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Divers Faits
Privatisation
La Grande-Bretagne a été le premier pays au monde à
privatiser le contrôle aérien du pays.
Portugal
Au rythme actuel de la croissance de son produit intérieur brut
par habitant, le Portugal aura rattrapé l'Espagne en 2008...
Japon
Le nombre de faillites d'entreprises au Japon a atteint l'année
dernière le chiffre de 19 441, soit une hausse de 2% par rapport
à 2000. Le record de 1984 (20 841 faillites) n'est plus très
loin.
Schuller
Le fils de Didier Schuller, Antoine, a récemment donné un
entretien au Parisien, dans lequel il explique que son père a quitté
la France parce qu'il " devait sauvegarder sa vie et qu'il en savait
beaucoup sur deux personnes notamment ". " Il a parlé
d'un "certain ministre de l'Intérieur d'origine corse"
et d'un "président d'un petit pays qui s'appelle la France"
", poursuit Antoine Schuller.
Priorité
Pour Raheen Makhdoom, ministre afghan de la culture, la restauration des
Bouddhas géants de Bamiyan, détruits par les talibans en
mars 2000, compte "parmi les priorités" du nouveau gouvernement.
Ironie
L'ambassadrice de charme sélectionnée par la Corée
du Sud pour le prochain Mondial 2002 est l'actrice Kim Yun-Jin, récente
incarnation dans le film holliwoodien Swiri d'une espionne chargée
de… faire sauter le stade de Séoul.
Diffamation
Christian Pierret, secrétaire d'État à l'Industrie
et maire de Saint-Dié-des-Vosges, a porté plainte pour diffamation
contre Jacques Coudray, élu MRG, qui avait qualifié Saint-Dié
de "république bananière". Cette plainte a été
jugée irrecevable, faute du versement de la consignation de 20
000 F demandée par le juge d'instruction...
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
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Les
4 vérités hebdo est un hebdomadaire papier
et
le recevoir ainsi par la poste tout les samedis.
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Jacques Chirac fait
obstacle au renouvellement !
Claude
Reichman
En dépit des sondages de second tour qui, pour la plupart, le
donnent gagnant de justesse mais qui n'ont pas grand sens tant que le
premier tour n'a pas eu lieu, Jacques Chirac est si mal parti dans la
compétition présidentielle qu'il serait bien avisé
de s'en retirer dès à présent, s'il a le moindre
souci de ne pas offrir l'Élysée sur un plateau à
Lionel Jospin.
Confiance
En effet les sondages de crédibilité de l'actuel président
de la République sont catastrophiques. Le Figaro a publié
le 15 janvier dernier une enquête de l'institut Ipsos dont il ressort
que les Français font largement plus confiance à Lionel
Jospin qu'à Jacques Chirac pour "permettre la progression
du niveau de vie, réduire durablement le chômage, baisser
les impôts et les taxes, protéger les plus démunis
contre l'exclusion sociale, réduire les inégalités
des revenus, préserver les acquis sociaux, garantir l'avenir des
retraites, donner plus de pouvoir de décision aux citoyens, moderniser
le fonctionnement de la démocratie, réformer l'école
et l'Éducation nationale, et faire face aux menaces qui pèsent
sur l'environnement et la qualité de la vie. "
Jacques Chirac ne devance son concurrent que dans les domaines régaliens,
ce qui est normal étant donné son actuel statut présidentiel,
mais qui deviendra nettement moins évident dès qu'il revêtira
les habits du candidat. En résumé, on peut dire que, selon
cette enquête, pour tout ce qui concerne leur vie quotidienne, à
l'exception de l'insécurité, les Français font largement
plus confiance à Jospin qu'à Chirac.
Or c'est sur ce terrain, et non pas sur celui, beaucoup plus éloigné
de leurs préoccupations, des institutions ou de la place de la
France dans le monde, que se jouera l'élection. Déjà
placé en position plus que délicate en raison du manque
de réserves, puisque le total des voix de la droite parlementaire
ne dépasse pas 40 % au premier tour, Jacques Chirac est victime
d'un véritable effondrement de son image personnelle.
Ce séisme s'explique assez aisément. Du jour où ils
ont vu se profiler l'élection présidentielle, les Français
se sont souvenu des innombrables promesses non tenues de Jacques Chirac
et, confrontés à l'idée de sa réélection,
ont considéré que les nouvelles promesses qu'il n'allait
pas manquer de faire à cette occasion ne mériteraient pas
d'être crues.
En terminer
avec les affaires
Que peut faire Jacques Chirac ? Aller jusqu'au bout de sa candidature
? Il sera de toute évidence battu et les élections législatives
qui suivront au mois de juin donneront une majorité à Lionel
Jospin. Alors que, s'il décide de ne pas se représenter,
arguant de la nécessité du changement, il laissera leurs
chances aux autres candidats de droite de l'emporter, et à cette
dernière la possibilité et la nécessité de
se renouveler.
Restera le problème des ennuis judiciaires de l'actuel président.
Je suis personnellement partisan d'une large amnistie non seulement des
faits le concernant, mais de tous ceux qui ont rapport avec la vie politique.
Ma position n'est pas motivée par l'indulgence, mais par un souci
démocratique. Il n'est pas bon que les affaires constituent l'essentiel
de la chronique politique.
Les citoyens en sont, à juste titre, dégoûtés
et se détournent des urnes. Et les juges deviennent les principaux
acteurs du pouvoir, alors qu'ils n'en ont ni la mission ni la légitimité.
Les Allemands ont su terminer dans l'honneur l'affaire où l'ancien
chancelier Helmut Kohl était impliqué. Certes celui-ci a
été l'artisan de la réunification allemande, quand
Jacques Chirac n'a pas même su unir son camp, mais l'un comme l'autre
ont représenté leur pays au plus haut niveau, et le prestige
national ne peut que souffrir d'une sanction judiciaire humiliante infligée
à quelqu'un qui est, ou a été, le premier d'entre
les citoyens.
C'est d'ailleurs, de façon plus générale, l'opinion
des électeurs français qui n'ont pas hésité
à réélire des maires et des députés
condamnés par la justice. Qu'on le veuille ou non, dans l'esprit
des citoyens, l'élection vaut absolution. Quant à la moralisation
de la vie publique, elle s'obtiendra bien plus par le renouvellement de
la classe politique que par la condamnation infamante de quelques politiciens.
La France est au bord de l'anarchie. L'État a perdu toute autorité
et ceux qui l'incarnent tout crédit, même si le déficit
de certains est moindre que celui des autres. Jacques Chirac ne peut ignorer
qu'il n'aura plus jamais l'autorité nécessaire pour remettre
le pays dans le bon chemin. En se retirant, il rendra hommage à
la démocratie. Et y gagnera la reconnaissance que son exercice
du pouvoir ne saurait lui valoir. En d'autres termes, pour n'être
plus coupable, il lui faut être responsable.
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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