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TPS
Le recrutement de nouveaux abonnés aux bouquets par satellites serait en chute libre : - 40 % pour TPS en septembre 2001…

Radio Chirac
La Chambre régionale des comptes d'Ile de France a fait le bilan définitif de ce qu'a coûté aux contribuables parisiens la Radio 95,2, dite " Radio-Chirac ", entre 1981 et 1999 : 148 millions de F, dont plusieurs n'ont pas été perdus pour tout le monde…

PAUL AMAR
Dans son émission de lundi dernier, " On aura tout lu ", Paul Amar s'étonne que 50 % des Français ne croient pas que la presse française dise la vérité. Un représentant de Médecins sans frontière parle de " poujadisme ".
Même au plus fort de la mode " repentance ", la corporation du journalisme français refuse la moindre autocritique, oubliant que la liberté de la presse s'use lorsque l'on ne s'en sert pas… et lorsqu'on ne fait que l'évoquer.

DURAND
Les trois critiques littéraires de " Campus ", la nouvelle émission de Guillaume Durand, Josiane Savigneau (Le Monde), Marc Weizmann (les Inrockuptibles) et Laurent Neumann (Marianne) appartiennent tous à des journaux de gauche…

EN LIGNE
La presse en ligne, sur abonnement payant, se développe régulièrement. Le Wall Street journal revendiquait 609 000 abonnés le mois dernier : + 20 % depuis un an.

Cinéma
Le film " Une hirondelle a fait le printemps " a dépassé les 2 millions d'entrées et n'a coûté que 12 à 13 millions de F.

Internet
400 millions d'usagers achètent chaque jour quelque chose, des biens ou des services, sur Internet.

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com 27 octobre 2001

Sur le livre de Guy Millière L'Amérique monde

Alain Dumait

Il y a presque un an, Guy Millière publiait chez François-Xavier de Guibert, un livre prémonitoire " L'Amérique monde ". Aujourd'hui, le premier tirage étant épuisé, il nous donne une deuxième édition, assortie d'un avant-propos tenant compte de l'actualité la plus récente.
Entre temps, il y a eu non seulement les attentats du 11 septembre, un net ralentissement économique, et aussi un changement de président des États-Unis.
Guy Millière s'interroge sur le point de savoir si cette actualité chaude infirme ou confirme les thèses qu'il développait l'année dernière.
Pour lui, la crise économique est largement due à la re-régulation des années Clinton. Avec l'élection de George Bush, l'Amérique renoue avec les années Reagan. Toutes les réformes en chantier vont dans le sens d'une augmentation de la liberté de choix des citoyens, que ce soit dans le domaine scolaire ou dans celui des politiques sociales.
L'auteur confirme donc la thèse qu'il avait brillamment développée : l'Amérique gouverne le monde ; ses dirigeants économiques et politiques le conduisent ; le monde s'est bel et bien américanisé. Les héros de l'anti-américanisme n'y peuvent rien. Cette situation, qui est un fait, ne doit pas être déplorée ; elle doit être non seulement acceptée mais appréciée. Car personne d'autre que les États-Unis, actuellement, n'aspire à se poser en défenseur des libertés des citoyens du monde et des valeurs de l'Occident. Telle est résumée, selon moi, la thèse centrale de Guy Millière, aussi bien développée dans son ouvrage, que des articles qu'il nous donne chaque semaine depuis plusieurs années. On tremble en effet avec lui à l'idée que l'Amérique, un jour, pourrait cesser d'être forte et déterminée…

Au chapitre 14 (America's policy), Guy Millière rapporte une conversation qu'il a eue en 1986, avec l'ancien responsable de la CIA, Bill Casey. Celui-ci reconnaît volontiers que les États-Unis ont parfois préféré des dictateurs militaires à des communistes. Et il ajoute, avec réalisme, que l'Amérique a eu raison. Car " un régime autoritaire suspend les libertés politiques, alors qu'un régime totalitaire supprime toutes les formes de libertés ".
Cette réflexion s'applique parfaitement à la situation actuelle. Beaucoup de belles âmes s'étonnent que George Bush ait pu, la semaine dernière, faire de telles risettes au président russe et au président chinois qui ne sont certainement pas, dans son esprit, des démocrates modèles.
C'est qu'un dirigeant politique doit être à la fois déterminé par un idéal et réaliste, c'est-à-dire tenir compte des faits d'une situation donnée à un moment donné. Pour éliminer le terrorisme international qui a pris refuge en Afghanistan, il convient d'organiser la plus grande coalition possible afin de couper toute relation entre le régime des talibans et ses voisins territoriaux. C'est le résultat qui a été obtenu par les États-Unis. Cela ne veut pas dire qu'un homme comme George Bush renonce à faire pression sur la Russie et sur la Chine pour que ces deux grands pays aillent dans le sens de la démocratie et des libertés individuelles. Mais ce n'est pas l'urgence et ce sera pour plus tard.

Sans doute, avec des variantes, " l'Amérique monde " est porteuse des valeurs de tout l'Occident. Ses ennemis lui ont déclaré la guerre. Chacun devra choisir son camp. Le livre de Guy Millière permet de le faire avec une plus grande lucidité.

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com