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Immigration

Le gouvernement américain étudie la possibilité de régulariser la situation administrative de trois millions de travailleurs mexicains, entrés illégalement aux États-Unis…

ÉPARGNE

Les avoirs des fonds de pension représentent 80 % du PNB aux Pays-Bas, 76,5 % en Angleterre, 74 % en Suisse, 57 % aux USA, 39 % en Irlande et… 4,3 % en France. L’Allemagne ne fait guère mieux (6 % du PNB).

FONCTIONNAIRES

Hors Défense, le nombre de fonctionnaires devrait franchir la barre symbolique des deux millions en 2002. Ils étaient 1,7 million en 1992…

Internet

100 % des écoles américaines sont maintenant reliées à Internet. Elles n’étaient que 50 % dans le secondaire et 30 % dans le primaire en 1994.

Déminage

Un quart des obus tirés pendant la première guerre mondiale (environ un milliard de pièces) et un dixième de ceux tirés pendant la seconde n’ont jamais explosé. Depuis 46 ans, 660 000 bombes, 13,5 millions de mines et 24 millions d’obus ont été découverts, neutralisés et détruits par les services de déminage (ministère de l’Intérieur). Lesquels ont eu à déplorer 617 tués par accident…

Biomédical

En dix ans, la part de marché mondial de l’Europe dans la branche des médicaments est passée de 32 à 22 % alors que celle des USA grimpait de 31 à 43 %.

DÉFICIT

Le déficit budgétaire atteignait 184,6 milliards fin mai, soit presque autant que celui obtenu durant toute l’année 2000…

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com 14/07/2001

L’hiver économique français est déjà là !

 Bernard Trémeau  tremeau.bernard@libertysurf.fr 

Page Bernard Trémeau

 La cigale ayant chanté tout l’été se trouva fort dépourvue quand l’hiver fut venu.

Quand en 1997 la gauche plurielle prit le pouvoir, les USA et l’Europe étaient en pleine croissance économique. Du fait de cette bonne santé, le chômage a fortement baissé en France et les rentrées fiscales ont augmenté de façon importante. Mais, en prenant le pouvoir, la gauche avait aussi trouvé les obligations européennes que la France devait respecter du fait de l’euro : maintenir en dessous de 3 % le déficit budgétaire, le réduire à zéro avant 2004, et maintenir en dessous de 60 % du PIB la dette publique française.

La gauche au pouvoir s’est bien sûr attribué le mérite de cette bonne santé économique : c’est de bonne guerre. Pendant tout l’été de la croissance retrouvée, la cigale socialiste, heureuse, a chanté.

Du fait des bonnes rentrées fiscales, la gauche a disposé de sommes importantes, une véritable « cagnotte » attirant toutes les convoitises. La gauche aurait pu choisir d’utiliser cette cagnotte pour résoudre les problèmes financiers graves du pays. Citons-en deux : réduire, voire annuler le déficit budgétaire, ce qui aurait donné à notre pays une marge de manœuvre le jour où la tendance se serait inversée. Rééquilibrer le régime des retraites perturbé par l’évolution démographique. Le premier ministre a préféré distribuer tous azimuts cet argent « excédentaire » avec une très grande générosité et notre ministre des finances nous a même annoncé la réduction d’impôts du siècle, étalée cependant sur trois ans.

Mais, ce qui est plus grave, la gauche a voté dans la foulée des lois très coûteuses comme les 35 heures payées comme 39, les emplois jeunes, l’allocation aux personnes dépendantes, la couverture maladie universelle, le rachat à un prix énorme de l’électricité d’origine éolienne, ou le maintien du remboursement de certains médicaments dont l’utilité est plus que douteuse. Il est possible que toutes ces mesures aient été socialement, économiquement ou politiquement justifiées. Mais l’ardoise est tellement lourde que leur financement n’est pas assuré, malgré la reprise économique. En toute illégalité, le gouvernement cherche même à contraindre la Sécurité Sociale à payer une partie de ces folles dépenses…

La France s’était engagée à réduire son déficit budgétaire, la gauche l’a aggravé, malgré l’augmentation des rentrées fiscales, et, au fil des six derniers mois les chiffres tombent : le déficit n’augmente plus, il s’envole. Les Français attendaient avec angoisse une solution au problème de leur retraite : la gauche a décidé de ne rien faire et rien, absolument rien, n’a été fait et ne sera fait avant les prochaines élections.

Pendant ce temps, dans toute l’Europe et dans l’Allemagne socialiste tout particulièrement (30 % du PIB européen), d’importantes mesures fiscales sont prises pour rendre les entreprises plus compétitives et pour attirer les investisseurs et les jeunes cadres dynamiques, ceux qui créent des richesses et des emplois.

Tout été a une fin. Les nuages de l’automne sont arrivés avec le ralentissement de la croissance américaine, suivi par le ralentissement de la croissance européenne. Une reprise de la progression du chômage en Allemagne assombrit encore le ciel. Les chants de la cigale française ont encore continué, mais se sont espacés. En mai enfin, le chômage français progresse à nouveau.

Maintenant pour la France c’est l’hiver, et un hiver très froid. Le financement des folles dépenses devient impossible. La réduction d’impôts du siècle est remise en cause. Les fonctionnaires sont furieux de devoir augmenter leur productivité sans gagner plus. Les entreprises abandonnent les investissements de capacité pour les investissements de productivité. Une augmentation du SMIC de 4 %, conséquence légale de la loi sur les 35 heures, va créer selon l’INSEE 280 000 exclus supplémentaires.

L’hiver étant venu, la cigale socialiste, sans aucune marge de manœuvre, ne chante plus du tout.

  Cancer

Le nombre de cas de cancers diagnostiqués aurait augmenté de 40 % en vingt ans pour s’établir à 240 000 en 1995 (Docteur Pascale Grosclaude, secrétaire du réseau français des registres de cancer).

  Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com