|
Retour
Imams
Guy Sorman propose que la formation d'imams français soit prise
en charge par le budget de l'Etat.
Orange
France Telecom est si satisfait du passage de sa marque " Itinéris
" à " Orange " qu'il envisage de généraliser
cette dernière enseigne à l'ensemble de son groupe.
Pétrole
En valeur constante, le prix du baril de pétrole a baissé
depuis 1973. la valeur d'un euro est égale à celle du franc
de 1967…
Restos
Coluche ne souhaitait pas pérenniser les restos du cœur. Sous la
férule de la veuve de l'humoriste, l'association a distribué
l'année dernière, 58 millions de repas à 540 000
bénéficiaires. Son budget dépasse 500 millions de
F.
FORFAITURE
Le très soixante-huitard Syndicat de la Magistrature vient d'adopter
une motion appelant à "écarter l'application"
des mesures antiterroristes adoptées par le gouvernement...
AFRIQUE DU SUD
L'ANC, le parti de Mandela, vient de conclure un accord de gouvernement
avec le Nouveau Parti National, héritier du PN, qui fut au pouvoir
du temps de l'apartheid.
HONGRIE
Le premier ministre hongrois, le libéral Victor Orban, n'exclue
pas une éventuelle coalition avec l'extrême-droite (créditée
de 15 % dans les sondages) après les législatives de 2002.
LE PEN
Après Alain Dumait, c'est au tour d'Alain Duhamel de s'élever
contre le scandale pour la démocratie que constituerait l'absence
du président du Front National au moment des présidentielles,
faute d'avoir obtenu les cinq cent signatures.
|
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com15
décembre 2001
Il faut chasser la caste anarchique
Claude
Reichman
Les gendarmes ont enfreint la loi qui leur interdit de manifester. C'est
un événement d'une extrême gravité. Mais il
n'est en rien étonnant. Il y a longtemps qu'en France on ne respecte
plus les lois de la République sans qu'aucune sanction ne soit
prise. Bien entendu cette " indulgence " ne concerne pas les
individus isolés ni les citoyens paisibles et de bonne foi, et
encore moins ceux qui essayent de se défendre contre les malfaiteurs.
Eux ont tout à craindre de la justice et de l'administration. En
revanche les groupes violents ne risquent rien. La France n'est plus un
État de droit. Elle est revenue au temps des grandes compagnies,
ces bandes de pillards qui mettaient le pays en coupe réglée
sans que le pouvoir royal fût à même de réagir
et de protéger ses sujets.
Dur avec les humbles, faible envers les puissants, tel est aujourd'hui
le pouvoir en France. La raison en est simple : il n'est revêtu
d'aucune véritable légitimité. Les citoyens ne se
déplacent plus pour voter, mais cela n'empêche pas les gouvernants
de se comporter comme s'ils détenaient un mandat du peuple. Et
de faire tout pour interdire à celui-ci de s'exprimer. Voyez la
manière dont la presse et l'audiovisuel sont muselés. Oh
! il n'y a pas de censure officielle. Mais les médias savent parfaitement
ce qu'il faut faire - et surtout ne pas faire - pour complaire au pouvoir.
Dans n'importe quel pays démocratique ce mur du silence serait
aussitôt démantelé. Pas en France. On se demande même
pourquoi on gâche autant de papier et d'heures d'antenne si c'est
pour ne donner que le point de vue des officiels. Un organe unique, tel
que La Pravda, suffirait amplement.
Les choses ne peuvent aller qu'en empirant. Qui a cédé cédera.
La France est en quête d'autorité. Chacun sent bien que des
événements graves se préparent et que le pouvoir
sera incapable d'y faire face. Le risque est alors qu'un démagogue
surgisse et, à un peuple apeuré, propose et impose la paix
de la dictature. L'histoire, dit-on, ne se répète pas. Elle
bégaye. Cela suffit à nous faire craindre la renaissance
de l'hydre totalitaire, qui n'aura d'ailleurs qu'à prendre la suite
d'un pouvoir qui l'est lui-même déjà mollement devenu
sans que les Français en aient vraiment pris conscience.
C'est la raison pour laquelle, à l'occasion de l'élection
présidentielle, doivent être jetées les bases du redressement.
Le programme que je présente aux Français reçoit
un accueil exceptionnel. Personne, je dis bien personne, ne m'a encore
dit qu'il est irréalisable. Bien au contraire les très nombreux
messages que je reçois le jugent facile à mettre en œuvre,
pour peu qu'on ait la volonté de le faire. C'est évidemment
là que le bât blesse. Les politiciens actuels ne veulent
pas le changement. Le statu quo leur est trop profitable. Ils savent fort
bien que si le peuple prend ses affaires en main, ils perdront leurs prébendes
et le grand confort dont ils bénéficient. Et ils sont prêts
à aller jusqu'au bout de l'affaissement national plutôt que
de se remettre en cause.
Certains d'entre eux commencent pourtant à faire preuve d'un peu
plus de lucidité. Ce sont ceux que le système a mis à
l'écart, parce qu'ils jouaient le rôle du caillou dans la
chaussure. Ils seront suivis par beaucoup d'autres, quand ils comprendront
qu'un nouveau train vient de partir et qu'ils tenteront de le prendre
en marche. Mais ne craignons pas la récupération. Il suffit
que les passagers de la dernière minute ne soient pas aux commandes.
L'essentiel alors sera l'union de tous au profit de la France.
La France ! Qui en parle encore aujourd'hui ? Il n'y a plus que des catégories
qui réclament, manifestent et menacent. L'exemple de l'égoïsme
leur vient d'en haut. La caste énarchique qui nous gouverne ne
pense qu'à multiplier ses privilèges. Le général
de Gaulle voulait un État fort. En lieu et place des élus
traditionnels, accusés de gouverner petitement, il a installé
de " grands commis ". Son autorité disparue avec lui,
les commis sont devenus les maîtres. Ils se comportent comme tels
et tyrannisent le peuple. Il faut les chasser. Dans l'intérêt
de la France.
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
|