et le recevoir ainsi par la poste tout
les samedis.
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Les médias socialistes mènent
la campagne
Alain Dumait
Nous sommes à dix semaines du premier tour de l'élection
présidentielle. À ce jour, quatre prétendants seulement
semblent pouvoir espérer figurer au deuxième tour :
- Jacques Chirac et Lionel Jospin, grands favoris, attendent la fin de
ce mois ou le début du mois suivant pour se déclarer officiellement.
Mais, non seulement personne n'est dupe, mais encore, tout le monde a
bien conscience qu'il ne s'agit que d'une simple ficelle, pour rester
le plus longtemps possible dans l'habit qui du Président de la
République, qui du Premier ministre.
- Jean-Marie le Pen et Jean-Pierre Chevènement, qui sont dans la
position d'outsiders, et qui, bien que nettement distancés par
les deux champions peuvent créer la surprise, surtout si l'on tient
compte du fait que plus de la moitié des électeurs disent
ne pas être satisfaits, aussi bien par le choix qui leur est présenté
que par la façon dont la campagne est engagée.
Politique-poubelle
Le parti socialiste est prêt à tout pour déstabiliser
le Président de la République. Et, si le rapatriement de
Didier Schuller ne suffit pas à braquer les projecteurs des médias
sur les turpitudes du RPR, d'autres dossiers sont prêts à
être livrés en pâture aux médias. Tant il est
vrai que la justice comme le quatrième pouvoir, celui de l'information,
sont, depuis longtemps, colonisés par des amis du P.S.
Comme l'a noté, en fin connaisseur, mardi dernier, sur France 2,
l'ancien ministre de l'intérieur Charles Pasqua, il est remarquable
que la quasi totalité des " affaires " aient été
sorties par le journal " Le Monde ", dont on connaît la
proximité avec l'ensemble des factions socialistes. Et beaucoup
de ces révélations, loin d'être le fruit de véritables
enquêtes, se ramènent à la publication telle quelle
de documents tombés du ciel, souvent issus de dossiers d'instruction,
y compris des sténotypies d'interrogatoires, qui arrivent à
la rédaction de ce journal avant même qu'elles soient communiquées
aux parties directement concernées!
Il semble que Lionel Jospin ait hésité à donner son
feu vert à la mise en œuvre de cette stratégie, craignant
que la victimisation de son rival se retourne contre lui. Mais, sans doute,
compte tenu de son retard dans les sondages, a-t-il considéré
qu'il n'avait plus d'autre choix…
La résurrection
d'Alain Juppé
Jacques Chirac va s'efforcer de faire oublier la calamiteuse période
1995-1997, quand il avait les mains libres de mener la politique qu'il
fallait, pour aboutir à la dissolution-suicide que l'on sait. À
cet égard, il est intéressant de noter que la baisse des
intentions de vote dont semble souffrir depuis quelques jours le candidat
Chirac coïncide très exactement avec la réapparition
sur le devant de la scène d'Alain Juppé, toujours chouchou
du Président, et pourtant principal responsable de la désaffection
de l'opinion à l'égard de ce dernier.
Outre les " affaires ", un autre thème s'impose, de façon
irrépressible, sur le devant de la scène de cette campagne
: le thème de l'insécurité. Le sujet a longtemps
été occulté. Il est aujourd'hui abondamment traité
et couvre souvent, facilement, plus de la moitié du temps d'antenne
des journaux télévisés du soir.
La dégradation forte et rapide de la situation qui est faite aux
citoyens français n'est plus niée par personne, aussi bien
à droite qu'à gauche, à l'exception peut-être
des représentants de l'extrême gauche trotskiste. Enfin,
on ose parler franchement des situations de violence à l'école,
des ravages de l'illettrisme, de la terreur qui règne dans des
milliers d'ensembles de banlieues, dans les cités de non-droit…
Sur ce terrain, la supériorité du candidat Jean-Marie Le
Pen reste entière. Parce qu'il dénonce cette situation depuis
au moins 15 ans. Parce que ses avertissements se sont révélés
exacts et parce qu'en outre, on ne peut évidemment pas lui faire
le reproche d'avoir été " au pouvoir ".
Or, à ce moment de la campagne présidentielle, les médias
ne peuvent plus ignorer ou reléguer ce candidat-là. Il est
présent, à sa juste place, dans les débats organisés
à la radio comme à la télévision.
Pour que la surprise vienne de lui, au soir du premier tour, tout dépendra
donc de l'impact de son message. De son talent. Que personne, même
parmi ses adversaires, n'a jamais nié…
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com