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DÉPRIME
Selon
un rapport récent, 30 % des gardiens de prison souffrent d’une forme ou
d’une autre de dépression. À Fleury-Mérogis, 66 % des surveillants présenteraient
« une symptomatologie dépressive »… BUDGET
Le
budget de l’éducation (premier poste de dépense de l’État) a encore
fortement augmenté depuis l’arrivée de Jospin : + 14 %. Curieusement,
les dépenses du ministère de l’emploi et de la lutte contre
l’exclusion ont aussi augmenté de 13 %… DÉFICIT
Au
sein de l’UE, la France et l’Allemagne, soi-disant « bien gérées »
par Fabius et Schroeder, possèdent en réalité le bonnet d’âne en
matière de déficit budgétaire en 2000 (-1,3
% du PIB). Seul le Portugal (dont le gouvernement est – ô surprise –
socialiste) fait pire (-1,4 %). L’Espagne et l’Italie sont à – 0,3
%, L’Angleterre, la Hollande, le Danemark, l’Irlande ou encore la
Belgique affichent tous des excédents. GASPILLAGE
Le
Futuroscope, projet de René Monory, a coûté (officiellement) 1 700
millions de francs aux contribuables. Le département de la Vienne l’a
vendu pour… 127 millions. Combien va coûter Vulcania, le projet de
Giscard-d’Estaing ? RETRAITES
Il
y a 180 000 employés à la SNCF pour 350 000 personnes retraitées. Et
les départs massifs vont s’accélérer dès 2005, où les enfants du
baby-boom arriveront à la soixantaine… DÉLINQUANCE
À
Toulouse, le nombre de cambriolages a augmenté de… 67 % par rapport au
premier semestre 2000. Pour l’ensemble du département de la
Haute-Garonne, ce chiffre s’élève à 49 %.
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com 08/09/2001 La politique doit aussi s’adapter à la mondialisation Pendant trois
jours, près de 2000 chefs d’entreprise du Medef, sous la houlette d’Ernest-Antoine
Seillière, leur président, ont fait le point sur la situation actuelle
des entreprises en France. Leur débat portait bien sûr sur l’économie,
mais touchait sans arrêt au social et au politique. Il se dégage de ces
trois jours d’étude plusieurs grandes réalités, incontournables pour
les chefs d’entreprise français et pour tous les Français dans leur
ensemble. D’abord une
réalité technique : les progrès technologiques ont permis aux échanges
économiques de prendre une dimension mondiale. Les entreprises françaises
sont chaque jour un peu plus soumises à la concurrence des entreprises
allemandes, américaines ou indiennes. Si elles ne font pas mieux
qu’elles au même prix, elles sont éliminées. La mondialisation des échanges
est une nouvelle donne qui domine le monde. Les consommateurs sont les
premiers à en profiter : ils ont des produits de qualité qui viennent du
monde entier à un moindre coût. Pour les producteurs, la situation est
différente : ceux qui fabriquent des chemises en France ont le choix
entre disparaître ou délocaliser, car on produit d’excellentes
chemises aux Indes et à bas prix. Ils licencient. Par contre, ceux qui
fabriquent des airbus ou du coca-cola ont maintenant des clients dans le
monde entier : ils embauchent. Une deuxième
réalité a alimenté le débat. Dans toutes les démocraties autres que
la France, les responsables politiques ont parfaitement compris que toute
loi ou réglementation, qui rendait moins compétitives leurs entreprises
nationales, chassait ces entreprises du pays. Les entreprises déjà
installées délocalisent pour trouver un pays ayant une législation
moins contraignante. Les entreprises étrangères cherchant une
implantation évitent les pays dont les responsables politiques n’ont
pas compris cette nouvelle donne économique. Tandis que
les USA, l’Alle-magne ou l’Angleterre réduisent massivement les
charges des entreprises, la France ne les réduit pas et au contraire les
augmente, avec par exemple la loi sur les 35 heures ou les lois sur les
licenciements. Entendre le
patron des patrons français dire qu’il voterait sans hésiter pour le
travailliste Tony Blair s’il se présentait demain en France avait
quelque chose d’ubuesque. Ceci montre à quel point le corps politique
français, qu’il soit de droite ou de gauche, ne veut pas comprendre la
réalité de la situation actuelle. Les hommes politiques français
organisent d’abord chez eux le vide économique, en maintenant des
contraintes absurdes sur les entreprises nationales. Puis, bien aidés par
les médias, ils traînent ensuite dans la boue les chefs d’entreprise
qu’ils rendent responsables des délocalisations et du chômage. Un problème
identique se retrouve au niveau des capitaux. La France impose très
lourdement les possesseurs de capitaux, bien plus que les autres démocraties.
Les capitaux français fuient à l’étranger, les capitaux étrangers hésitent
à se faire piéger en France. Or, sans capitaux, pas d’investissements.
Sans investissement, pas d’entreprises compétitives. Alors que l’Allemagne
socialiste réduit drastiquement les impositions des capitaux, la gauche
française maintient l’ISF tel qu’il avait été fixé, après
augmentation, par un précédent gouvernement de droite… Enfin, la
forte imposition des particuliers pousse tous ceux qui ont de bons diplômes
à s’expatrier. Or, ce sont les entrepreneurs dynamiques qui créent les
emplois et la richesse de tous. En trois jours, le Medef a bien dépeint l’invraisemblable exception française. Tandis qu’en Allemagne ou en Angleterre, en Espagne ou en Italie, des partis politiques de gauche ou de droite sont devenus majoritaires et adaptent sans état d’âme leurs législations à la mondialisation, en France, on fait le contraire. Aucun parti politique, de la droite la plus extrême à la gauche la plus extrême, ne propose d’adapter la législation de la France à la mondialisation. Les députés, qu’ils soient de droite ou de gauche, proposent au contraire de boycotter Danone. Il existe un immense vide politique en France et malheureusement, nous n’avons ni Tony Blair, ni Berlusconi. Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com |