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j’aimerais que Bayrou rejoigne Sarkozy |
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Lance Pierre - mercredi 25 avril 2007
bayrou, sarkozy, le-pen, elections-presidentielles
Le résultat du premier tour des présidentielles correspond assez bien aux prévisions des sondages, au moins pour ce qui est de l’ordre d’arrivée. Ce qui démontre, comme le disait Alain Dumait dans notre précédent numéro, que les sondages, lorsqu’ils sont réalisés par des instituts sérieux, sont très fiables, du moins le jour où ils sont publiés, car l’opinion publique évolue beaucoup au fil des évènements, des discours et des initiatives des candidats, ce qui est parfaitement normal.
Contrairement à mon ami Dumait, qui pense que le clivage gauche-droite est une nécessité qui clarifie la vie politique française, j’ai toujours cru pour ma part, et ce depuis que je suis en âge de voter, que la France aurait bien besoin d’une “troisième force” capable de la faire sortir de cette balançoire stérile de l’alternance qui coupe la France en deux, cristallise les oppositions et empêche toute union nationale dans la poursuite d’objectifs communs.
On aurait pu penser un moment que le Front National puisse être cette troisième force. Malheureusement, Jean-Marie Le Pen ayant commis l’erreur, par faute tactique ou par idéologie, de construire la base de départ du FN avec les éléments les plus rétrogrades de notre pays, il prêta le flanc à toutes les diabolisations, qui, pour déloyales qu’elles fussent le plus souvent, réussirent sans trop de peine à le discréditer et l’empêchèrent de créer la force motrice et de vrai progrès dont notre pays a besoin.
Ce n’est pas faute pourtant d’avoir su capter malgré tout le soutien de nombreux Français qui n’étaient nullement d’extrême-droite, mais qui en avaient plus qu’assez de la chienlit ambiante et qui cherchaient désespérément des hommes capables de restaurer la grandeur nationale. Encore eût-il fallu que le FN renonce à son anti-gaullisme systématique, qui lui aliéna une bonne partie de la droite. Du coup, les carottes étaient cuites. Nous venons d’assister ce dimanche au chant du cygne de Jean-Marie Le Pen. Du moins aura-t-il été très utile à notre pays en tant que cactus et poil à gratter d’une classe politique sclérosée.
Dans les années 80/90, j’avais espéré que le mouvement écologiste indépendant, conduit par des hommes de qualité comme Brice Lalonde ou Antoine Waechter, devienne cette troisième force capable de mettre la droigauche au pied du mur en la contraignant à se soucier enfin des vrais problèmes d’environnement qui conditionnent la santé des Français, et partant toute l’économie nationale plombée par la Sécu vampire.
Hélas ! noyautés par les gauchistes et phagocytés par les socialistes, poussés enfin par l’aveuglement de la droite, les Verts tombèrent dans le giron de la gauche et devinrent ces baudruches-pastèques, verts à l’extérieur et rouges à l’intérieur, qui sonnèrent stupidement le glas de l’écologie en prétendant la défendre. Alors que plus de 80 % des Français se déclarent favorables à l’agriculture biologique, le score ridicule d’à peine 2 % de Dominique Voynet ce 22 avril montre à quel point elle a trahi sa propre cause et noyé l’espérance écologiste.
Cependant, François Bayrou, s’il est parvenu à distancer Le Pen, n’est pas arrivé à s’immiscer dans le duel du second tour. Il a cependant réussi à réunir 7 millions de Français sur son nom et à créer l’embryon de cette troisième force qui va faire sentir son poids sur le second tour et plus encore au cours des législatives. Or, sur le plan de l’écologie, qui est désormais absolument prioritaire (je vous dirai pourquoi la semaine prochaine), François Bayrou était nettement en pointe, et il s’apprêtait, s’il était élu, à nommer Corinne Lepage N° 2 du gouvernement pour les questions d’environnement.
Aussi faut-il espérer qu’il pourra obtenir du nouveau Président une politique écologiste efficace et volontariste, enfin débarrassée des écologistes gauchis. La participation de l’UDF au prochain gouvernement n’est d’ailleurs pas exclue, car ni Sarkozy ni Royal ne peuvent être sûrs de l’emporter sans rallier une partie des électeurs de Bayrou. Personnellement, j’aimerais que Bayrou rejoigne Sarkozy, ce qui aurait le double avantage d’assouplir l’UMP et de ramener l’écologie à sa vraie place, qui est à l’avant-garde du centre-droit.
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résultatS - Dès 19 heures, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en France étaient disponibles sur plusieurs sites internet de journaux étrangers tels <www.lesoir.be>
ou <www.letemps.ch>.
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JOURNAUX - Le nombre des points de vente de presse en France était de 29 391 au 31 mars 2007.
« 20 MINUTES » - Présent dans les huit principales villes de France, le quotidien « 20 minutes » est distribué à 870 000 exemplaires et lu par 2 160 000 lecteurs.
France Télévisions - Jérôme Bellay, producteur de « C dans l’air », souhaite ressusciter l’émission de Jean-Marie Cavada « La Marche du Siècle » qui fut à l’antenne de 1987 à 1999.
Radios - En un an, le média radio a gagné plus d’un demi-million d’auditeurs.
RMC - Avec 5,5 % d’audience cumulée, soit 2 830 000 auditeurs, en hausse de 16 % par rapport à décembre dernier, RMC a connu, ces trois derniers mois, la plus forte progression de tout le paysage radio.
CNN - CNN a fait un direct de 19 heures à Minuit depuis les Champs Élysées sur le premier tour de la présidentielle.
« Libération » - En février et mars, les ventes de « Libération » ont dépassé celles de l’an dernier à la même époque. La transformation du quotidien démarrée au début de l’année « commence à être comprise », dit son directeur, Laurent Joffrin.
« Marianne » - Le numéro 581 de « Marianne », consacré à ce que les médias « n’osent pas ou ne veulent pas dévoiler » sur Nicolas Sarkozy, a fait un tabac : il a été tiré – en trois fois – à 580 000 ex. |
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