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Vive la directive Bokelstein !


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Trémeau Bernard - dimanche 06 mars 2005


En 1986, est signé l¹Acte unique européen. Les lois qui régissent les entreprises anglaises en Angleterre sont applicables à une entreprise anglaise travaillant en France. Une coiffeuse d¹Avignon décide de transformer son salon de coiffure en un salon anglais. Elle échoue, l¹administration fiscale française n¹étant pas encore mûreŠ
2000 : Au sommet de Lisbonne, Chirac et Jospin signent sans sourciller pour la France les textes décidant de la libre installation des Services en Europe. Un prestataire de service italien ou Polonais peut proposer son produit en France, tout en restant soumis uniquement aux lois et impôts de son pays d¹origine. Aucune voix, tant à droite qu¹à gauche, ne souligne les conséquences économiques normales et facilement prévisibles d¹une telle décisionŠ La France étant la championne toute catégorie des contraintes sur les entreprises, les entreprises de services auront nécessairement leur siège social en dehors d¹elle. Or les services représentent maintenant 70 % de l¹activité économique en Europe et délocaliser un siège social n¹est qu¹un changement d¹adresse.
2004 : La commission Prodi, qui a confié au Néerlandais Bolkenstein le soin de rédiger la mise en forme des décisions prises à Lisbonne, achève son texte. Le commissaire français Barnier ne le critique pas, donc semble a priori l¹approuver. Le texte annonce la couleur sans hésiter. Il y est écrit qu¹on doit « supprimer les charges administratives et la paperasse superflue qui empêchent actuellement les entreprises d¹offrir leurs services ou d¹ouvrir des établissements dans d¹autres états membre »Š « Certaines des restrictions nationales sont archaïques, pesantes et en contradiction avec la législation de l¹Union Européenne. Elles doivent purement et simplement disparaître ».

L'hypocrisie

2005 : Le corps politique français découvre avec effroi la directive Bolkenstein et ses conséquences normales et prévisibles. Ce sont de véritables hurlements d¹écorchés vifs. L¹UMP et le parti socialiste oublient que ce sont Jacques Chirac et Lionel Jospin qui ont donné à Lisbonne en commun pour la France l¹ordre de mettre en place la directive Bolkenstein.
Depuis que l¹Europe économique a démarré, les dirigeants politiques français sont persuadés que la concurrence organisée dans un vaste marché européen est bonne pour les consommateurs français. Cette mise en concurrence permet en effet d¹abaisser les prix, tout en améliorant la qualité des services rendus. L¹expérience montre qu¹ils ont totalement raison. sur ce premier point et les décisions prises à Lisbonne sont de bonnes décisions pour les consommateurs français. Merci à tous ceux qui ont mis en place et amélioré sans cesse l¹organisation du Marché Commun.
Mais les responsables politiques français pensent qu¹ils peuvent réaliser ce Marché Commun tout en conservant les multiples contraintes qu¹ils ont imposées depuis 60 ans aux entreprises françaises. Ces contraintes élèvent le prix de revient de nos entreprises. Nous payons plus cher tout ce que nous consommons. Surtout, comme la France est de loin le pays imposant le plus ses entreprises, nous les rendons non compétitives. Elles doivent disparaître ou délocaliser. Bien des pays voient d¹ailleurs cette délocalisation comme une manne intéressante pour euxŠ
Avec la directive Bolkenstein, les responsables politiques français sont mis au pied du mur.
Ou ils persuadent d¹urgence leurs 24 partenaires que les contraintes à la française sur les entreprises sont le top du top sur le plan économique et social, et notre système, « le meilleur du Monde » est adopté par l¹Europe des 25. C¹est la fameuse « Europe Sociale » dont ils rêvent.
Ou ils n¹arrivent pas à persuader leurs 24 partenaires que leur système est le meilleur du monde. Ce qui est de toute évidence le cas. Nous devons donc d¹urgence supprimer toutes les contraintes pesant sur nos entreprises et réaliser d¹une autre façon notre politique sociale. Ou ils continuent à croire que la France peut continuer à vivre avec des entreprises non compétitives. La France, et l¹Europe avec elle, vont alors dans le mur.


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En bref
SMS
58 % des propriétaires de portables échangent des SMS.

Chiffres significatifs
ÉOLIEN á La France dispose d¹une capacité énergétique éolienne de 386 mégawatts. L¹Allemagne (16 600 MW), l¹Espagne (8 200 MW) et l¹Italie (1 125 MW) sont loin devantŠ

EAU á 6 000 personnes meurent chaque jour dans le monde de la mauvaise qualité de l¹eau qu¹elles boivent.

PARIS á 72,5 % des paris hippiques sont désormais reversés aux parieurs : ainsi, en 2004, le PMU a reversé un milliard d¹euros de plus qu¹en 2002Š

SYNDICATS á Le taux de syndicalisation moyen des salariés de l¹UE-15 est de 27,3 % et de 20,4 % dans les nouveaux pays membres.

HEURES SUP á 77 % des salariés souhaitent conserver leur temps de travail et 18 % souhaitent l¹augmenter.

OPEP á L¹OPEP prévoit de produire 83,64 millions de barils de pétrole par jour en 2005.

NOËL á L¹e-commerce de Noël a progressé de 25 % entre 2003 et 2004 pour atteindre 23,2 milliards de dollars.

POLOGNE á Les agriculteurs polonais ont vu leur revenu augmenter de 74 % en 2004 à la suite de l¹adhésion à l¹UE !

SPORT á Le marché du sport en France est estimé à 5 milliards d¹euros.

FAMILLES á En 1999, on comptait 16 millions de familles en France, dont 8,6 millions comptaient au moins un enfant.

LITTORAL á Les sites du littoral français ouverts au public ont attiré 30 millions de visiteurs en 2003.




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