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Violence au village


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Bonus WEB - vendredi 18 juin 2010

violences

Dans un petit bourg de quelques milliers d'habitants, éloigné des zones dites de non-droit, Saint-Arnoult-en-Yvelines, les parents pouvaient penser que leurs enfants étaient en sécurité au collège. Eh bien, ce n'est plus vrai.

Je garantis absolument l'authenticité du fait que je vais rapporter : au collège de Saint-Arnoult, une petite fille de onze ans, J..., avait, comme bien souvent les petites filles de 6ème, une « meilleure amie », I… . Les parents de J... n'appréciaient guère cette amitié, car I... avait un vocabulaire et un comportement assez grossiers. Mais cela ne paraissait pas bien grave et ils se sont gardés d'intervenir.

Mais J... elle-même a fini par être choquée par les manières de son amie et, la semaine dernière, elle lui a dit tout net qu'elle ne voulait plus l'avoir pour « meilleure amie » et que sa nouvelle « meilleure amie » serait E.., une autre élève de la même classe de 6ème.

Qu'I... en ait été mécontente, cela se conçoit. Pourtant, personne ne pouvait s'attendre à ce qui s'est passé le lendemain : à la sortie du collège, I... attendait E..., la nouvelle amie de J… . Mais elle n'était pas seule : elle s'était fait accompagner de sa grande sœur, élève de 4ème au même collège, et du « copain » de celle-ci, un jeune adulte de 21 ans. Et les deux accompagnateurs d'I..., venue insulter et menacer E..., ne se sont pas contentés de paroles. Le copain de la soeur d'I... a sorti un couteau et en a menacé la petite E... . Celle-ci, terrifiée, est revenue chez elle en larmes, a refusé tout net de revenir au collège ; après qu'elle a réussi à s'expliquer, ses parents se sont empressés d'aller porter plainte pour menaces avec arme.

Vous pourriez croire que cette histoire s'arrête là ; mais vous feriez erreur : le lendemain soir, le téléphone sonne chez les parents d'E… . Au bout du fil, le père d'I..., et celui-ci ne mâche pas ses mots : « Si vous ne retirez pas tout de suite votre plainte, c'est moi qui vais venir vous casser la gueule, et vous savez que je suis professeur de karaté. » [ce qui est exact].

Les parents d'E... ne se sont pas laissé intimider, ils ont porté à nouveau plainte, contre le père d'I... cette fois.

Cela se passe dans un petit bourg tranquille. Et rien ne prouve que cela va s'arrêter là.

Marie Merlin

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