SÉCURITÉ
Au lendemain de la publication des statistiques de la délinquance
en 2001 (+7,69%), Laurent Fabius plaide pour la création d'un "
ministère de la Sécurité publique séparé
du ministère de l'intérieur ". Allusion à peine
voilée au trucage des chiffres du côté de la place
Beauvau
MADELIN
Alain Madelin propose un référendum portant sur trois points
: la reconnaissance des régions dans la constitution ; l'inscription
du principe de subsidiarité dans la loi fondamentale ; l'obligation
d'appliquer strictement l'article 34 de la constitution qui définit
les domaines régis par la loi.
PAYS-BAS
Le politiquement correct est en chute libre aux Pays-Bas. Pour preuve,
les démocrates-chrétiens locaux estiment qu'il faut "
mettre un terme à la société multiculturelle, qui
ne peut plus être un idéal à poursuivre. Les immigrés
doivent totalement s'adapter au droit néerlandais et à la
culture néerlandaise. " Quant à la double peine, ces
mêmes démocrates-chrétiens estiment que " commettre
un délit, même anodin, c'est donner la preuve que l'on ne
veut pas s'intégrer et que l'on ne s'intégrera jamais. "
Coïncidence
Zacarias Moussaoui, premier inculpé dans l'affaire des attentats
du 11 septembre, porte le même nom qu'un chef du Hezbollah qui déclarait,
dans " Le Matin de Paris ", en 1986 : " Dans vingt ans,
c'est sûr, la France sera une république islamique. "
Débat
Après le débat entre Jean-Marie Le Pen et Noël Mamère,
qui portait notamment sur les chiffres de l'insécurité,
le site internet de RTL posait la question : " Lequel des deux candidats
vous a le plus convaincu ? " Les auditeurs ont répondu pour
le premier à 87 %, contre 12 % au second…
La fin effective du monopole de la sécurité sociale en
France avait été fixée au 24 avril 2002 par le
gouvernement, en accord avec la Commission européenne. M. Jospin
vient de la repousser à la fin de l'année, ce qui soulève
la colère de Bruxelles et risque fort de se traduire par une
nouvelle procédure de manquement contre la France. Notre pays
pourrait se voir condamné par la Cour de justice des communautés
européennes (CJCE) à d'importantes astreintes quotidiennes,
qui seront dues même si la France se met en règle au terme
du nouveau délai qu'elle s'est unilatéralement accordé.
Voilà cinq ans que M. Jospin freine des quatre fers afin de retarder
le plus possible l'entrée en vigueur des dispositions européennes.
Les pressions que nous avons inlassablement exercées tant sur
les pouvoirs publics que sur la Commission de Bruxelles avaient pourtant
fini par contraindre le gouvernement à transposer, par une ordonnance
du 19 avril 2001, les dispositions des directives 92/49/CEE et 92/96/CEE
qui ne l'avaient pas encore été. Mais au moment de sauter
définitivement le pas, M. Jospin a de nouveau reculé :
" Encore une minute, Monsieur le bourreau ! "
Si M. Jospin a tant de mal à se conformer à ses obligations
communautaires, c'est qu'il obéit aux souhaits de la Mutualité
française, dont on sait les liens étroits qui l'unissent
au parti socialiste. Les mutualistes ont résisté aussi
longtemps qu'ils l'ont pu à la nécessité, édictée
par les directives européennes, de séparer leurs activités
d'assurance de leurs entreprises de soins, afin de maintenir les flux
financiers entre les unes et les autres, ce qui leur permettait de payer
les déficits de leurs cliniques avec l'argent des preneurs d'assurance,
et éventuellement d'utiliser celui-ci à d'autres fins.
Aujourd'hui, avec la complicité de M. Jospin, ils tentent de
gagner encore un peu de temps afin de retarder l'arrivée sur
le marché des assureurs privés, français et étrangers.
Et tout ceci se fait au détriment des entreprises françaises
et de l'emploi.
500 000 entreprises au tapis
Nul ne doute en effet que la concurrence fera fortement baisser le
coût de la protection sociale. Or celle-ci est la charge qui pénalise
le plus les entreprises, notamment les PME, ainsi que les travailleurs
indépendants, qui sont les seuls à pouvoir créer
des emplois dans notre pays. Chaque année, plusieurs dizaines
de milliers d'entreprises françaises disparaissent, terrassées
par les charges sociales.
En cinq ans, M. Jospin a ainsi envoyé au tapis 500 000 entreprises
et au moins deux millions de salariés : pour ne pas nuire aux
intérêts de la Mutualité française et du
parti socialiste. C'est une attitude honteuse, qui devrait lui valoir
non seulement une sanction politique mais aussi des poursuites devant
la Cour de justice de la République, car le chef du gouvernement
s'est mis hors la loi européenne, qui est aussi, en vertu d'une
jurisprudence depuis longtemps établie (Arrêt Simmenthal,
CJCE, 1978), la loi nationale.
M. Jospin, de plus, ment au pays. L'a-t-on entendu, depuis qu'il a fini
par transposer, l'an dernier, la partie manquante des directives européennes,
faire connaître aux Français les nouveaux droits qu'ils
tiennent de ces textes, à savoir ceux de s'assurer librement
pour la maladie, la retraite, le chômage, les accidents du travail
? Jospin, Monsieur Propre ? Allons donc ! C'est un personnage fourbe
et dissimulé, qui défend des intérêts bien
particuliers, contre l'intérêt national.
Mais, dans cette distribution de compliments, je ne voudrais oublier
ni l'opposition, ni la presse. S'il est un homme qui connaît bien
le problème des directives européennes, c'est M. Balladur.
Son gouvernement en a transposé la plus grande partie en 1994.
L'a-t-on entendu s'exprimer sur ce sujet depuis ? A-t-il seulement tenu
Jacques Chirac au courant ? S'est-il exprimé devant les parlementaires
de droite en leur conseillant l'offensive sur ce terrain ?
Comment se fait-il que le président de la République se
laisse acculer par la montée, soigneusement orchestrée
par les socialistes, d'affaires dont certaines, comme celle des otages
du Liban, sont exhumées d'un passé lointain, alors qu'il
dispose, face à M. Jospin, de l'arme fatale ?
Il ne faut pas grand-chose pour que cette lamentable campagne présidentielle
bascule dans le bon sens et propose aux Français le débat
qu'ils attendent. Il suffit que la presse accomplisse enfin son devoir.
Le moins qu'on puisse dire est que je ne lui ai pas marchandé
les informations. Alors qu'attend-elle pour les porter à la connaissance
du public ? De quoi a-t-elle peur ?
Le sort de la démocratie est entre les mains des journalistes,
puisque les politiciens ne s'en soucient pas. S'ils font aussi défaut,
qu'ils ne s'étonnent pas, le moment venu, de partager leur sort.