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Votre mort appartient au député Jean Leonetti |
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Lance Pierre - mercredi 10 décembre 2008
euthanasie
Le député Jean Leonetti, ennemi juré de l’euthanasie volontaire, entend conserver droit de vie et de mort sur tous les citoyens français sans exception. Que dis-je, droit de vie et de mort ? Droit de torture et de martyre, plus exactement. Car nul être sensé ne saurait considérer comme étant de la « vie » cette effroyable décrépitude sanguinolente qui menace chacun d’entre nous durant les derniers jours qu’il passera sur cette planète mal famée, dont je me demande parfois si elle n’est pas le purgatoire attitré d’une de ses sœurs errant dans une lointaine galaxie.
Pour insolite qu’elle puisse paraître, cette supposition offrirait une explication logique au comportement féroce d’une espèce se disant humaine, mais qui se fait bestiale au moindre prétexte. La seule chose qui m’empêche de retenir cette hypothèse est que, si cette Terre était un purgatoire, que ferais-je donc ici, moi qui suis si juste, si bon, si pur, si sage et si modeste ? Aurais-je été victime d’une erreur de destination ? Les aiguillages célestes ne sont peut-être pas aussi fiables que d’aucuns le présument.
Bref, le sieur Leonetti vient de rendre un rapport sur l’application et les conséquences de la loi qui porte son nom et sur les améliorations qui pourraient lui être apportées. Cette loi avait été spécialement concoctée par lui en 2005 pour renvoyer aux calendes grecques la légalisation de l’euthanasie volontaire, à laquelle 88 % des Français se disent pourtant favorables. Mais quand bien même ils seraient 99 %, M. Leonetti n’en aurait rien à cirer. Car, de toute évidence, la démocratie n’est pour lui qu’une pantomime, un moyen détourné d’imposer son despotisme et celui de ses complices au peuple prétendu souverain. François de Closets a vu clair en dénonçant ce complot « des mandarins et des cardinaux » contre le peuple.
Ayant consciencieusement écarquillé les yeux, Jean Leonetti a trouvé « sa » loi si parfaite qu’il n’a rien trouvé à y changer. Tout au plus regrette-t-il que l’accompagnement des personnes en fin de vie (les fameux « soins palliatifs ») laisse à désirer, faute de moyens. Ah les moyens ! Tout est là ma bonne dame. Et comme tout irait bien en notre doulce France si seulement on avait les moyens ! Sur ce point, l’unanimité est sans faille : Donnez-nous les moyens et vous aurez les fins. Mais ce n’est pas avec la crise actuelle que nous avons quelque chance de les trouver. Donc, faute de moyens, 20 % seulement des vieillards en sursis ou des malades incurables ont droit aux soins palliatifs de Saint Leonetti. Un sur cinq, vous avez bien lu. Les quatre autres crèveront lentement, abandonnés de tous, hébétés de morphine et pataugeant dans leur caca. C’est le sort qui vous attend, mes chers lecteurs, n’en doutez pas. Sauf évidemment si vous êtes député ou sénateur, car en ce cas, grâce aux retraites mirifiques que vous vous êtes votées unanimement, vous n’aurez pas trop de peine à vous offrir des soins palliatifs, et même un joli suicide camouflé, car, nul ne l’ignore, tout est possible quand on a les moyens. Du reste, il suffit de se faire transporter en Suisse, où l’association « Dignitas » vous aidera à passer légalement de l’autre côté avec toutes les précautions requises. La souffrance grabataire prolongée, ce sera seulement pour les fauchés. D’ailleurs, la loi Leonetti refuse l’acharnement thérapeutique et autorise l’arrêt des traitements et des perfusions nutritives, mais tout en interdisant le suicide assisté. Ainsi, grâce à ces dispositions ô combien charitables, vous pourrez agoniser tout à loisir, en proie à la douleur, la faim, la soif et la suffocation. Nul doute qu’à votre squelette cela ne fasse une fort belle jambe. Mais je crois que le karma de M. Leonetti sera très lourdement chargé jusqu’à la septième génération.
PS : Je remercie vivement les nombreux lecteurs qui m’adressent chaque jour des souscriptions au N° 188 de « L’Ère nouvelle » à paraître le 15 janvier, et qui sera largement consacré à l’analyse du livre de Richard Heinberg « Pétrole : la fête est finie ! ». Je rappelle à quelques étourdis que pour 10 euros ils recevront 3 exemplaires de la revue (ou 10 exemplaires pour 22 euros) et non pas des exemplaires du livre lui-même (380 pages), le Père Noël n’étant pas associé à l’opération. (« L’Ère nouvelle », BP 171, 06407 Cannes cedex).
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TNT
Pendant que les nouvelles chaînes de la TNT ont atteint une audience de 12,7 % en novembre, contre 7,5 % en novembre 2007, les chaînes historiques reculent. En novembre 2008, TF1 obtenait une audience de 26,1 %, France 2 de 16,5 % et M6 de 10,8 %…
Medias
France TV > Alors que le groupe de télévision publique affichait au début de 2008 une forte chute de sa durée publicitaire (20,9 %), il est parvenu à redresser la barre à la fin de l’année : en octobre et novembre, la baisse n’était que de 11 %. Au total, la durée de la publicité a tout de même diminué de 18 % sur les neuf premiers mois de l’année…
Oui FM > La radio Oui FM que devrait racheter prochainement l’animateur Arthur réalise un peu plus de 4 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, avec 210 000 auditeurs quotidiens (2,2 % d’audience cumulée).
Sud-Ouest > Le quotidien « Sud-Ouest » a réalisé un chiffre d’affaires de 177,6 millions d’euros en 2007 et espère parvenir à l’équilibre en 2008, après une légère perte l’année précédente…
Canard > Le « Canard enchaîné » est vendu à près de 500 000 exemplaires chaque semaine. C’est l’un des journaux les plus riches de la presse française, puisqu’il déclare en 2008 détenir 91,7 millions d’euros de réserves !
Saatchi > L’agence de communication M & C Saatchi GAD, filiale parisienne des frères Saatchi, annonce un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2008, soit une hausse de 44 % par rapport à 2007. La marge brute devrait atteindre 9 millions d’euros. |
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