Retour

 

" On est lÀ " !
Un groupe d'élus " de droite " vient de lancer une association " On est là " dont l'objet est de réfléchir sur des sujets de société comme la toxicomanie, le sida, l'homosexualité ou l'euthanasie. Première proposition de ce groupe : la création de " salles de shoot " où l'on pourrait consommer de l'héroïne sous contrôle médical…

Cumul
Les élus verts, fort acharnés contre les " cumulards ", acceptent quelques exceptions : Noël Mamère, député de la Gironde, candidat à l'élection présidentielle, conserve son fauteuil de maire de Bègles.

Nomadisme
Martine Aubry ne serait pas candidate aux élections législatives à Lille mais plutôt à Seclin. Philippe Seguin, quant à lui, irait se représenter dans les Vosges…

Mata-Hari
Fusillée pour espionnage le 15 octobre 1917 à Vincennes à l'âge de 41 ans, Margaretha Zelle MacLeod, dite Mata-Hari, pourraît, être réhabilitée. Selon une enquête en révision qui vient d'être déposée sur le bureau de la ministre de la justice, l'accusation d'espionnage ne reposerait que sur de faux témoignages des services secrets français…

Sous X
Jusqu'à la fin des années soixante-dix, il y avait en France, estime-t-on, environ 10 000 naissances anonymes par an (" sous X "). Ce chiffre est tombé aujourd'hui à moins de 600.

Mariages
Près d'un enfant sur quatre naît aujourd'hui hors mariage. Cette proportion passe à un sur deux pour le premier enfant.

Enseignement
Le coût budgétaire d'un élève de l'enseignement public a augmenté de 20 % depuis 1997. Ce coût augmentera encore de 4,5 % en 2002 (rapport de Philippe Richert, sénateur).

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com 24 novembre 2001

 

La France ne doit pas connaître le sort du Liban
Claude Reichman

Plutôt que de flatter les diverses communautés, les hommes politiques feraient mieux de ne parler que de l'intérêt général et de le privilégier dans chacun de leurs actes. Or c'est tout le contraire à quoi l'on assiste en France, et le mouvement ne fait que s'accentuer. Au point qu'on se demande si être français a encore un sens pour les princes qui nous gouvernent. Ils n'en ont que pour les minorités, quel que soit le motif de leur différence. On est ainsi passé des minorités religieuses aux minorités ethniques, les unes recouvrant souvent les autres, puis on en est arrivé aux différenciations sexuelles - parmi lesquelles il ne faut pas compter le sexe féminin, qui n'est pas minoritaire -, avant d'en venir - qui sait ?- à des différenciations encore moins évidentes : qui peut nous dire ce qu'on a fait pour les rouquins que complexerait leur couleur de poil ?
Pourtant on aurait tort d'en rire. Le phénomène est grave, car il signe sans aucun doute, s'il se développe encore, la fin de la communauté française, celle qui fait que tous ensemble nous habitons un pays aux lois duquel nous obéissons et que nous sommes prêts à défendre en cas de besoin, y compris jusqu'au sacrifice de notre vie. Depuis que la France existe en tant que telle, ces principes se sont appliqués et ont assuré sa survie, même dans les pires épreuves. Aujourd'hui, ils sont remis en question au plus haut niveau, sans que cela émeuve grand monde.
C'est la raison pour laquelle Joseph Macé-Scaron a voulu pousser un cri d'alarme - et de colère - dans un essai de belle facture, La tentation communautaire*. Sans doute aurait-il pu évoquer en titre l'erreur ou même le drame communautaire, tant le corps de l'ouvrage démontre avec force la nocivité de cette dérive. Dont l'auteur, éditorialiste au Figaro, nous donne une définition des plus claires. Le communautarisme, écrit-il, peut être considéré comme " la valorisation de la culture minoritaire au détriment de notre humanité commune et, surtout, comme la volonté de faire exercer à la communauté en question un contrôle absolu et exclusif sur ses membres. "

Le problème
de l'islam

Macé-Scaron n'élude pas le problème auquel on pense aussitôt, celui de l'islam, puisqu'aussi bien celui-ci est à la fois une religion et un corpus de lois temporelles. Et de citer le recteur de la mosquée de Lille, dans une conférence prononcée le 9 octobre 1997 : " Dans l'islam, la notion de citoyenneté n'existe pas, mais la notion de communauté est très importante. " " Et le recteur de réclamer que, une fois la communauté islamique reconnue, celle-ci ait ses propres lois, en dehors de celles qui seraient communes à la charia et à la République. " Nous voilà donc au cœur du mal français : peut-on intégrer plusieurs millions de musulmans à la communauté nationale sans exiger qu'ils renoncent à la partie temporelle de leur religion, autrement dit à leur religion elle-même ? Le problème est d'ailleurs devenu mondial avec les attentats du 11 septembre. La guerre contre les islamistes n'est pas forcément une guerre contre l'islam, mais elle démontre à l'évidence que la cohabitation pacifique de l'Occident avec ce dernier ne sera possible que si celui-ci évolue vers une séparation du dogme et de la loi, et n'embrasse plus que le domaine spirituel. Est-ce trop lui demander ? Après tout, c'est bien le chemin qu'a accompli, en quelques siècles, le christianisme en renonçant à tout rôle politique. Et puisqu'il a ouvert et balisé la voie, les autres peuvent faire le parcours en beaucoup moins de temps.
Notre République, qui se dit laïque, peut-elle accepter sans périr l'intrusion du communautarisme sous toutes ses formes ? La réponse est évidemment négative. Non, il n'est pas acceptable de laisser les divers groupes " régler les problèmes entre soi ". Or, ajoute Macé-Scaron, " s'en remettre aux lois, aux codes du groupe, c'est précisément ce que recherchent tous les communautarismes, qu'ils soient corses, gays, blacks ou musulmans ".
La faiblesse des politiciens français nous conduit au drame. " Il y a un pays, rappelle l'auteur, qui a vu se multiplier les partis confessionnels sur le terreau de ses communautés religieuses. Il s'appelait le Liban. " Le même sort nous est promis si nous ne réagissons pas.

.............................................................................................................................................

Voyous
Monsieur Claude Bartolone, Ministre de la Ville, ne supporte plus le terme de " sauvageon ". Il a parfaitement raison. Il est temps que tous, aussi bien politiques que gens des médias emploient le terme français correct qui est : " voyou ". Appeler les choses et les gens par le terme propre serait peut-être un commencement pour avoir une juste vision de la situation de la France.
Guy Pernia - 30

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com