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Fantômes
Les témoignages d'apparition de fantômes ont commencé
à diminuer avec l'introduction des premiers téléphones
portables, selon le responsable britannique de la société
de parapsychologie.
Stars
" Je crois que j'ai négligé ma vie privée "
(Amanda Lear).
Regret
" Ce que je regrette encore le plus, c'est de n'avoir jamais piloté
un bolide de
Formule 1 " (Françoise Giroud).
Humour
" Ce que j'écris est souvent drôle, mais cela ne fait
rire que moi " (Alain Robbe-Grillet).
TALION
Il me semble que les nations occidentales ont perdu une part essentielle
de leur sens de la justice le jour où elles ont cru bon d'abandonner
les préceptes inflexibles de la loi du talion " (Maurice G.
Dantec).
Correct
" Si l'on veut être exemplaire, il faut arrêter d'avoir
un langage hypersécuritaire, repoussant pour les jeunes. "
(Marylise Lebranchu, garde des Sceaux).
PALESTINE
" Nous œuvrons pour qu'un jour, deux États, Israël et
la Palestine, vivent en paix, à l'intérieur de frontières
sûres et reconnues, comme le stipulent les résolutions du
conseil de sécurité " (George Bush).
" C'est la première fois qu'un président américain
s'exprime avec autant de clarté (sur ce sujet) " (Hubert Védrine).
EXODE
" La situation est grave. Quand je vois des gens quitter la France
et d'autres refuser d'y venir, je m'interroge. La fuite des cerveaux n'est
pas un mythe ! Je m'interroge encore lorsque je constate à quel
point les entreprises de main-d'œuvre sont pénalisées ou
comme le marché de l'art dépérit " (Pierre Bergé,
PDG d'Yves Saint Laurent Haute Couture, ami de Mitterrand).
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
17 novembre 2001
L'esprit américain est là pour nous sauver
Guy
Millière
Il faut traverser l'Atlantique. Plus que jamais. Il le faut pour échapper
aux discours insipides, distants ou malveillants dont on nous abreuve.
Il le faut pour comprendre. Il faut aller à New York et voir l'ampleur
du désastre : des gravats enchevêtrés sur la hauteur
d'un immeuble de six étages, et au milieu des fragments de béton
et d'acier, les restes déchiquetés de cinq mille personnes,
issues de plus de quatre-vingt pays, situés sur les cinq continents
de la planète.
Il y avait là des financiers, mais aussi de simples employés,
des femmes de ménage, des ouvriers du bâtiment. Il y avait
ceux qui étaient dans les avions, et des sauveteurs, entrés
courageusement dans les tours peu de temps avant qu'elles ne s'effondrent.
Dans le simple espoir d'accomplir ce qui à leurs yeux était
leur devoir : assister blessés et agonisants.
On parle à New York de reconstruire, et on reconstruira. On parle
de la vie qu'il faut continuer à vivre. Quand on vient de l'extérieur,
on voit, surtout, l'immense courage et l'immense dignité d'une
population qui ne montre pas sa douleur, mais se ressoude au contraire
autour de sa fierté d'être ce qu'elle est. On voit aussi
que c'est d'un crime contre l'humanité dont il s'agit, d'un crime
contre tout ce qui fait de l'être humain un être humain. On
voit que cela concerne toute la civilisation occidentale. On a les larmes
aux yeux et la gorge serrée, mais on ne se laisse pas aller à
la peur : la peur n'est pas une attitude américaine, et on aurait
un peu honte d'avoir peur. On voit les drapeaux et si, comme je l'ai fait,
on traverse le pays jusqu'à la Californie, on voit ce que c'est
qu'un peuple debout. Dans chaque ville, jusqu'à San Francisco et
Los Angeles où j'ai achevé mon parcours, toutes les voitures
ou presque s'ornent de la bannière étoilée : elle
est parfois petite, elle prend parfois une dimension qui lui fait couvrir
la voiture entière. On la retrouve en écho sur de grands
panneaux publicitaires ou sur des murs peints géants ; elle s'accompagne
alors de phrases : " United we stand ", Nous restons debout
et unis, " In God we trust ", Nous avons confiance en Dieu,
" We shall fight for liberty ", " Nous nous battrons pour
la liberté ". Et, à regarder le visage de ceux que
l'on croise, on comprend que ces phrases ne sont pas seulement des phrases,
mais aussi les descriptions d'un état d'esprit. À regarder
en outre les vêtements de ceux que l'on croise, on comprend que
l'état d'esprit est unanime : chacun porte aussi le drapeau à
la boutonnière, sur son tailleur, ou sur son tee-shirt.
Le drapeau, omniprésent, donc, n'est pas un signe de nationalisme
blessé, non : il renvoie à bien davantage. Ce pays, disait
Ayn Rand, le grand écrivain libertarien voici de nombreuses années,
est le seul à s'être fondé sur les idéaux de
liberté et de dignité individuelles, et le drapeau est devenu
le sigle et le signe de reconnaissance de ces idéaux. Le drapeau
signifie la liberté et la dignité qu'il faut défendre,
et l'existence vive d'une grande fraternité entre ceux qui défendent
liberté et dignité.
On n'est plus noir, asiatique, hispanique, blanc anglo-saxon aux États-Unis
aujourd'hui : on est Américain. On transcende son ethnie par une
appartenance choisie et revendiquée.
Le visiteur, pour un instant, peut se prendre à rêver que
cela peut exister en France, mais il lui suffit de parcourir les journaux
français à la terrasse d'un café, et il comprend
vite qu'en France, hélas, c'est plutôt le drapeau de l'Islam
qu'il lui faudrait afficher pour être tranquille…
Le visiteur, alors, ne peut s'empêcher de se dire en son for intérieur
: heureusement qu'il y a encore l'Amérique pour nous sauver de
nos lâchetés et de nos démissions, et heureusement
qu'il y a encore l'esprit américain. L'Amérique a encore
le courage, l'audace, la certitude de ce qu'elle est. Elle est ce qui
reste de l'Occident au sens plein, entier et digne du terme, et nous sommes
sa banlieue fanée. Ben Laden ne s'est pas trompé de cible
: briser l'Amérique, c'eût été briser chacun
d'entre nous et nous faire courir en tous sens comme un corps sans tête.
Ben Laden s'est trompé lourdement néanmoins en croyant que
les Américains étaient décadents et allaient se laisser
briser. Les Japonais s'étaient trompés déjà
à Pearl Harbor, et la suite des choses ne s'était pas très
bien achevée pour eux. En termes de meurtres et d'abjection, les
attentats du 11 septembre ont été pires que Pearl Harbor,
et nul ne peut douter que cela finira mal pour ceux qui ont conçu
ces actes immondes.
George Schultz, ancien Secrétaire d'État américain,
me disait récemment lors d'une rencontre à Stanford : "
Nous sommes un peuple généreux et bon. Bien que nul ne le
dise, il serait utile de rappeler que nous fournissons 80 % de l'aide
humanitaire mondiale, il nous arrive aussi d'être naïfs. Mais
nous sommes un peuple fier et sûr de ses convictions, imprégné
à nouveau de l'esprit des pionniers, et si on nous attaque injustement,
nous faisons front, sans fléchir, jusqu'à la victoire ".
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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