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Cohn-Bendit
Nouveau président du groupe des élus verts au Parlement
européen Daniel Cohn-Bendit brigue ouvertement la succession de
Romano Prodi à la présidence de la Commission européenne.
Beatles
Paul McCartney approuve l'intervention américaine en Afghanistan.
C'est la première fois qu'un ex-membre des Beatles soutient une
quelconque action de guerre.
Ben Laden
Si les Américains arrivent à attraper Oussama ben Laden,
ils le traduiront devant une cour martiale. Georges Bush a signé
un décret instaurant une cour spéciale, pouvant siéger
aux Etats-Unis ou à l'étranger. Cette procédure a
déjà été mise en œuvre pour les assassins
d'Abraham Lincoln et à l'encontre de nazis arrêtés
pendant la deuxième guerre mondiale…
Omc
L'Arabie Saoudite n'est toujours pas membre de l'Organisation Mondiale
du Commerce (OMC) car elle refuse, notamment, que des " activités
ou services prohibés par l'Islam " puissent être introduits
sur son territoire au nom de la liberté du commerce.
Tramway
Le projet de tramway cher aux élus verts de Paris, 7,9 km entre
la porte de Versailles et la porte d'Ivry, sur les boulevards extérieurs,
avec 17 stations, pourrait être mis en service en 2005.
Agriculture
Les accords signés la semaine dernière à Doha dans
le cadre de l'OMC pose le principe de l'élimination de toutes les
subventions à l'exportation. Mais, aucune échéance
n'a été fixée…
Imitation
Alain Rolland, le "Monsieur fête" du groupe des Galeries
Lafayette, envisage le plus sérieusement du monde de promouvoir
en France la célébration de la fête de Thanksgiving.
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
24 novembre 2001
La France n'est plus un état de droit
Claude Reichman
L a justice française est profondément malade. Nul ne peut
le nier. Manque de moyens ? Sans aucun doute. Mais surtout manque de principes.
Premier principe régulièrement transgressé : l'égalité
devant la loi. Quand un simple citoyen s'attaque à l'Etat et qu'un
enjeu de pouvoir est en cause, il n'a pas la moindre chance d'obtenir
un jugement favorable. Il y a sans doute des juges courageux, mais ils
ne peuvent pousser le courage jusqu'à donner tort à leur
employeur. Le mal vient donc de ce que les juges sont fonctionnaires.
S'ils étaient élus, ils seraient indépendants de
l'Etat. Leur mode de recrutement ne fait qu'ajouter à cette dépendance.
Pour l'essentiel ils sont issus de l'Ecole nationale de la magistrature.
Qui, avec l'Ecole nationale des impôts et, bien sûr, l'Ecole
nationale d'administration, forment l'ossature de l'appareil d'Etat. L'Etat
est servi par des hommes et des femmes qui ne connaissent ni la vie ni
le risque. C'est à cause de cela que l'Etat est devenu, en France,
l'ennemi du citoyen.
Deuxième principe transgressé par la justice française
: le strict respect des formes. Que de fautes de procédures validées
au motif qu'elles n'auraient pas eu d'influence sur le résultat
des investigations ! C'est ainsi qu'on a pu voir, dans l'affaire des paillotes
en Corse, un juge d'instruction mener l'enquête alors qu'il n'avait
pas qualité pour le faire et cette illégalité validée
par les instances d'appel et de cassation ! C'est également ainsi
que certains juges n'instruisent qu'à charge, négligeant
d'enquêter sur les éléments qui pourraient disculper
la personne mise en examen, qui, pendant ce temps, peut croupir en prison
ou, au meilleur des cas, se ronger les sangs en ne sachant ni quand ni
comment son drame se terminera.
Troisième principe transgressé par la justice française
: la recherche des véritables responsabilités. Dans l'affaire
du sang contaminé, on a jugé les ministres concernés
- et on les acquittés ou dispensés de peine - avant que
ne se déroule le procès de ceux qui étaient les acteurs
principaux de ce crime d'Etat, à savoir les membres des cabinets
ministériels et les directeurs d'administration. Leur procès
n'a toujours pas eu lieu ! Dans l'affaire Dumas, on a jugé l'ancien
président du Conseil constitutionnel - et on va le rejuger prochainement
en appel - pour une paire de bottines et quelques statuettes alors qu'avant
même la fin du procès devant le tribunal correctionnel l'arrestation
de M. Sirven permettait à la justice d'instruire enfin les circonstances
et les motifs du versement à Mme Deviers-Joncour d'une commission
de 60 millions de francs, qui est évidemment la clé de toute
cette affaire.
N'hésitons pas à le dire : dans ces circonstances, la justice
française s'est disqualifiée. Il peut y avoir une bavure
judiciaire sans que toute l'institution soit mise en cause. Mais une telle
série de dysfonctionnements et d'erreurs graves - auxquelles on
pourrait en ajouter beaucoup d'autres, en commençant par les innombrables
arrêts non motivés du Conseil d'Etat et en continuant pas
les arrêts de la Cour de cassation refusant d'appliquer les jurisprudences
communautaires, alors qu'elle y est tenue par les engagements européens
de la France - pose un problème d'une extrême gravité.
La France se flatte d'être un Etat de droit. Elle ne l'est plus.
Il va falloir d'urgence doter la justice de moyens supplémentaires.
Mais ils ne suffiront pas à la sauver. Pour regagner la considération
du pays, elle va devoir se réformer profondément. On ne
peut prétendre juger les autres sans expérience de la vie.
C'est donc de l'école de la vie, et non de l'école de la
magistrature, que doivent être issus les juges. Seuls des hommes
et des femmes ayant une expérience professionnelle ou associative
doivent pouvoir, par la voie de l'élection, accéder à
ces fonctions. Et ce sera justice.
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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