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Jeunes socialistes
" Jospin président, Aubry à Matignon, Fabius en prison
!" C'est le slogan que reprenaient en cœur pendant les trajets en
autocar les jeunes socialistes qui se rendaient à leur congrès
de Lille…
SOCIALISME
"Un ouvrier est rarement, pour ne pas dire jamais, un socialiste
au sens entier et cohérent du terme. Sa vision d'un avenir socialiste
est une vision de la société actuelle, débarrassée
de ses abus les plus criants, mais s'organisant autour des mêmes
centres d'intérêt qu'aujourd'hui - la famille, le pub, le
football et la politique locale. " (George Orwell)
Statut des élus
" Tout en exprimant son attachement au principe de gratuité
du mandat électif, la mission sénatoriale d'information
- sur le statut des élus - a néanmoins préconisé
une revalorisation des indemnités de fonction "… (rapport
pour avis de Daniel Hoeffel, sénateur, ancien ministre RPR).
Amnésie
" Il y a 25 ans l'Etat possédait tout, contrôlait tout.
Il détenait l'ensemble des grandes entreprises françaises
" (Claude Allègre).
Sauf que ce sont ses propres amis socialistes qui, en 1981, alliés
aux communistes, ont nationalisé toutes les grandes affaires de
l'industrie et de la finance…
Prostitution
" Lorsque j'étais Parisien, je passais souvent par la rue
Saint-Denis… " (Eric de Montgolfier, procureur de la République
près le Tribunal de Grande Instance de Nice).
Parler vrai
" Nous manquons fâcheusement d'emmerdeurs qui se chargent de
dire leurs quatre vérités à toutes ces bandes ingénieusement
armées qui tiennent le haut du pavé, noyautent la presse,
terrorisent l'opinion, organisent autour de l'opposant un silence de mort
" (René Etiemble, décédé le 7 janvier
2002 à l'âge de 92 ans).
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
24 novembre 2001
Perspectives 2002 Politique et géopolitique
Guy Millière
Le mois de janvier est, en général, propice à l'examen
de l'année qui vient de s'achever, ainsi qu'à l'énoncé
de perspectives concernant l'année qui commence.
De nombreux événements sont survenus en 2001 sur les cinq
continents, mais aucun n'a été aussi marquant, et aussi
lourd de conséquences, que l'ensemble d'attentats dont les États-Unis
ont été victimes le 11 septembre.
Ces attentats, si on entend analyser leur portée, n'ont pas, comme
on l'a dit, révélé la " vulnérabilité
" des États-Unis. Ils ont marqué la fin de la parenthèse
Clinton, et ont montré au grand jour les conséquences délétères
d'une présidence clinquante et médiocre (la désorganisation
des services secrets sous Clinton et la sous-estimation systématique
par Clinton des dangers du terrorisme sont pour beaucoup dans ce qui est
arrivé). Ils ont marqué, aussi et surtout, les véritables
débuts de la présidence Bush : c'est dans l'épreuve
qu'on voit la qualité d'un homme et Bush s'est montré plus
qu'à la hauteur de la situation. Bush avait aussi réuni
autour de lui dès le 20 janvier une équipe dont on peut
voir aujourd'hui la solidité.
Ces attentats nous ont, en outre, fait rentrer dans une nouvelle ère
qu'on peut définir en quelques mots :
- La domination américaine sur la planète n'est pas amenuisée,
elle est plus évidente et plus incontournable que jamais. Les États-Unis
sont le seul pays à pouvoir intervenir où et quand ils le
décident sur la surface de la planète, et ils sont le seul
pays à pouvoir intervenir de façon décisive, rapide
et sans demander l'aide de personne.
- La domination américaine fonctionne, ce doit être noté,
avec l'assentiment de la population américaine, et sur la base
de valeurs partagées par les Américains : liberté,
droit, civilisation occidentale. Aucun pays n'a été à
ce point dominant dans l'histoire de l'humanité, mais aucun pays
dominant n'a été imprégné d'idéaux
aussi nobles.
- La supériorité technologique américaine est écrasante
et fait la différence dans un contexte où la guerre n'est
plus la même, et où le terrorisme apparaît comme la
seule ressource et le seul recours de ceux qui savent ne pas pouvoir l'emporter
de façon conventionnelle.
- L'ennemi, le " nouvel empire du Mal " est bien identifié
et a les contours d'un islamisme radical appuyé sur des états-voyous
(rogue states) que seuls les États-Unis ont les moyens de combattre
efficacement.
Les conséquences de l'entrée dans la nouvelle ère
commencée en 2001 se font déjà sentir, et elles se
feront sentir plus nettement encore en 2002 :
- Les États-Unis ne seront pas isolationnistes, mais " unilatéralistes
". Le gouvernement américain peut consulter les autres gouvernements,
mais il sait que seule sa décision compte, et que sans sa décision,
un accord n'existe pas. Il sait, en outre, que seule la victoire importe
et qu'une fois celle-ci acquise, l'essentiel est là, et que ceux
qui maugréent se rangent vite dans le camp des vainqueurs. L'unilatéralisme
s'est vu en Afghanistan comme il s'était déjà vu
face au traité de Kyoto, face au projet de Tribunal pénal
international ou face au traité ABM. On peut parier qu'il se verra
plus encore dans les mois à venir. Et vues les valeurs défendues
par les États-Unis, on peut s'en réjouir.
- Une recomposition du monde va s'opérer dont les deux pôles
seront l'Amérique et l'ennemi principal de l'Amérique. Les
États- Unis, reconstituant leur leadership, vont attirer dans leur
champ de gravitation tous ceux qui ont intérêt à se
situer dans ce champ de gravitation et d'en toucher les dividendes. Cela
concerne et concernera la Russie, la Grande-Bretagne, divers pays d'Asie,
mais aussi des pays arabes modérés qui feront allégeance
au plus fort et au plus riche, et trembleront devant sa puissance. L'ennemi
principal, lui, n'est pas mort, et nuira encore, mais connaîtra
sous diverses formes des défaites qui vont changer la donne au
Pakistan, en Irak, en Somalie, au Yémen, en Arabie Saoudite, en
Syrie, en Iran, et dans les territoires palestiniens. Le temps va sans
aucun doute se couvrir pour tous ceux tentés par islamisme et terrorisme.
- L'Europe apparaîtra davantage encore pour ce qu'elle est déjà,
un nain politique, militaire et diplomatique, et ses différentes
composantes devront, comme la Grande-Bretagne l'a déjà fait,
choisir leur camp. La France, en particulier, devra voir qu'elle n'a plus
guère de marge pour jouer en solo ou naviguer en eaux troubles,
entre Saddam et Yasser, au nom d'une " politique arabe " qui
apparaîtra de plus en plus comme étant non la marque d'une
différence, mais l'évidence d'une insoutenable lâcheté.
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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