Luxembourg
Le secteur financier génère 37 % du revenu national du Luxembourg.
Près de 13 000 holdings y sont domiciliés.
35 heures
62 % des Français jugent que les 35 heures ont un effet négatif
sur l'économie française. Près de 40 % des salariés
jugent par ailleurs que cette loi n'a pas amélioré leur
vie professionnelle
Relance
La compagnie Swissair, en faillite après le 11 septembre, a réussi
le tour de force de réunir 2,7 milliards de francs suisses en quatre
mois pour relancer une nouvelle compagnie aérienne suisse !
ANGLETERRE
400 000 immigrants clandestins pénètrent chaque année
en Grande-Bretagne. Quant au nombre officiel de demandeurs d'asile, il
a triplé en dix ans, s'établissant à 70 000 en 2000.
RETRAITES
L'agence Standard & Poor's vient de publier un rapport indiquant que,
dans l'hypothèse de la faillite des retraites publiques, la part
de la dette par rapport au PIB dans les États membres de l'UE pourrait
passer de 60 % à 250 %. Quand au déficit budgétaire,
il pourrait dépasser les 15 % d'ici 2050 si rien n'est entrepris
dans le domaine des retraites…
Ascension
Selon le magazine " Forbes ", près de 70 % des riches
vivant aux États-Unis sont issus des classes pauvres et moyennes.
Dévaluation
" Dans les derniers cinquante ans, le franc a été dévalué
vingt fois. " (Laurent Fabius)
Par trois fois en moins d'une semaine, le journal " Le Monde "
a consacré sa " une " à un non-événement
: le retour probablement programmé de Didier Schuller en France.
Depuis des années, notre justice met en évidence une réalité
que nous commençons à bien connaître : chaque fois
que le pouvoir politique intervient dans le monde économique,
ce pouvoir a la forte tentation de profiter de sa situation dominante
pour récupérer un peu d'argent pour son parti.
Toute une série d'affaires implique tous les partis politiques
français, donc pratiquement tous les responsables politiques
nationaux actuels. Les Français ne semblent d'ailleurs pas êtres
choqués outre mesure de ce type de comportement : ils réélisent
pratiquement toujours sans état d'âme ceux qui ont été
impliqués, voire condamnés.
Les journaux politiquement engagés se servent de ces affaires
pour faire baisser la cote de ceux dont ils combattent les idées
; c'est de bonne guerre. Mais au lieu de souligner la faiblesse des
hommes, il me semble qu'il aurait été préférable
de souligner le vice fondamental du système.
Chaque fois qu'une collectivité publique crée un secteur
économique non soumis à la concurrence, la gestion de
ce secteur est toujours d'une navrante médiocrité : citons
le " Mammouth " qu'est notre Éducation Nationale, l'inénarrable
service national de santé anglais devenu totalement incapable
de faire face aux besoins médicaux de la population, ou la fantastique
pauvreté " planifiée " de tous les pays communistes.
La médiocrité est une chose, la malhonnêteté
en est une autre. Quand l'État intervient dans la gestion de
grandes entreprises, comme le Crédit Lyonnais ou Elf, c'est par
dizaines de milliards que des " fuites " sont volontairement
organisées dans le système. Quand l'État intervient
dans le domaine économique, un grand pas est fait en direction
de la République bananière.
900 milliards ont disparu !
Le secteur économique est un secteur trop sérieux pour
autoriser les politiques à s'en mêler. Tandis que le détournement
éventuel de quelques millions d'euros tout au plus occupe la
une de tous nos journaux écrits ou télévisés,
on ne parle pas d'une information qui porte sur des centaines de milliards
d'euros, information qui nous indique que nous nous appauvrissons tous
à grande vitesse.
Il faut presque être un spécialiste pour découvrir
ce type d'information. Le Ministère des Finances vient de sortir
son rapport annuel émanant de la " direction des relations
économiques extérieures ". Ce rapport confirme ce
que nous signalons depuis longtemps. En 2000, les entreprises françaises
ont investi à l'étranger 187 milliards d'euros, alors
que les entreprises étrangères n'investissaient en France
que 48 milliards d'euros. Un solde négatif de 140 milliards d'euros,
de 900 milliards de francs
On est affolé par la brutalité des chiffres publiés
par notre Ministre des Finances. Ceci fait, en une année seulement,
des centaines de milliers d'emplois créés en dehors de
notre sol, donc des centaines de milliers de chômeurs en France.
Dans une économie mondialisée, quand un gouvernement intervient
dans l'économie (les 35 heures payées comme 39, ou les
licenciements devenant de plus en plus coûteux et difficiles)
on ne voit que l'aspect positif, agréable, de l'intervention
: moins de travail pour un même salaire ou moins de risques de
perdre son emploi. On ne voit pas la conséquence normale, inévitable,
prévisible de l'action économique : la fuite des capitaux
sous des cieux meilleurs.
Le vrai débat est là. Si nous croyons que l'intervention
de l'État dans la gestion de l'économie est bonne, intervenons.
Mais tirons-en alors immédiatement les conséquences :
sortons de l'euro, fermons les frontières, rétablissons
les droits de douane et le contrôle des changes. Sinon, arrêtons
le massacre : laissons nos entreprises faire librement leur travail.
Nous aurions apprécié trois unes du " Monde "
sur ce sujet.
Les Verts
Il y a très longtemps, j'ai appris à l'école primaire,
en cours de dessin, que le vert est la couleur complémentaire
du rouge.
Je crois bien qu'il en est de même en politique.