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CHIFFRES SIGNIFICATIFS
Création
La création d'entreprises en France est restée globalement
stationnaire en 2001, mais elle a chuté de 23 % dans le domaine
des nouvelles technologies.
Inflation
En rythme annuel, l'inflation est estimée à 2,3 % en janvier,
un tiers de la hausse des prix étant imputé à l'introduction
de l'euro.
Banques
Les banques luxembourgeoises ont dressé 346 déclarations
de soupçons signalant des opérations financières
douteuses entre 1993 et 1997.
Web
15 653 000 internautes français se sont connectés au cours
du dernier trimestre 2001, contre moins de 12 millions au premier. Un
foyer sur cinq est désormais équipé d'une connexion
à la toile.
Disparition
2 300 ordinateurs ont disparu des bureaux du fisc américain durant
les trois dernières années. Le sénateur républicain
Charles Grassley demandant des explications s'est exclamé : "
Une agence qui exige des contribuables qu'ils montrent des reçus
pour tout ne peut pas rendre compte de ce qui s'est passé avec
2 300 ordinateurs ! "
Suicides
Un million de personnes se suicident chaque année dans le monde.
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, ce chiffre devrait augmenter
de 50 % d'ici 2020. La France, avec 15 à 20 000 suicides annuels,
figure parmi les pays les plus touchés avec la Russie, la Chine
ou l'Albanie…
Poids fiscal
Une enquête réalisée par le cabinet de conseil Ernst
& Young révèle que 93% des dirigeants internationaux
condamnent le poids du régime fiscal français.
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
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Archaïsme anti-mondialiste
Bernard Trémeau
La mondialisation, résultat d'une évolution technologique,
met en concurrence les produits fabriqués dans le monde entier.
Or, dans la détermination d'un prix de revient d'un produit, les
contraintes fiscales ou sociales qu'imposent aux entreprises les gouvernements
interviennent de façon de plus en plus lourde. Cette mise en concurrence
des États, appelée " ultralibéralisme "
par les tenants de l'anti-mondialisation, est une réalité
technologique et économique incontournable, à moins de rétablir
les droits de douane.
Si un État légifère sans tenir compte de cette réalité,
il crée le vide économique chez lui. La mondialisation impose
ainsi aux politiques une énorme contrainte : faire des lois économiques
et sociales ne perturbant plus la compétitivité des entreprises
nationales. La solution n'est pas dans la suppression des " paradis
fiscaux ". Elle est dans la mise en place chez soi de politiques
fiscales et sociales non contraignantes sur ses propres entreprises.
La mondialisation fait passer les entreprises d'une taille nationale à
une dimension mondiale. Le passage de 60 millions de consommateurs potentiels
à 6 milliards multiplie par 100 la puissance des entreprises. Les
100 premières entreprises mondiales pèsent économiquement
bien plus lourd que les 100 derniers pays. Ce que dit le responsable d'une
de ces entreprises est pris bien plus au sérieux que ce que dit
le responsable d'un petit pays africain. Si les politiques veulent reprendre
du poids, ils doivent faire ce que font les entreprises, c'est-à-dire
s'unir pour former des unités politiques ayant un poids supérieur.
La solution n'est certainement pas dans une fragmentation des entreprises
imposée par le pouvoir politique.
Fausses solutions
La mondialisation exigerait pour certains la création d'un gouvernement
mondial, qui imposerait à tous les mêmes contraintes. Le
même SMIC à Paris ou au Zaïre. Quand les indépendantistes
corses refusent par la violence les lois de la République française,
proposer une " gouvernance " mondiale se rapproche plus du cauchemar
que du rêve. Par contre, quand les pouvoirs démocratiquement
élus confient à des spécialistes la gestion de certains
problèmes (comme dans le cadre de l'OMC ou du FMI), rien n'empêche
de faire évoluer démocratiquement l'action de ces institutions.
Refuser d'accepter cette règle du jeu et s'opposer à l'OMC
par la violence, ce n'est plus de la démocratie, c'est du totalitarisme,
fasciste ou marxiste, mais c'est du totalitarisme.
Les écologistes étant dans le camp des anti-mondialistes,
tout ce qui est respectueux de l'environnement tel qu'il était
avant la société industrielle doit être mis en place.
D'après eux, il ne faut donc plus utiliser l'atome comme source
d'énergie, car la pollution atomique présente des dangers.
Il ne faut plus utiliser le pétrole ou le charbon, car leurs fumées
toxiques perturbent la couche d'ozone. Il faut interdire les organismes
génétiquement modifiés, car manger des organismes
génétiquement modifiés, ce que nous faisons depuis
le début du néolithique, risquerait de mettre notre avenir
en danger.
Même si les milliards d'individus des pays sous-développés
ont besoin d'énergie à bon marché ou de riz résistant
aux maladies sans utiliser de pesticides, soyons par prudence opposés
aux recherches dans ce domaine. Cette position marque vis-à-vis
de ceux qui n'ont pas atteint notre niveau de développement un
égoïsme évident.
Il faut enfin taxer les échanges de capitaux entre les pays, pour
s'opposer à la spéculation, même si l'inventeur de
cette taxe, Tobin, ne voit pas très bien comment cette taxation
permettrait de s'opposer à la spéculation. Certains hommes
politiques français se disent favorables à la taxe Tobin.
Pourquoi alors ne mettraient-ils pas dans leurs programmes électoraux
une taxe sur les échanges de capitaux entre les 21 régions
françaises, taxe dont le produit serait par exemple reversé
à la Corse ou à la Bretagne ?
Les manifestants de Porto Alegre donnent une curieuse impression. Farouches
opposants à la liberté d'entreprendre, qui permet aux uns
de mieux réussir que d'autres, ils refusent de voir que la concurrence
est de loin un bien meilleur régulateur du marché que l'action
de l'État. Ils se battent pour nous tirer en arrière.
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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