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DÉCENTRALISATION
" Nous demandons que toutes les régions bénéficient des mêmes transferts de pouvoirs que ceux prévus dans la loi sur la Corse (formation professionnelle, aides aux entreprises, tourisme, environnement et culture) " (Valéry Giscard d'Estaing, président du Conseil régional d'Auvergne).

Tobin
James Tobin, l'économiste américain inventeur d'une taxe sur les mouvements spéculatifs de capitaux dans les années 70, estime que les groupes anti-mondialistes qui défendent aujourd'hui " la taxe Tobin " ont détourné son nom, puisque lui, pour sa part, " défend le libéralisme et les institutions financières internationales ".

HOUELLEBECQ
" D'après mes enquêtes l'échangisme serait plutôt en régression. C'est dommage car c'est une formule sympa. Les gens sont devenus trop narcissiques pour échanger n'importe quoi " (Michel Houellebecq).

McDo
" La seule chose que nous importons des États-Unis, ce sont les graines de Sésame " (Denis Hennequin, PDG de McDonald's France).

Union sacrée
" Ceux qui prêchent l'union sacrée Amérique-Russie-Chine, au nom de la lutte antiterroriste universelle, introduisent deux loups dans la bergerie " (André Gluksmann).

COMMUNISME
" Pourquoi encore un parti communiste ? C'est qu'il faut un parti pour les gens qui huent et sifflent 6 000 travailleurs, leurs frères prétendument, leurs camarades, victimes du fanatisme religieux d'un milliardaire. On se demandait aussi, parfois, comment le PCF, au temps de sa prospérité, avait pu autant recruter. Il y avait les naïfs, il y avait surtout ces gens qui n'étaient pas communistes malgré " les crimes de Staline ", mais à cause. Le communisme […] vit encore dans le cœur de ceux-là qui huent et sifflent les morts " (Delfeil de Ton).

FANATIQUES
" Le fanatisme taliban est en définitive un coup mortel porté à l'islam. En assassinant Shah Massoud, Ben Laden s'est ainsi assuré qu'aucune résistance interne à leur idéologie ne puisse s'allier avec l'occident " (Maurice G. Dantec).

Classe parlante
" Il y a des émissions où vous n'êtes pas forcé de vous montrer. Mais personne ne fait la fine bouche quand il s'agit d'aller sur TF1, France 2 ou France 3 " (Philippe Seguin).

PME
" Face à l'ampleur de leur tâche au moment du passage à l'euro, les commerçants formulent une revendication simple et ils iront jusqu'au bout : ils veulent reculer le passage aux 35 heures de six mois pour les PME de moins de vingt personnes " (Michel Franck, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris).

RÉALISME
" Nous on fait les déserts, pas les montagnes " (Colin Powell, qui connaît sa géopolitique).

CAPITALISME
" Quand Jaurès descend dans les mines de Carmaux, quand il voit la misère, il ne sait pas qu'elle est là depuis toujours, qu'il a affaire à d'anciens esclaves et que le capitalisme est en train de réaliser ce tour de force de les en sortir " (Christophe Donner).

