enseignement du gender
Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Violences : les enseignants sont victimes d’eux-mêmes


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
72 VOTES
2515 LECTURES

Rouxel Jean - mercredi 05 mars 2008

violence, education
La semaine dernière, « Le Figaro » a jeté un pavé dans la mare : en moyenne, 60 enseignants sont victimes de violences chaque jour - hors vacances scolaires - selon le dernier bilan de l’Observatoire national de la délinquance (OND). L’étude - portant sur l’année scolaire 2005-2006 - précise que « la situation s’est dégradée depuis 2002-2003 ». 15 284 agressions sur des enseignants ont été recensées, et au total 24 284 faits sur toutes les catégories de personnel.

La violence dans les établissements scolaires franchit un seuil, comme dans l’ensemble de la société française. Quoique n’étant pas les seuls à être exposés, les enseignants sont en première ligne, avec policiers et gendarmes. Ils récoltent ce qu’ils ont semé, ayant été le fer de lance idéologique du laxisme soixante-huitard qui a contribué à cette situation. Les voilà qui, maintenant, se mettent à réclamer discipline, courtoisie, obéissance, eux qui avaient diabolisé l’autorité et la hiérarchie.

Mais ils ne dénoncent toujours pas le rôle de l’immigration - qu’ils ont soutenue - dans les violences à l’école. Pourtant, 5 % des établissements - où sont concentrés des élèves issus de l’immigration - sont le théâtre d’un tiers des faits. Quant aux autorités académiques, elles admettent seulement depuis peu que la violence dans les établissements scolaires est un gros problème.

Souvent, les chefs d’établissements ne font pas remonter ce genre d’information vers leur hiérarchie, de peur de freiner leur carrière. Les gouvernements successifs ont occulté ces violences. « Il faut briser la loi du silence », dit la principale du collège César-Franck à Amiens, Marie-Claude Hyppolite, bousculée, insultée et menacée, le 7 décembre dernier, par une élève : « Je vais te buter, toi et ta famille avec ma bande du quartier [...], je vais te planter ».

Les statistiques elles-mêmes minimisent les violences, puisqu’elles ne prennent en compte que celles déclarées par les victimes, dont beaucoup se taisent : elles montrent seulement une évolution. Et encore. Entre 2000 et 2006, les faits de violence étaient répertoriés grâce à un logiciel nommé Signa. Mais, suite à la médiatisation de ses résultats, Signa fut boycotté par les chefs d’établissement. Depuis la rentrée 2007, Sivis (Système d’information et de vigilance sur la sécurité scolaire) l’a remplacé. Il ne prend en compte que les faits les plus graves. Pour éviter de stigmatiser certains collèges et lycées, Sivis s’appuie sur un panel national d’un millier d’établissements seulement.

Partager cet article sur Facebook

Recommander cet article sur les sites de syndication d'information :


50 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site