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CHIFFRE SIGNIFICATIFS
COLOMBIE
3 706 prises d'otages en 2000, 5 800 assassinats entre 1999 et 2001, 213
855 personnes chassées de leurs demeures depuis janvier 2001, 100
000 mines antipersonnelles disséminées dans tout le pays
: c'est le prix effarant que paye la Colombie, prise en tenaille entre
les milices d'extrême droite et les terroristes marxistes.
ENDETTEMENT
Le taux d'endettement des ménages français, qui était
tombé à 51 % en 1995, est remonté à 54,5 %
en 2000.
SIEGES SOCIAUX
Selon une étude de l'Economist Intelligence Unit, le Japon serait
le pays le plus coûteux pour les entreprises. Les États-Unis
se classent second, devant l'Allemagne, l'Angleterre et la Belgique. La
France est septième, l'Italie dixième, l'Espagne onzième.
Une enquête qui démontre simplement que les salaires et les
loyers sont plus élevés dans les pays riches que dans les
pays pauvres
ARGENTINE
L'Argentine, aujourd'hui en situation de dépôt de bilan,
était créditée en 1948 d'un PIB par habitant supérieur
à celui des Anglais
Informatique
Au troisième trimestre, d'une année sur l'autre, les ventes
de micro-ordinateurs ont diminué de 6 % à 8,6 millions d'unités.
Seul Dell Computeur tire son épingle du jeu
Déplacements
D'ici 2030, la population devrait s'accroître de 16 % dans les régions
Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes, de 21 % en PACA et de
34 % dans le Languedoc-Roussillon.
INDUSTRIE
La production industrielle française diminue depuis plusieurs mois.
Elle est à son plus bas niveau depuis octobre 1995
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
24 novembre 2001
Vive l'euro, mais avec des taux libres !
Bernard
Trémeau
Jusqu'au Marché Com-mun, la France vivait pratiquement en autarcie
économique, à l'abri de barrières douanières.
Le gouvernement français était responsable de ses politiques
fiscale, budgétaire et monétaire. Quand il avait besoin
d'argent pour satisfaire une demande catégorielle ou pour financer
une politique coûteuse, il augmentait parfois les impôts,
annonçait un déficit budgétaire ou créait
un peu plus de monnaie. Le déficit budgétaire ou la création
monétaire excessive ont un gros avantage : elles permettent de
donner aux uns sans apparaître prendre aux autres. L'inflation réduisait
une demande devenue trop forte et finalement une dévaluation corrigeait
le déséquilibre créé par l'inflation.
Avec le Marché commun et la suppression des barrières douanières,
la situation est restée la même pour les gouvernements. Mais
la suppression des droits de douane a mis en concurrence les entreprises
françaises ou allemandes. Les voitures allemandes ou les vins italiens
sont venus concurrencer les voitures ou les vins français. Les
consommateurs européens ont ainsi eu plus de choix, des produits
de meilleure qualité et à un moindre coût. Mais certaines
entreprises françaises, allemandes ou italiennes, incapables de
devenir compétitives dans un Marché européen, ont
été éliminées. Ceux qui y travaillaient ont
dû changer d'emploi.
Ensuite, une nouvelle étape est franchie. Une parité fixe
est établie entre les monnaies, et le recours à la dévaluation
est pénalisé. Il devient impossible d'avoir une politique
monétaire rigoureuse à Paris et une politique laxiste à
Bonn. Tout le monde doit impérativement avoir une politique fiscale
budgétaire et monétaire aboutissant au même taux d'inflation
partout. Si les prix montent plus vite en Allemagne qu'en France, les
Allemands ne peuvent plus dévaluer pour rééquilibrer
leurs échanges Leurs entreprises deviennent moins compétitives
et le chômage apparaît chez eux.
Les gouvernements sont libres de faire un bon budget
Avec la création de la Banque Centrale Européenne, les
gouvernements européens abandonnent leur pouvoir de création
monétaire et le confient à un organisme totalement indépendant
qui a une seule mission : maintenir l'inflation européenne en dessous
de 2 %. On met en place une politique monétaire commune : elle
peut être trop restrictive pour l'Allemagne proche de la récession,
mais pas assez pour l'Irlande proche de la surchauffe. Cependant les gouvernements
sont encore libres de décider de leurs politiques fiscale et budgétaire.
Enfin apparaît le plan de stabilisation : les gouvernements s'engagent
à équilibrer leurs budgets en moins de deux ans. Les gouvernements
ne disposent plus que de leur politique fiscale. Et tous les gouvernements
subissent la concurrence de la politique fiscale des autres gouvernements.
Telles sont les fantastiques contraintes qui pèsent sur les gouvernements
européens 15 jours avant la naissance de l'euro. Or, le 16 mai
2000, la FED, la Banque centrale américaine, a décidé
d'augmenter à 6,5 % son taux de base, pour s'opposer à un
éventuel excès de liquidités. Cette brutale réduction
de la création monétaire américaine stoppe comme
prévu la merveilleuse et longue expansion économique américaine,
expansion dont l'Europe récoltait de très bonnes retombées.
Six mois plus tard, comme prévu, le chômage commence à
augmenter aux USA. La FED attend le 3 janvier 2001 pour baisser une première
fois son taux de base, mais le chômage s'installe de plus en plus
aux USA et déborde avec trois mois de retard sur l'Europe. La FED
baisse ensuite 7 fois ses taux avant les attentats du 11 septembre, qui
plongent certains secteurs de l'économie dans le rouge. La onzième
baisse en un an a lieu le 11 décembre 2001. Les taux tombent de
6,50 % à 1,75 %, en dessous du taux d'inflation du dollar. Du jamais
vu depuis des décennies L'Europe subit, totalement impuissante,
les erreurs de la politique monétaire américaine.
On a retiré la gestion de la monnaie au pouvoir politique et c'est
un grand progrès. Mais les responsables des banques centrales subissent
maintenant une fantastique pression médiatico-politique, les rendant
responsables de tous les maux. Cette situation les pousse à prendre
des mesures inadaptées. Il existe heureusement une autre solution
: retirer aux banquiers centraux le soin de déterminer le taux
artificiel du court terme et laisser le marché déterminer
son taux naturel avec sa souplesse habituelle, comme le marché
détermine le juste prix d'une marchandise.
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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