les 4 vérités


Une nouvelle crise financière s’annonce ! Version longue réservée aux abonnés

23 août 2016 par Kerstens Pieter dans Economie avec 2 commentaires

Après  «  FORTIS m’a tuer ! », « DEUTSCHE BANK, le plongeon » ?

Petit devoir de mémoire :

Les multiples mensonges, tergiversations, magouilles et autres prévarications entourant cette « affaire » ont finalement contribué à la chute du gouvernement LETERME le 19 décembre 2008 en Belgique.

Comment cette saga ubuesque, concernant le premier groupe privé de bancassurance belge, a-t-elle bien pu aboutir à une crise politique majeure dont le plat pays se serait bien passé ?

A première vue, RIEN de catastrophique ne devait arriver à FORTIS au début de l’automne 2007 -où personne en Belgique ne souhaitait évoquer la crise américaine des « subprimes »- alors même que les dirigeants de cette holding venaient de racheter le géant financier hollandais ABN-AMRO (précédemment convoité par BNP-PARIBAS).

A cette époque, les politiciens se chamaillaient toujours pour se partager les ors du Pouvoir, après les résultats des élections de juin 2007 ! Il faut savoir que la formation d’un gouvernement en Belgique relève de la gageure, car les résultats électoraux étant à la proportionnelle, les choix pour les portefeuilles en jeu se font autour d’un « consensus » et le résultat se trouve souvent à l’encontre des souhaits des électeurs. C’est ce qui c’est passé pour le gouvernement d’Yves LETERME, lequel a été obligé de nommer des ministres socialistes (alors que le PS avait perdu beaucoup de suffrages) pour bénéficier d’une majorité à la Chambre, indispensable à la pérennité de l’Exécutif. Ceci n’a pu être réalisé qu’au début de 2008 !

Pendant ces 9 mois consacrés à des palabres et des « négociations » partisanes pour se partager le gâteau, la tempête financière et bancaire dévastait les USA et les premières bourrasques soufflaient sur l’Europe. Ici et là, aux travers des médias, un articulet avertissait quand même les décideurs que l’horizon des plantureux bénéfices et dividendes astronomiques risquait de se boucher. Croyez-vous alors que les décideurs et nos gouvernements s’en seraient souciés ? NENNI braves gens !

De leur côté, le comte Maurice LIPPENS et ses fidèles lieutenants (VOTRON, VERWILST, MITLER, DIERCKX et consorts) aux manœuvres de la banque FORTIS avaient déjà procédé à une première dilution de capital et en préparaient une seconde pour trouver les deniers indispensables à régler la note de l’achat d’ABN-AMRO. Et là, la pilule passait déjà mal auprès de certains gros actionnaires, qui l’avaient  fait savoir précédemment, en arguant que « la grenouille voulait se faire aussi grosse que le bœuf » ! Plusieurs s’en sont donc dégagés, anticipant une catastrophe qui se dessinait. Leurs témoignages ont été diffusés dans les médias, après le 6 octobre 2008.

Par contre, pour les centaines de milliers d’actionnaires crédules, les millions de clients et les dizaines de milliers d’employés « tout allait bien Madame la Marquise », selon le refrain diffusé en boucle par les médias « aux ordres ».

            « ON NOUS CACHE TOUT, ON NOUS DIT RIEN.

               PLUS ON APPREND, PLUS ON SAIT RIEN.

               ON NOUS INFORME VRAIMENT SUR RIEN. »

Propagande, désinformation, intoxication, décérébration, tous les moyens étaient bons, afin de noyer les citoyens sous un flot d’inepties émotionnelles et de sensibleries, dans le seul but d’anesthésier leur capacité d’analyses et de réactions.

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2 Comments

  1. alain harrison23 août 2016 à 22 h 49 minRépondre

    Pour comprendre la «« mécanique du transfert de la crise financière (le plan d’affaire)»» au social.

    Qui sauve qui ?
    22 juin par Anouk Renaud
    «« Mais pourquoi les banques européennes achetaient tant de la dette grecque ?
    D’une part, parce qu’avec la déréglementation financière, investir dans la dette publique est considéré comme une prise de risque zéro et donc permet aux banques de prêter sans compter et sans prendre de risque… du moins en apparence. De cette façon les banques maintiennent de « bonnes notes » auprès des agences de notation |8|………
    En plus d’avoir servi à rembourser les banques européennes qui détenaient la dette publique grecque, l’argent des prêts de la Troïka a également permis de recapitaliser les banques grecques afin d’éviter qu’elles ne s’effondrent. Sauver les banques grecques permettait de sauver les banques européennes car elles possédaient des filiales de ses banques, avaient des parts dans leur capital et surtout leur avaient prêté beaucoup d’argent ! Et la crainte de l’effet domino ne s’arrêtait pas là, puisque les banques américaines étaient également très exposées vis-à-vis des banques européennes. Bref, il fallait sauver les banques grecques pour sauver le système bancaire……….
    L’artillerie lourde a donc été sortie non pas pour sauver la Grèce, mais les banques privées européennes, grecques y compris. D’ailleurs à y regarder de plus près, les nouveaux créanciers de la Grèce ne s’en cachent pas tellement… Le FMI est on ne peut plus clair à ce sujet, puisque en 2013 un de ces rapports admet que « repousser la restructuration de la dette offre une fenêtre aux créanciers privés pour réduire leur exposition et transférer leurs créances au secteur public » |16|. »»
    http://www.cadtm.org/Qui-sauve-qui,13640

    Aujourd’hui, nous sommes en mesure de démonter tous les coups bas du libéralisme dont l’ampleur est de l’ordre du Crime contre l’Humanité.

    Le libéralisme est notre problème d’ordre structurel, et non l’état dit providence dans lequel l’argent publique servait pour la santé et l’éducation. Nous devrions avoir la totale gratuité dans ces domaines, mais paradis fiscaux oblige…..
    L’état providence était un pas vers l’état Démocratique.
    Mais la finance a vite fait de remettre l’état de droit à l’avant, de son vrai nom l’état de droite privée, avec son système
     » juridique « .

    Aujourd’hui, avec un peu de recule nous pouvons conclure sur bien des choses et voir venir les pièges.
    Mais nous devons nous instruire sur quelques aspects centraux.
    La vision d’ensemble (faire les liens).
    Notre condition d’humain (le conditionnement-manipulation)
    Et le questionnement.

    Apprendre des leçons du passé…………

  2. alain harrison23 août 2016 à 19 h 28 minRépondre

    Bonjour.

    Pour les prochaines élections la répartition des médiats doit être un enjeu électoral.
    De même que la sortie des quatre.
    Des mécanismes du passage du privé au coopératisme.
    Expropriation des banques, démantèlement des monopoles par pays. Ainsi les centres de distributions par exemples seraient maintenu, mais passerait aux mains du coopératisme.
    Aussi, la mission de l’état redéfini: accompagnateur……..

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