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GRAMMAIRE
Les nouveaux programmes de grammaire mis en place pour la rentrée
prochaine ne comprendront plus l'apprentissage du passé simple...
TGV
Depuis l'ouverture, en juin dernier de la ligne TGV Sud-Est (ex. Méditerranée),
le trafic global sur l'ensemble de cet axe, comparé à la
même période de l'année 2000, a augmenté de
40 %.
CES
Le Conseil économique et social refuse de répondre aux questions
des commissions parlementaires, comme de la Cour des comptes, sur ses
dépenses : en s'appuyant sur l'ordonnance de 1958, qui pose le
principe de son " indépendance "...
RMI
Bien que la barre du nombre de bénéficiaires du RMI soit
descendue légèrement en-dessous du million de personnes,
ce dispositif coûte de plus en plus cher. Au moins 46,5 milliards
de francs selon le sénateur Paul Blanc. En outre, le nombre d'allocataires
présents depuis plus de deux ans augmente. Plus d'un tiers des
bénéficiaires reste dans le dispositif plus de quatre ans…
MAISONS CLOSES
Silvio Berlusconi envisage de légaliser les maisons closes, ce
qui offrirait, selon lui, le triple avantage de nettoyer les rues, d'offrir
une situation stable aux prostituées et d'affaiblir la mafia...
Porte-avions
L'unique porte-avions nucléaire (PAN) français, le Charles
de Gaulle a coûté 20 milliards de F et quinze années
d'efforts avant d'être mis à l'eau. Il sera bientôt
indisponible pour cause d'entretien et de réparations, d'abord,
pour plusieurs mois en 2004-2005 puis pour deux ans en 2010-2011. Le second
PAN ne sera pas livré avant 2015. Et comme le prédécesseur
du Charles de Gaulle, le Foch, a été vendu au Brésil
en octobre 2000, pour 85 millions de francs, la marine française
devra se débrouiller sans porte-avions...
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
19 anvier 2002
A moins d'un sursaut La droite va perdre l'Élysée !
Claude Reichman
À cent jours de l'élection présidentielle, le doute
n'est plus permis : à moins d'un sursaut, la droite va perdre
l'Élysée. Cette certitude repose sur une vérité
mathématique : le total des voix obtenues, dans les sondages de
premier tour, par ses divers candidats, en incluant MM. Le Pen et Mégret,
n'atteint pas la majorité. Or on sait que les électeurs
de M. Le Pen ne se reporteront pas tous, tant s'en faut, sur M. Chirac,
si c'est lui qui reste en lice au deuxième tour.
Comment en est-on arrivé à ce nouveau désastre annoncé
? Par une série d'aberrations qui témoignent de l'aveuglement
des dirigeants de la droite traditionnelle, président de la République
compris.
Première aberration : ils ont cru que l'éclatement du Front
national allait faire disparaître cette fraction de la droite du
champ électoral. Or, constituée pour l'essentiel de citoyens
indignés de la connivence entre la droite parlementaire et la gauche,
qui se traduit par de fausses alternances au pouvoir, elle continue de
représenter plus de 10 % des électeurs. Par ailleurs s'il
est exact que le risque de triangulaires aux législatives a diminué,
à l'élection présidentielle, où il ne peut
y en avoir, puisque seuls les deux candidats arrivés en tête
ont le droit de se maintenir, les mauvais reports risquent d'avoir exactement
le même effet.
Deuxième aberration : continuer à croire que cette élection
allait se gagner au centre, alors que tout indique une radicalisation
de l'électorat de droite en réaction à l'augmentation
continue de l'insécurité et des prélèvements
obligatoires. On peut concevoir que le président sortant souhaite
adopter une position centrale, mais à la condition de se garder
à droite. Or il a laissé ce flanc béant, tant au
plan idéologique qu'à celui des hommes. Ni M. Bayrou, ni
M. Madelin ne sont capables de le tenir, pas plus que M. Pasqua, qui n'a
pas su faire fructifier le capital de voix obtenues aux européennes
de 1999 et que ses démêlés judiciaires font plus qu'affaiblir.
Quant au lancement, spontané ou organisé, de Mme Boutin
et de Mme Lepage, il ne correspondait à aucune réalité
charismatique, sociologique ou politique et n'a eu aucun résultat.
Faire donner la garde !
Troisième aberration : ignorer l'évolution sociologique
de la France. À mesure que le socialisme s'étend, il crée
de nouvelles couches d'obligés qui ont tout intérêt
à ce que le système perdure, réduisant d'autant la
proportion des entreprenants. Plutôt que d'encourager ceux-ci à
attendre avec espoir l'élection présidentielle et l'inversion
de tendance qu'elle devrait entraîner, M. Chirac a multiplié
les déclarations où il se portait garant de la folle panoplie
des avantages sociaux, alors que l'immense majorité de son camp
considère qu'ils sont la cause principale du mal français,
transformant les citoyens en assistés et jouant un rôle d'aimant
dans les phénomènes d'immigration.
" Et maintenant que vais-je faire ? ", chantait Gilbert Bécaud,
qui vient de mourir. C'est la question que se posent avec angoisse Jacques
Chirac et les dirigeants de la droite parlementaire. À dire vrai,
ils ne peuvent plus faire grand-chose, tant ils se sont engagés
dans l'impasse de la pensée unique. Leur seule issue est de laisser
faire ceux qui n'ont cessé de dénoncer leurs erreurs et
qui n'ont jamais cédé à la moindre connivence avec
la gauche. Or jusqu'à ce jour, la fausse droite n'a eu qu'un seul
souci : étouffer toute voix plaidant pour l'affirmation des valeurs
de liberté, d'initiative et de fermeté. Comme pour écarter
d'elle toute tentation de respecter le voeu profond de ses électeurs,
au risque de déplaire aux journalistes de gauche qui exercent leur
dictature sur l'opinion. Mais il s'agit d'une dictature de pacotille,
qui ne résistera pas une heure à l'affirmation par le pays
de sa volonté de changement. Pour n'avoir pas voulu le croire,
pour s'être laissé domestiquer par la gauche, la droite parlementaire
et l'actuel président de la République sont en passe de
laisser à la gauche le dernier pouvoir qui lui manque encore, celui
dont le siège se trouve à l'Élysée.
Il leur reste cent jours, tout juste cent jours, pour reconnaître
leurs erreurs et faire donner la garde. Celle des soldats de la liberté,
écartés des honneurs et des prébendes dont ils n'ont
d'ailleurs jamais voulu, mais qui ont gardé vivantes en eux les
vertus ancestrales du peuple de France.
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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