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com 05/10/2001

La mort du modèle japonais


Guy Millière

Il y a encore quelques années, nombre d'Occidentaux regardaient avec fascination la société japonaise. Certains voyaient déjà celle-ci régner sur la planète entière et obtenir, par un triomphe économique, une domination que la guerre n'avait pas permis. D'autres parlaient carrément de modèle japonais et disaient que les Occidentaux devaient y trouver inspiration s'ils ne voulaient finir dans le sous-développement. Tous s'accordaient sur un point : les Japonais gèrent leur économie d'une façon plus rationnelle, plus cohérente. Face à la grande anarchie individualiste que représentaient les États-Unis d'Amérique, les Japonais incarnaient ces valeurs supérieures que sont l'ordre et la discipline.
Que s'est-il passé depuis ? Juste un effondrement de la bourse japonaise qui a entraîné avec lui la majeure partie du système bancaire japonais et par voie de conséquence l'épargne de la population
Il est apparu que quelques éléments essentiels manquaient au Japon : ceux-là même qui assuraient en même temps le triomphe de l'anarchie individualiste américaine. L'imagination. Le sens de l'individualité. La liberté responsable. Comme ces éléments ne plaisent pas dans les cercles occidentaux où l'on pense, on s'est gardé d'insister sur ce qu'ils avaient permis d'accomplir. Et, plutôt que de regarder les causes de l'échec japonais, on a préféré ne plus trop parler du Japon. La peur d'y découvrir les causes de l'échec inéluctable du dirigisme et de l'ordre construit vraisemblablement. La peur aussi, peut-être, de découvrir les vraies racines du dirigisme et, par conséquent du socialisme
Comme je ne tiens pas particulièrement à épargner le dirigisme et le socialisme, je parlerai de l'échec japonais.
Le Japon, il faut s'en souvenir, a été une société féodale jusqu'en 1868. Il est ensuite entré dans une phase de modernisation à marche forcée sous l'instigation de l'empereur Meiji. Il s'est doté de grandes entreprises industrielles par volontarisme et discipline. Il s'est doté d'une organisation politique moderne et a pu paraître ressembler à un pays occidentalisé dans les années 1920.
Les années qui allaient suivre devaient montrer qu'en fait le Japon n'avait fait qu'encastrer sa vieille structure féodale dans ses grandes entreprises : les patrons étaient d'anciens daimyo (seigneurs), les cadres des guerriers (samouraï) recyclés, mais toujours au service des seigneurs, les ouvriers d'anciens artisans et paysans passés de la servitude à l'usine. Les liens d'obéissance féodaux pouvaient subsister et la discipline était là. La vieille structure féodale s'était trouvée encastrée aussi dans l'organisation politique, et le modèle choisi pour créer celle-ci fut la Prusse bismarckienne : autoritaire et militariste. Les daimyo propriétaires d'usines eurent les rênes du gouvernement, les samouraïs qui n'étaient pas cadres furent officiers dans l'armée, et les paysans et artisans qui ne prirent pas le chemin de l'usine, prirent celui de l'armée. La suite est connue, jusqu'à la défaite de 1945. Ensuite ? La reconstruction.
Après avoir envisagé de démanteler les grandes entreprises (zaibatsu), les Américains victorieux se contentèrent de redistribuer les cartes et d'interdire la fabrication d'armes : les zaibatsu devinrent keiretsu sans que rien vraiment dans leur organisation féodale ne s'en trouve transformé. Après avoir envisagé de supprimer l'empereur, ils le conservèrent en une position où il règne sans gouverner. Un système politique à l'anglaise fut instauré, avec élections au suffrage à un tour. De 1950 au début des années 80, le système fonctionna efficacement. Il suffisait de produire et d'obéir. Puis est venu le temps de la nouvelle économie, de la micro-informatique, d'Internet.
Et ce fut assez vite le désastre. Une entreprise perdait de l'argent, mais le banquier ne disait rien, et n'hésitait pas à faire passer subrepticement des sommes exorbitantes de la colonne débit à la colonne crédit : l'entrepreneur était un ancien seigneur, et le banquier aussi, n'est-ce pas ? L'ingénieur se disait qu'il faudrait changer la façon de produire, mais le PDG était son supérieur hiérarchique et il aurait été impensable de le vexer, bien sûr. Le patron voulait s'orienter dans une direction différente, mais cela aurait pu remettre en cause les règles du consensus et le respect qu'il devait au ministère du Commerce et de l'Industrie. Un homme politique se disait qu'il fallait changer d'orientation, mais sachant qu'il n'aurait l'accord ni du parti ni de la technocratie régnante, se contentait de faire ce qu'on lui disait de faire. L'effondrement fut rapide à la bourse, mais ailleurs, il fut lent, si lent. Il se poursuit jusqu'à ce jour. La croissance stagne. La natalité chute. Les dirigeants se succèdent, figés dans la pensée unique.
Peut-être cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Un autre pays au lourd passé féodal et à la technocratie omniprésente ?

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Terroristes

M. Aude de Saint Avertin (n° 320) reproche de façon véhémente aux USA d'assumer la mission de " gendarmes du monde ". Il évoque le Vietnam, la Corée, Bagdad et Belgrade, qualifie les Américains de grands terroristes, faisant sienne la thèse des islamistes.
Il semble avoir oublié Berlin et toute l'Allemagne du 3ème Reich
En songeant à tous ces GI, braves petits gars tombés à nos côtés sur nos plages de Normandie et ailleurs, on ne peut que ressentir de la honte qu'un Français ordinaire émette de tels propos, fasse preuve de tant de légèreté d'esprit Par chance pour l'humanité, pour tous les peuples déjà épris de liberté et de progrès humain, dont le nôtre, les Etats-Unis d'Amérique sont là.
J.L. Fusari, 01 - Bourg-en-Bresse

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com