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Allergie
Le Dr Alvaro Cadahia, chef de service d'allergologie à Barcelone, a signalé avoir traité une vingtaine de cas de personnes allergiques aux pièces de 1 et 2 euros. Le nickel contenu dans ces pièces serait à l'origine de cette euro-allergie…

Hypothèque
L'UDF a décidé d'hypothéquer son siège parisien pour financer la campagne de son candidat, François Bayrou. Il semble que les banques ne soient pas disposées à offrir les mêmes possibilités au Front National qui se proposait également d'emprunter en mettant en garantie son siège de Saint-Cloud.

Privatisation
Le groupe parlementaire Radicaux, Citoyens, Verts, qui ne compte que 31 députés regroupe également trois candidats aux présidentielles…

Chômage
Selon une enquête de l'UNEDIC, deux chômeurs sur cinq sortent des statistiques officielles du chômage, sans avoir trouvé d'emploi…

Portugal
Le triangle Lisbonne-Cintra-Cascais, cœur du Portugal historique, va-t-il rester portugais ? La revue Visao signale, en effet, les revendications de certains immigrés africains habitant cette région qui exigent la création d'un État indépendant, le Nzingalis - du nom de la reine angolaise qui résista aux Portugais !

Barak
L'ancien Premier Ministre israélien Ehud Barak, sans doute confondu par mégarde avec Richard Reid, a été invité à se déchausser, non pour entrer dans une mosquée, mais pour franchir les contrôles aéroportuaires !

Erreur
James Earl Ray, l'assassin de Martin Luther King, a failli être honoré par erreur en compagnie de sa victime. On l'avait, en effet, confondu avec l'acteur noir - qui a poursuivi l'œuvre du pasteur - James Earl
Jones.

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com 24 novembre 2001

La guerre est déclarée entre les juges et les technocrates
Claude Reichman


La mise en examen pour " blanchiment aggravé " du président de la Société générale, M. Daniel Bouton et de deux de ses directeurs, a mis en émoi la communauté bancaire. Cet épisode judiciaire n'a pourtant rien de surprenant. Il est la conséquence logique de la criminalisation de la vie économique.
Comme pour mieux souligner le phénomène, c'est le moment qu'a choisi le juge Halphen pour se faire mettre en disponibilité de la magistrature en arguant de ce qu'il n'y trouvait plus son " idéal de justice ", qui consiste à s'apitoyer sur " le voleur de sac à main du métro " qui " prend toujours ses six mois fermes ", tandis que les puissants, " quand ils sont jugés, écopent de peines insignifiantes. " En quelques mots, tout est dit : on est bien dans l'idéologie gauchiste, qui ne voit dans le malfaiteur qu'une victime de la société et dans les dirigeants de celle-ci que des exploiteurs, voire des affameurs du peuple.
S'il n'y avait, dans le collimateur des juges, que des politiciens soupçonnés ou convaincus de malhonnêteté, on ne pourrait qu'applaudir aux poursuites et aux condamnations dont ils sont l'objet. Le maintien d'une vraie démocratie est à ce prix. Mais la chasse aux politiciens n'est que l'aspect le plus spectaculaire de la vaste traque entreprise par la justice. Le président du Medef, M. Seillière, a fait remarquer récemment que la moitié des dirigeants des entreprises françaises du Cac 40 sont mis en examen.
Alors de deux choses l'une. Ou bien la moitié des grands hommes d'affaires français sont des voleurs et des escrocs. Ou bien ils sont victimes de lois et de jurisprudences perverses dont le seul but est de les jeter en prison. C'est évidemment la deuxième hypothèse qui est la bonne. Tout simplement parce que la première est forcément fausse. Si les dirigeants de société français étaient malhonnêtes, la communauté financière internationale, où chacun se surveille et où tout se sait, les aurait depuis longtemps mis à l'index et expulsés.
Comment en est-on arrivé là? Par la volonté de puissance des technocrates. Ayant éliminé les professions libérales de la course au pouvoir en les accablant de charges et de réglementations contraignantes, ils n'avaient plus comme rivaux et concurrents que les chefs d'entreprise. Pour les petits et moyens, ils firent donner les services fiscaux. Pour les plus grands, ce fut l'application extensive de l'abus de biens sociaux, imprescriptible au même titre que les crimes contre l'humanité, et l'élargissement du délit de blanchiment - auparavant cantonné au trafic de drogue, à la prostitution à vaste échelle et à la grande criminalité internationale - à l'argent " issu de tout crime et délit ", ce qui inclut aussi bien la fraude fiscale que le commerce illicite d'œuvres d'art.
On peut ainsi " faire tomber ", pour complicité passive, aussi bien les assureurs que les banquiers, tout en les poussant à devenir, par précaution, de zélés dénonciateurs. Les autres milieux d'affaires ne sont pas à l'abri non plus, en raison de la complexité des montages financiers qui sont devenus la règle pour tout projet important dans le monde entier et dans lesquels un juge décidé à vous mettre en examen et armé de mauvaise foi, parviendra toujours à trouver une petite faille à exploiter.
C'est le technocrate-étalon, Alain Juppé, qui a fait voter la loi du 13 mai 1996, élargissant le délit de blanchiment. Et c'est aujourd'hui son ancien directeur de cabinet, Daniel Bouton, technocrate lui aussi mais passé dans les affaires, qui en est victime.
Comme la révolution, la dictature technocratique dévore ses enfants. Quant aux juges, on aurait tort de ne voir en eux que des affidés de la gauche, ce qu'ils sont pour la plupart, ne pensant qu'à se dévouer à la cause. En réalité, ils ne roulent que pour eux-mêmes, aussi avides de pouvoir que le sont les technocrates.
Mais en prenant l'un de ceux-ci dans leurs filets, ils ont franchi la limite interdite. La guerre entre ces deux clans affamés de puissance est désormais inévitable. Et elle se fera forcément au détriment de l'état de droit, de la confiance légitime et de la sécurité juridique, qui sont les fondements mêmes de la démocratie.
Nous devons dès lors, avoir pour unique souci la mise au pas de tous les groupes prédateurs par un pouvoir vraiment issu du peuple et qui en tire une légitimité incontestable. Tel est l'enjeu de l'élection présidentielle et des événements qui la suivront.
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Courrier

Ingérence
Jean d'Orgeix, dans le dernier numéro des 4 Vérités, combat avec beaucoup de pertinence la thèse du devoir d'ingérence. Les dirigeants de notre pays, en particulier, auraient mieux à faire de balayer devant leur porte, que de donner des leçons de morales au monde entier...
Yves Lambert, Besançon (25)
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com