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RENAULT
L'État veut ramener sa participation dans le capital du constructeur automobile Renault de 44,2 % à 38 %, puis à terme, elle sera baissée à 25 %.

DÉFENSE
La France consacre 1,98 % de son PIB à la défense, loin derrière l'Angleterre (2,8 %) ou l'Italie (2 %), mais tout de même devant l'Allemagne (1,5 %) et l'Espagne (1,3 %).

HALLOWEEN
Les Français dépensent en moyenne 157 francs pour halloween, contre 300 francs pour la fête des mères et 1 500 F pour les fêtes de fin d'année. 25 % des Français célèbrent cet événement d'importation américain, 76 % célèbrent la fête des mères…

WINDOWS
3,6 milliards de francs : c'est le prix de la campagne de lancement du nouveau système d'exploitation Windows XP de Microsoft.

COMMERCE
Selon l'OMC, le commerce mondial ne devrait croître que de 2 % cette année, contre 12 % en 2000.

PÊCHE
Les ressources mondiales en poissons, avec une production de 150 millions de tonnes par an, sont surexploitées. " La surpêche va faire de l'océan un désert ", avertit un spécialiste.

SCOOTERS
Une directive européenne, en 1996, a mis en équivalence le permis auto et le permis de conduire des deux roues à moteur de 125 cm3. Le marché français du scooter a explosé. Il est passé de 86 000 machines à plus de 240 000 aujourd'hui.

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com 27 octobre 2001

Santé, dans les hôpitaux, rien ne va plus

Bernard Trémeau

Depuis des années, les gouvernements français successifs gèrent d'une façon totalement incohérente les dépenses d'hospitalisation, c'est-à-dire plus de la moitié des dépenses de santé des Français.
Le gouvernement décide des revenus des médecins. Les médecins du secteur public sont moins payés que les médecins du secteur privé : d'où une fuite du secteur public vers le secteur privé. Le secteur public manque donc cruellement de médecins qualifiés, en particulier en anesthésie et en obstétrique. La mortalité infantile à la naissance, qui n'avait cessé de diminuer depuis 50 ans, remonte depuis quelques années.
Le secteur hospitalier public français possède en moyenne deux fois trop de lits chirurgicaux et obstétricaux. Il y a 4 ans, Martine Aubry nous avait annoncé qu'elle mettait en place un plan de réduction de ce fantastique surinvestissement, que seule une économie étatisée peut s'offrir. À notre connaissance, aucun acte n'a suivi ses paroles et le nombre des lits est resté le même. (Sauf à Paris où, avec le fol hôpital Georges Pompidou, il a même globalement augmenté…). Rien n'a été fait, car les hôpitaux publics sont dans beaucoup de villes le principal employeur et le maire en est le responsable. Supprimer des lits inutiles, et les effectifs qui les accompagnent, c'est politiquement très incorrect et ça coûte des voix. Tandis qu'un établissement privé qui n'est pas plein fait faillite. Enfin, n'oublions pas que les médecins et les infirmières qui travaillent dans un service qui somnole sont de moins en moins compétents.
Le résultat économique de cette fantastique gabegie aboutit aux incroyables chiffres suivants : le secteur privé réalise aujourd'hui plus de la moitié des soins hospitaliers français et ce travail représente seulement 7 % des dépenses maladie de la Sécurité Sociale. Pour l'autre petite moitié, les hôpitaux publics en dépensent 44 %. Même si quelques dépenses (très faciles à évaluer mais jamais comptabilisées) sont supportées uniquement par le secteur public, une appendicite ou un accouchement nous coûtent trois ou quatre fois plus cher dans le secteur public que dans le secteur privé. On retrouve en France l'efficacité de l'économie soviétique.

Une machine folle

La loi des 35 h payées comme 39, loi chère à Martine Aubry et à Lionel Jospin, appliquée aux services hospitaliers publics ou privés correspond de fait à une augmentation de 11,6 % des dépenses de personnel : on ne peut pas augmenter la " productivité " d'une infirmière, d'un chirurgien, voire d'un accoucheur…. On nous annonce ainsi l'embauche de 40 000 infirmières supplémentaires dans le secteur public, et la dépense de dizaines de milliards supplémentaires. Or il n'y a pas actuellement d'infirmières au chômage, le rythme de travail dans les hôpitaux publics est bien plus doux (n'oublions pas que les services sont en moyenne à moitié vides dans le public et pleins dans le privé) et avec les milliards supplémentaires alloués, le public paye mieux ses infirmières. Les infirmières quittent le privé pour aller dans le public.
Le gouvernement détermine les prix de journée des établissements privés et contrôle ainsi totalement leurs revenus. Il peut les mettre en dépôt de bilan quand il le veut. C'est ce qu'il est en train de faire en les obligeant à augmenter leurs frais de personnel tout en leur interdisant d'augmenter leurs prix.
Le merveilleux " service public à la française " est actuellement une machine totalement folle. Elle vide de médecins les hôpitaux publics et elle vide d'infirmières les établissements privés. Elle maintient la moitié des lits publics vides et pousse au dépôt de bilan le secteur privé qui utilise correctement ses investissements. Nous payons, et nous subissons une baisse de qualité.
Si on le veut, si les électeurs le disent, on peut demain revenir à une gestion intelligente…

Courrier

Économie
Selon un sondage CSA, 36 % des Français ne font confiance ni à la gauche ni à la droite pour trouver des solutions adaptées pour faire face à la situation économique actuelle. 29 % font pour leur part confiance à la droite et 27 % à la gauche. Dans le détail, ce sont les cadres qui se montrent les plus confiants en la gauche (38 % contre 21 % en la droite), les ouvriers étant plus partagés (32 % de confiance en la gauche, 26 % en la droite). Une preuve de plus du glissement sociologique de l'électorat.

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com