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Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com 14/07/2001 La représentation
Chirac-Jospin continue. Ce sont les Français qui paient ! Alain
Dumait < 4verites@noos.fr > Depuis
trois ans, Lionel Jospin a déjà beaucoup menti. Non seulement sur son
passé trotskiste, ou sur ses liens avec la MNEF, mais également au
regard de nombreux engagements solennels qu’il avait pris. Dès sa première
déclaration de politique générale, il s’était engagé à restaurer
la pratique de l’enseignement non seulement de l’instruction civique
mais également de la morale civique. Sur la Corse, il avait dit qu’il
n’y aurait aucune discussion avec d’autres forces que celles représentées
par les élus de ces départements… Et, si on y
ajoute les semi-vérités, les affirmations biaisées ou carrément
tordues, on est loin de la posture vertueuse d’un homme qui affirmait
s’engager à « dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit ». Sans doute,
le plus grave dans le bilan de Lionel Jospin, sera-t-il constitué par sa
funeste politique économique et sa politique sociale démagogique. Sur le
premier plan, il apparaît maintenant clairement, que la France, avec un
gouvernement socialiste, n’a pas su saisir la chance de l’embellie économique
qui aura duré trois ans mais qui, maintenant, est probablement terminée
pour quelques temps au moins ! Tous les pays développés qui sont à la
fois nos partenaires et nos concurrents, en ont profité pour réaliser de
nécessaires réformes de structures. Ils ont réduit les dépenses
publiques et la masse de la dette publique accumulée depuis vingt-cinq
ans. Ils ont réduit le poids de la fonction publique et, en matière de
retraite, introduit des mécanismes de capitalisation. C’est ce que la
France, gouvernée par des socialistes, s’est obstinément refusée à
faire. Les conséquences
de la politique sociale du gouvernement de Lionel Jospin seront encore
plus graves, parce que des décisions, comme celles sur les emplois-jeunes
ou les trente-cinq heures, seront évidemment considérées par les bénéficiaires
comme des avantages acquis, sur lesquels il sera très difficile de
revenir. Elles sont pourtant catastrophiques pour notre économie. Elles
seront sans doute, à court terme désormais, encore plus ravageuses, plus
anti-économiques, que les décisions prises en 1936 par le gouvernement
de front populaire de Léon Blum. Dans ce
contexte, à neuf mois des prochaines élections présidentielles, la
droite devrait être créditée d’un nombre record d’intentions de
vote. Et ce serait d’ailleurs sans doute le cas si le champion de la
droite, selon toutes les études d’opinion, ne s’appelait Jacques
Chirac. Car, au plan
de la politique politicienne, de la stratégie des forces politiques en présence,
la situation de la France est, une fois encore, particulière. Presque
partout ailleurs, pour se maintenir au pouvoir, les partis de gauche ont
effectué un mouvement vers le centre et la droite, en acceptant en
particulier, sans restriction, les lois du marché. C’est la stratégie
politique qui a si bien réussi à Tony Blair, lui permettant
d’accaparer le créneau de la bonne gouvernance économique, monopolisée
pendant plus de vingt ans, par ses rivaux conservateurs. Le
positionnement archéo-socialiste de la gauche française, devrait être
du pain béni pour la droite. Mais ce n’est pas le cas. Pour deux sortes
de raisons au moins. La première sur laquelle nous ne nous étendrons pas
cette fois-ci qui tient à la personne de Jacques Chirac, l’ancienneté
de son implication dans la vie politique de notre pays et, aujourd’hui,
la multiplicité des affaires judiciaires graves dans lesquelles il se
trouve impliqué. Même si cela résulte, pour une part non négligeable,
du machiavélisme de ses adversaires. La seconde
raison de cette situation tient au fait que Jacques Chirac lui-même a
fait le choix, depuis longtemps, de concurrencer les partis de gauche sur
leur propre terrain plutôt que d’être clairement le héraut des
valeurs de la droite. Et c’est encore la stratégie qui sera la sienne
lors des prochaines élections présidentielles. N’a-t-il pas, il y a
quinze jours encore, lors d’un déplacement en Alsace, prétendu donner
des leçons de « démocratie sociale » à son premier ministre ? Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com |