Yves Fromion, 60 ans, député RPR
du Cher, propose que soit instituée une " journée nationale
de réflexion sur l'histoire de la colonisation et de recueillement
en souvenir de toutes les victimes de ces conflits " et suggère
que soit retenue la date du 28 septembre, en évocation du 28 septembre
1958, jour où fut adoptée la constitution de la Ve république,
instituant une Communauté française. Jean de Gaulle, 49 ans, député RPR de Paris, propose
de créer une obligation alimentaire entre parents collatéraux. Gérard Hamel, 56 ans, député RPR d'Eure-et-Loir,
propose d'instituer une peine minimale d'emprisonnement en matière
correctionnelle en cas d'atteinte à des personnes protégées
(mineur de 15 ans, vieillard malade ou infirme, ascendant légitime
ou naturel, magistrat, juré, avocat, officier public ou ministériel,
militaire de la gendarmerie, fonctionnaire de police, des douanes). Lionnel Luca, 57 ans, député RPF des Alpes-Maritimes,
propose d'appliquer le principe de parité pour l'élection
des adjoints aux maires. Thierry Mariani, 53 ans, député RPR du Vaucluse,
propose de modifier le Code de la santé publique, afin que les
exploitants de débit de boisson puissent bénéficier
de meilleures garanties juridiques en cas de procédure administrative
de fermeture. Jean-Pierre Michel, 63 ans, député MDC de Haute-Saône
et secrétaire du groupe d'amitié entre la France et Cuba,
a déposé une proposition de loi dont l'article 1 est ainsi
rédigé : " Une personne peut demander qu'il soit mis
fin à sa vie par un moyen indolore lorsque son état de santé
est incurable et laisse prévoir un décès à
échéance de moins de trois mois ". Rudy Salles, 57 ans, député UDF des Alpes-Maritimes,
propose d'abaisser à 5,5 % la TVA sur les travaux d'aménagement
et d'entretien des jardins privatifs. Guy Tessier, 56 ans, député DL des Bouches-du-Rhône,
a déposé une proposition de loi visant à offrir à
la partie civile la possibilité d'être associée aux
débats des juridictions sur des libérations conditionnelles. Georges Tron, 54 ans, député RPR de l'Essonne, propose
d'étendre le taux réduit de TVA de 5,5 % aux prestations
juridiques assurées aux particuliers.
Il y a actuellement une campagne visant à faire croire que Chevènement
est de droite. Cette campagne relayée par " Le Monde ",
" Libération " ou " France inter " est évidemment
orchestrée par le PS.
Pour Jospin, l'intérêt est double :
1. Détacher un grand nombre d'électeurs de droite de ce
qui devrait être leur camp naturel, les éloigner au maximum
du vote Chirac au second tour, finalement les attirer à gauche
en les habituant à se mêler aux socialo-communistes du Pôle
Républicain.
2. Éloigner dudit Chevènement les électeurs de gauche,
les maintenir dans le giron du PS en soulignant lourdement ses rares soutiens
de droite (on rappellera pour mémoire que Poujade et la Nouvelle
Action Royaliste avaient soutenu Mitterrand en 1988 mais que cela n'avait
pas suscité outre mesure l'intérêt de " Libération
", ni conduit les médias à dire du Florentin qu'il
était devenu de droite).
L'intérêt de la droite est au contraire qu'il séduise
un maximum d'électeurs de gauche et un minimum d'électeurs
de droite.
Pour cela, il faut impérativement souligner que Chevènement
est, a toujours été et sera toujours un homme de gauche
(ce qui est la stricte vérité) et qu'il est absurde pour
un homme de droite de voter pour lui :
1. Il a été député socialiste pendant 30 ans,
principal animateur de la gauche du PS, le CERES.
2. Il a été ministre des gouvernements Mauroy, Fabius, Rocard,
Jospin.
3. Il a été un des rédacteurs du programme commun
de la gauche en 1981.
4. Il a été l'un de plus farouches partisans de l'alliance
socialo-communiste longtemps tenue pour contre-nature au sein de la vieille
et regrettée SFIO.
5. Son bilan en matière de lutte contre l'insécurité
est nullissime.
6. Il a été le ministre de l'intérieur de la régularisation
massive des clandestins en 1998.
7. C'est de son mouvement qu'est venu le PACS.
8. Son approche de l'économie est toujours profondément
marxiste.
Voilà ce qu'il faut dire et répéter pour éviter
que de nombreux électeurs de droite perturbés ne se jettent
dans les bras de cet homme.
En revanche, il ne faut surtout pas le comparer à Boulanger ni
dire que c'est un homme tourné vers le passé, comme certains
l'ont bêtement fait, car cela ne peut que le rendre sympathique
à la droite bonapartiste (dont Chirac se prive bêtement alors
qu'elle fut pendant des années son principal soutien) ou à
la droite conservatrice dégoûtée par la version agressive,
superficielle et vulgaire de la modernité que véhiculent
nombre de médias. Dire de Chevènement qu'il est un candidat
de nostalgie est inopérant et même contre-productif.
Tout cela confirme nos analyses précédentes. La droite,
pour espérer l'emporter, doit reprendre à son compte une
partie du discours national et républicain faussement attribué
à Chevènement. Elle aurait dû chouchouter les Millon,
Pasqua et Villiers, intégrer franchement au niveau national le
RPF, le MPF ou DLC au sein d'une droite plurielle et au niveau local engager
des négociations avec le FN visant à ne pas céder
à la gauche les exécutifs locaux (comme l'a si intelligemment
et courageusement fait Charles Millon). Sans sa composante nationaliste,
jamais la droite ne l'emportera. […]
Que la droite française prenne exemple sur ses consœurs latines
(espagnoles et italiennes) dont l'anticommunisme joyeux et sans complexe
et l'aptitude à intégrer en leur sein des éléments
franchement droitiers fait le succès. Au sein du PP espagnol, les
libéraux, les démocrates-chrétiens et des conservateurs
nostalgiques du franquisme cohabitent.
Idem en Italie où l'anti-immigrationniste Bossi et le post-fasciste
Fini sont au gouvernement à des postes importants. Le gouvernement
d'union des droites de Berlusconi est admirable par son ambition réformatrice.
Le président du conseil italien est totalement imperméable
au discours culpabilisateur de la gauche et au politiquement correct.
C'est pour cela et parce qu'elle le craint que la gauche le déteste
et veut le diaboliser. N'y a-t-il donc personne en France pour suivre
l'exemple de cet homme courageux ?
Et je ne parle pas de l'Autriche ou même du Danemark où le
gouvernement libéral a envoyé à la convention sur
la réforme des institutions européennes un membre du parti
du peuple danois, classé plus à droite que le FN et le MNR
en France.
Notre droite molle, notre droite courbe, notre droite complexée
fait bien triste figure à côté de nombreuses autres
droites européennes.
La diabolisation de la droite nationale est une triste exception française,
de même que l'existence d'un courant trotskiste virulent et hyperactif.
Pour nous guérir de ce mal, la droite doit adopter un positionnement
à la fois libéral sur le plan économique, national
et sécuritaire sur le plan politique ; ce positionnement national-libéral
est celui des droites anglo-saxonnes, autrichienne et italienne est le
seul antidote au socialisme mondialiste qui nous entraîne vers le
déclin
Vive l'union des droites !