume-Uni, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, Singapour, Irlande, Hongkong. On notera que quatre de ces prétendus « paradis fiscaux » sont membres de l’Union européenne et que seulement deux d’entre eux (Singapour et Hongkong) ne sont pas membres de l’OCDE. Cela diminue fortement le côté sulfureux de l’information. En revanche, cela confirme amplement que la fiscalité française profite à nos voisins… |
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