L’échec du « modèle vénézuélien »

L’échec du « modèle vénézuélien »

Pendant que le Venezuela est en train de mourir sous le mandat de Maduro, digne successeur de Chavez (ce­lui que notre super-gauchiste Jean-Luc Mélenchon encensait il n’y a pas si longtemps, nous vantant un modèle que la France se devait de copier), nous sommes abasourdis par le silence actuel du premier candidat officiel à la présidence de la république qu’est ce même Jean-Luc Mélenchon.

En effet, celui que les gauchistes de tout bord nous citaient en exemple a réussi l’exploit de faire de son pays, qui renferme la plus grande réserve de pétrole au monde devant l’Arabie Saoudite, une ruine économique et politique, où plus rien ne fonctionne et où la misère s’installe durablement, avec:

  • un PIB qui plonge de 10 % en 2015 et certainement autant en 2016 ;
  • une inflation de 720 % ;
  • une monnaie locale qui chute de 90 % ;
  • un défaut de paiement inéluctable ;
  • une explosion des meurtres (4 000 rien que pour la capitale Caracas en un an)
  • une pénurie de 60 % des produits de première nécessité, avec des heures d’attente pour acheter une bouteille de lait ;

Malgré ses réserves de pétrole, le pays est obligé d’acheter l’essence à l’étranger.

Le pays est devenu, d’après l’indicateur Bloomberg, le plus mi­sérable du monde.

70 % des médicaments de base sont en rupture de stock.
Le pays est 158e (sur 168) en termes de corruption.

Merci donc, M. Chavez, pour nous avoir fait la démonstration de la nocivité de l’extrême gauche, mais aussi d’une certaine gauche française !

Il ne nous est plus nécessaire d’en faire nous-même la dé­monstration.

On ne peut cependant que re­marquer le silence de notre gouvernement qui ne chante plus les louanges du « modèle vénézuélien ». Il est vrai que nous avons un avantage sur le Venezuela… Nous n’avons pas de pétrole !

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(3) Commentaires

  • quinctius cincinnatus Répondre

    j’ avais une clientèle très  » internationale  » et avais donc comme  » clientes  » fidèles deux soeurs Vénézuéliennes ; bien avant le bolivarisme rédempteur il ne faisait déjà pas bon de tomber en panne sur l’ autoroute Caracas Carthagène vous risquiez d’ y perdre rapidement la vie et pas par … accident me disaient elles

    la caractéristique commune à ces pays d’ Amérique Latine, sauf à l’ époque, l’ Uruguay , le Chili , le Costa-Rica et l’ Etat de Santa Catarina au Brésil, c’ était sa déjà grande richesse … en criminalités de toutes sortes

    25 mai 2016 à 19 h 05 min
  • pi31416 Répondre

    La gestion du Vénézuéla a été et reste admirable.

    Le Vénézuéla regorge de pétrole, mais un pétrole lourd, difficile et coûteux à raffiner. J’avais un jour calculé que le litre d’essence devait coûter 20 centimes en raffinage seulement. En raffinage seulement, sans compter les coûts de prospection, d’extraction, de transport, et sans doute d’autres encore dont je n’ai pas l’idée. Or, il était vendu un centime à la pompe. Oui, UN centime.

    Pas de panique! Comme, à ce prix-là, on en vend beaucoup, on se rattrape sur la quantité, non?

    Et puis, qu’est-ce que je lis aujourd’hui dans http://venezuelanalysis.com/? Que « Joseph Stiglitz, in Caracas, Praises Venezuela’s Economic Policies ». Stiglitz a un Nobel d’économie. Le Nobel, dis donc, c’est pas de la chiure de moineau, ça! Plus de soucis, c’est la belle vie… ah voui mais… de quand elle date, cette déclaration? Du 11 octobre 2007. Oh.

    Pas de panique. On va imprimer des biftons à tire-larigot. Voui, mais, nous au Vénézuéla on n’est pas des charlots. Si on se contente de rajouter des zéros ça va se voir et ça la foutrait mal. Alors on imprime les mêmes billets, ni vu ni connu, j’t’embrouille, mais par tombereaux. Comme le plus gros billet est de 100 bolivars on n’imprime que des billets de 100 maximum. Et comme 100 bolivars ça vaut dix cents…

    Le camarade Mélanchon avait raison: c’est quelqu’un comme Chávez qu’il nous fallait.

    24 mai 2016 à 13 h 35 min
  • Jacky Social Répondre

    Mais enfin, vous ne comprenez pas toutes les nuances de cette ideologie si sophistiquee qu’est le socialisme. Les petites gens, quelle raffinement. C’est pour ca que les pauvres veulent rester pauvres. C’est si beau la lose. S’ils sont si nombreux a jouer au loto, c’est evidemment pour renflouer la securite sociale qui est dans le rouge depuis sa creation evolutionniste. Vous ne le saviez pas? Vous voyez, vous ne comprenez pas toute la finesse du socialisme aux ides si bonnes et si justes qu’elles sont obligatories. Le « modele » socialo-fasciste venezuelien dont vous decrivez si bien l’echec cuisant, ben ce n’est pas le socialisme, le beau, le vrai (poil au pied). De meme que l’URSS, ce n’etait pas le communisme. L’Allemagne nazie n’etait pas non plus pas le socialisme nationaliste paternaliste, le vrai, le pur, le grand (poil au gland). Vous etes de droite, vous ne pouvez pas comprendre.

    23 mai 2016 à 20 h 28 min

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