|
Retour
Travail
L'année dernière, en moyenne, un salarié américain
a travaillé 12 semaines et demie de plus qu'un salarié français…
ESB
Depuis l'apparition de la maladie de la vache folle en France en 1991,
458 cas ont été diagnostiqués, dont 217 en 2001.
Tourisme
La France, avec 11 % du marché mondial et 20 % du marché
européen, demeure la principale destination touristique devant
les Etats-Unis et l'Espagne. Mais, en termes de recettes, ces deux pays
la devancent…
Nasa
La Nasa américaine paye onze dollars de l'heure des volontaires
acceptant de rester allongés toute la journée pour étudier
les effets de l'apesanteur.
GOLF
Le nombre de golfeurs licenciés a explosé en six ans : +
50 000. Après une crise de croissance durant les années
90, le sport-phare des années 80 revient à la mode.
Folie
Entre 1992 et 1997, le nombre d'internements psychiatriques sans consentement
de l'interné a augmenté de 65 %…
INTERMÉDiAIRES
Entre 2000 et 2001, alors que les éleveurs ont dû baisser
le prix de vente du boeuf de 5 %, les consommateurs ont dû payer
celui-ci 20 % plus cher...
Femmes battues
En 2000, pas moins de 3 813 faits de violence conjugale ont été
dénoncés dans les commissariats de police de Paris et de
sa proche banlieue. Une main courante sur deux concerne ce type de délit…
|
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
19 anvier 2002
Avis de tempêtes monétaire
Bernard
Trémeau
Les miracles en matière monétaire n'existent pas. Quand
on fabrique trop de monnaie, on dévalorise la monnaie, on fait
de l'inflation. Quand on n'en fabrique pas assez, on expose le pays à
la récession. La création monétaire doit s'adapter
avec souplesse à la production.
Les responsables de l'Argentine ont cru qu'on pouvait relier par une parité
fixe leur monnaie au dollar, sans avoir besoin d'appliquer en Argentine
une politique monétaire aussi rigoureuse qu'aux USA. L'inflation
est apparue en Argentine, tandis qu'elle n'existait pratiquement pas aux
USA. La parité fixe avec le dollar a empêché le rééquilibrage
automatique par le marché entre les valeurs des monnaies américaine
et argentine. Chute des exportations, progression des importations et
du chômage sont les conséquences normales et prévisibles
d'une telle situation. Les gestionnaires de la monnaie argentine auraient
dû depuis longtemps remettre leurs pendules à l'heure, donc
dévaluer leur monnaie. Mais un gouvernement qui dévalue
risque de ne pas être réélu : les responsables politiques
ont donc temporisé, croyant au miracle. Mais un jour tout le monde
s'est précipité chez le banquier pour échanger sa
monnaie argentine contre de beaux et solides billets verts. La crise monétaire
s'est transformée en une crise économique, politique et
sociale. La mauvaise politique monétaire suivie est responsable
des émeutes et des morts.
Les responsables de la monnaie américaine ont brutalement réduit
la création monétaire aux USA en mai 2000. Il n'y avait
alors pratiquement pas d'inflation aux USA sur les biens de consommation
courante, mais il y avait une réelle " inflation " sur
la valeur des actions cotées en bourse, une " bulle spéculative
". La bulle spéculative a parfaitement été crevée,
et les bourses du monde entier se sont effondré. Mais six mois
plus tard, l'économie américaine a commencé à
ralentir. Ce ralentissement était totalement prévisible
: trop de monnaie donne de l'inflation, mais pas assez de monnaie expose
à la récession, un délai de 6 à 7 mois séparant
toujours la décision monétaire de l'apparition de ses effets
secondaires sur l'économie. Le chômage grimpe à nouveau
aux USA, et aussi en France.
Les premiers signes de ralentissement économiques sont apparus
avec l'automne de l'an 2000. Il fallait rectifier le tir. L'année
2001 restera dans les annales monétaires internationales une année
absolument extraordinaire : dès le mois de janvier, puis par 11
fois, les responsables de la monnaie américaine ont décidé
d'en augmenter la masse. L'attentat du 11 septembre n'a pas amélioré
la situation : il a poussé les responsables politiques américains
à désirer encore une augmentation plus importante de la
masse monétaire, pour lutter contre le terrorisme…
La bourse grimpe à nouveau dans le monde entier, la production
industrielle américaine redémarre. Mais avec un taux court
à 1,75 aujourd'hui (plus faible que le taux d'inflation aux USA)
l'inflation est prévisible : elle sera là dans 6 mois. Il
est absolument nécessaire de rectifier dès aujourd'hui le
tir. Mais Ben Laden est passé par là et si les responsables
politiques américains n'autorisent pas une augmentation des taux
courts aujourd'hui aux USA, on peut annoncer un avis de tempête
dans 6 mois. Et une tempête aux USA, c'est un énorme orage
dans le monde entier.
Des pièces d'euro cohabitent maintenant, et pour quelques semaines
encore, avec des francs ou des lires dans nos poches. La création
monétaire est confiée à une banque centrale. Mais
en Europe les politiques sociales et fiscales restent du domaine des pouvoirs
politiques locaux. Si une inflation progresse plus rapidement en France
qu'en Allemagne, le chômage va se développer chez nous. Une
tempête du type argentin devient envisageable en France.
Le chômage progresse aujourd'hui en France et nos responsables politiques
font pression sur la banque pour qu'elle baisse ses taux, et les taux
baissent. Dans 6 mois nous risquons ainsi d'avoir de l'inflation en plus
du chômage. Un autre avis de tempête doit encore être
lancé.
Nos responsables politiques devraient lire Milton Friedman.
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
|