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Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com 14/07/2001 Claude
Reichman, président du Syndicat « Retraite Action » Faisons maigrir l’État pour sauver nos retraites Le
problème des retraites est sans aucun doute le plus grave de ceux qui
vont se poser à la France dans les prochaines décennies. La date de 2040
est le plus souvent annoncée comme celle de la catastrophe finale. En réalité,
la catastrophe a commencé dès les années soixante-dix du siècle passé.
Et elle est entrée aujourd’hui dans sa phase terminale. De
toutes les sciences humaines, la démographie est une des plus sûres,
car, comme s’amusait à le faire remarquer Alfred Sauvy, on peut être
certain, sauf accident, qu’un jeune homme de 18 ans aura 68 ans dans un
demi-siècle. C’est donc dès le dernier quart du xxe siècle qu’il
aurait fallu, en France, constituer des réserves pour le régime de répartition
et l’assortir d’un système de capitalisation. On n’a rien fait,
sauf raconter n’importe quoi aux Français, qui ont été assez sots ou
inconscients pour le croire. Il est vrai que si l’on interroge un de nos
compatriotes sur sa retraite, il vous dira le plus souvent qu’il la
constitue au moyen des sommes qu’on lui prélève sur son salaire et
qu’il compte bien en bénéficier quand il aura l’âge de se retirer
de la vie active. Ce qu’il ignore c’est que cet argent disparaît au
fur et à mesure qu’il est prélevé, puisqu’il est distribué aux
personnes à la retraite. La seule garantie du futur retraité réside
dans la capacité supposée de l’État à contraindre ceux qui seront
alors en activité à lui verser sa pension. Encore faut-il qu’ils
soient assez nombreux pour le faire. Or que disent les chiffres ? En 1970, il y
avait 3 cotisants pour un retraité. Aujourd’hui, il n’y a plus que
2,2 cotisants pour un retraité. En 2010, il y aura 1,7 cotisant pour un
retraité. Au-delà de 2020, on ira vers 1 actif pour un retraité. Cela signifie
qu’on ne pourra plus payer les retraites. Car on ne peut imaginer
qu’un actif puisse en même temps vivre, faire vivre sa famille,
entretenir l’État par des impôts, financer les dépenses de santé
d’une population qui comptera 27 % de plus de 60 ans en 2020, et payer
en plus les pensions de ces personnes âgées. Faute
d’avoir pris à temps les mesures indispensables, il ne reste plus
qu’une seule solution : réduire de moitié le poids de l’État, de façon
à alléger la charge fiscale qui pèse sur tous les Français. Les
retraités verront diminuer substantiellement leurs impôts, ce qui
compensera en grande partie la baisse inéluctable des pensions, les
actifs mettront à profit cette réduction de la pression fiscale pour se
constituer une retraite par capitalisation, et de manière générale la
France bénéficiera grandement du recul de la pression d’État pour se
transformer enfin en nation moderne, libre d’entreprendre et de jouir du
fruit de ses efforts. Cette réduction
de moitié de l’État est possible à condition de ne pas remplacer, au
cours des dix prochaines années, les fonctionnaires partant à la
retraite. Cela conduira la France à avoir le même pourcentage de
fonctionnaires par rapport à la population active que les autres pays du
G 7, à savoir environ 13 %, contre plus de 25 % chez nous actuellement. Faire comme
tout le monde, est-ce un programme irréaliste ? Évidemment pas. Seuls
s’y opposent les intérêts égoïstes de la fonction publique, dont
sont membres la quasi totalité des politiciens, et qui se conduit vis-à-vis
des autres Français comme une armée d’occupation. Il est grand
temps pour le secteur privé de se libérer et de remettre les
fonctionnaires à leur place, c’est-à-dire au service de ceux qui les
paient et qui ne peuvent plus s’offrir le luxe d’une fonction publique
plus que pléthorique. C’est le
programme que s’est fixé le Syndicat Retraite Action, que j’ai fondé
et qui connaît un début des plus prometteurs, puisque c’est par
centaines que les adhésions affluent. Nous voulons regrouper le plus
grand nombre possible de retraités et de futurs retraités du secteur
privé afin de contraindre les politiciens à prendre la décision de
faire maigrir l’État de moitié. C’est tout à fait réalisable, il
suffit de le vouloir. Nous le voulons. Nous vous proposons de le vouloir
aussi et de l’exiger avec nous. Nom.......................................
Prénom .............................................
Adresse:........................................................................
(
) J’approuve le programme du Syndicat Retraite Action, j’adhère
au Syndicat Retraite Action et verse ma cotisation par une chèque de 200
F (à l’ordre de Syndicat Retraite Action) Signature : À
retourner à Syndicat Retraite Action, 165 rue de Rennes 75006 PARIS Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com |