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Violences : celle des nantis et celle des exclus |
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Trémeau Bernard - mercredi 05 décembre 2007
greves
Chacun d’entre nous est plus ou moins violent, du fait de ses chromosomes ou de l’éducation qu’il a reçue. À partir du moment où il s’unit à d’autres violents, pour imposer par la violence sa vision du monde, il ne respecte plus la démocratie.
Il faut cependant distinguer la violence des nantis et celle des exclus.
Certains nantis ont recours à la violence, pour conserver leurs avantages acquis.
Ceux qui ont la chance de faire des études universitaires, mais qui refusent l’introduction de la concurrence entre les universités, se regroupent et utilisent la violence pour imposer leur vision du monde. Ils empêchent les autres étudiants de travailler, ils occupent les Facultés. Ils défilent dans les rues, ils empêchent les trains de circuler. Ils castagnent au besoin les CRS qui s’opposent à eux.
De leur côté, les salariés de la SNCF ont un emploi assuré à vie, et partent à la retraite bien plus tôt que les autres. Certains d’entre eux refusent la mise en concurrence de la SNCF, car la concurrence obligerait leur entreprise à fournir un travail de meilleure qualité à un moindre coût. Le Fret SNCF devra devenir compétitif ou disparaître.
Ils se mettent donc en grève, empêchant les autres Français d’aller travailler. Leur fameux « droit de grève » est déjà une violence insupportable. (Signalons que depuis des années, les privilégiés d’EDF n’osent plus couper le courant qui alimente nos frigidaires et nos télévisions…)
Mais comme cette violence ne suffit pas à certains d’entre eux, ils décident une belle nuit de saboter l’outil de travail. Une opération de sabotages multiples est ainsi réalisée dans la nuit du 21 novembre dans toute la France, touchant essentiellement les lignes de TGV, aux bons endroits. De tels sabotages exposent toujours à des accidents gravissimes.
Pour les exclus, la situation est différente. La France est en effet responsable de leur exclusion.
- La France a d’abord construit dans les années soixante les grands ensembles, inspirés du « génial » Le Corbusier. En 1968, des études américaines prouvent que dans un immeuble d’habitation, la délinquance double à chaque étage supplémentaire à partir du quatrième étage. Malgré cela, les responsables français bien informés ont volontairement continué à élever pendant encore dix ans des tours ou des barres, génératrices de délinquance. On les fait enfin sauter. Il aurait mieux valu ne pas les construire.
- La France a ensuite créé le Smic en 1970. Et les hommes politiques, pour faire du « social » ont fait augmenter trop rapidement le Smic. Aujourd’hui, de très nombreux « jeunes » payés au Smic ne trouvent pas d’emploi : ils coûteraient plus cher à leur employeur qu’ils ne lui rapporteraient.
- À partir de 1969, pour lutter contre l’inflation, la France a abandonné le contrôle des prix et a adopté le contrôle de la masse monétaire. Elle l’a fait tout en continuant d’imposer aux entreprises une forte inflation par les coûts. De ce fait, la Banque centrale est obligée de réduire les crédits aux particuliers et aux entreprises. L’économie stagne et le chômage apparaît.
- En 1999, la France a adopté l’euro. Or, tandis que tous les pays européens réduisent les charges qu’ils font peser sur leurs entreprises, la France les augmente régulièrement. Les entreprises françaises ne sont plus compétitives. Nous avançons rapidement vers une « crise monétaire » car il faudrait dévaluer d’urgence, mais on ne peut plus dévaluer, avec une monnaie unique…
Or, dans une crise monétaire, quand le chômage dépasse 20 %, des troubles sociaux de plus en plus graves apparaissent. Dans les grands ensembles des banlieues, concentrant dans leurs tours des populations françaises d’origine africaine, le taux de chômage atteint parfois 40 %.
Des minorités violentes organisent alors la vie des exclus, leur offrant au besoin des emplois dans le trafic, et désignent à juste titre la France comme le responsable de tous leurs malheurs. Pour ces « jeunes » que la France a exclus, incendier un commissariat, une école ou tirer à balle sur les CRS devient un acte de « résistance » courageux…
Monsieur Nicolas Sarkozy, le temps presse.
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Étudiant
En France, le nombre d’étudiants a doublé entre 1982 et 2006.
Chiffres significatifs
Bide > Les deux recueils de textes de Jacques Chirac - « Mon combat pour la France » et « Mon combat pour la paix » - édités en mars à 100 000 exemplaires chacun, se sont vendus à 5 000 exemplaires par titre.
PME > Plus d’une entreprise familiale française non cotée sur deux a accru ses effectifs de plus de 10 % entre 2001 et 2005, quand les autres PME et les grandes entreprises diminuaient les leurs de 4 %.
Obsèques > Environ 1 500 personnes ont assisté samedi à Senlis aux funérailles d’Anne-Lorraine Schmitt,
23 ans, retrouvée poignardée le 25 novembre à Creil (Oise).
Irak > La baisse de la violence se confirme : seuls
718 citoyens irakiens sont morts au mois d’octobre, lors d’attentats ou d’actes de violences partisanes.
11-Septembre > Les enfants de moins de cinq ans qui furent exposés aux poussières des tours du World Trade Center sont proportionnellement deux fois plus nombreux à être asthmatiques que les autres.
Immigration > 8 millions d’immigrés, dont la moitié d’illégaux, se sont installés aux États-Unis depuis 2000.
Missile > L’Iran dit avoir construit un nouveau missile balistique, Achoura, portant, comme le Shahab 3, à 2 000 km et menaçant les bases américaines de la région, et Israël, séparé de l’Iran par 1 000 km.
Bourbier > Malgré 50 000 soldats de l’OTAN, près de la moitié de l’Afghanistan est tombée aux mains des talibans. |
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