Inactif
Le taux d'activité des 55-64 ans n'est que de 36 % en France, ce
qui place la France au 23e rang (sur 29) des pays de l'OCDE.
CNRS
Le budget du CNRS, une nouvelle fois épinglé par la Cour
des comptes, est de 2,4 milliards de francs pour 26 000 agents, dont un
peu moins de la moitié (11 000) sont chercheurs !
Bruxelles
La France et la Grèce sont les deux pays de l'Union européenne
possédant le plus fort pourcentage de non-application des directives
de Bruxelles (3 %).
Élections
L'Assemblée nationale a inscrit dans son budget une provision de
10 millions d'euros pour le paiement des indemnités légales
de licenciement des collaborateurs de députés qui ne seront
pas réélus.
Naturalisés
En 2000, 150 000 personnes ont acquis la nationalité française,
ce qui constitue un nouveau record.
ÉNERGIE
La production mondiale d'énergie éolienne a bondi de 31
% en 2001. Elle est désormais de 23 300 mégawatts, ce qui
correspond aux besoins de 23 millions d'habitants.
Livres
108 livres ont été consacrés à Jacques Chirac,
dont 78 depuis son élection en 1995. 37 ont été consacrés
à Lionel Jospin, dont 35 depuis son arrivée à Matignon
en 1997.
35 heures
Début février, 40 % seulement des sociétés
de 6 à 200 salariés étaient passées aux 35
heures. Ce chiffre tombe à 29 % pour les sociétés
de 6 à 20 salariés.
Nous sommes maintenant en pleine campagne électorale. Abordons
donc ce qui détermine notre vie future : la recherche, qu'elle
soit fondamentale ou appliquée.
Si nous avons, aujourd'hui, en abondance, des médicaments efficaces,
des aliments sains et variés, de l'électricité ou
des voitures, c'est que, d'abord, des chercheurs ont fait des découvertes,
et qu'ensuite, des entrepreneurs ont pris le risque de se lancer dans
la fabrication de médicaments ou de voitures.
Un chercheur en biologie ne trouve pas tous les jours une molécule
chimique modifiant la division cellulaire. Il peut même passer toute
sa vie à ne trouver aucune molécule. Mais le chercheur a,
comme tout le monde, besoin de vivre. Il faut donc qu'il ait des revenus.
L'État français a cru qu'en créant le CNRS (Centre
National de la Recherche Scientifique), il résoudrait le problème
de la recherche en France. Il consacre des sommes importantes à
la recherche scientifique. Il sélectionne, par un concours difficile,
d'éventuels chercheurs. Il leur offre ensuite, à vie, un
salaire, leur permettant de vivre décemment, sans plus.
Dotés d'un tel Centre, où les hommes sont libérés
de leurs soucis matériels, nous aurions dû faire beaucoup
de découvertes en France. Malheureusement, depuis que le CNRS existe,
la France fait de moins en moins de découvertes. Du temps où
le CNRS n'existait pas, la France avait de nombreux prix Nobel. Aujourd'hui,
nous n'avons pratiquement plus de prix Nobel. Il y a donc quelque chose
qui ne fonctionne pas parfaitement dans le beau pays de France.
Un homme embauché sur d'excellents diplômes n'est pas nécessairement
un bon chercheur, qui fait des découvertes. Il serait donc nécessaire
que, de façon périodique, le CNRS remette en cause l'embauche
même d'un chercheur. Dans le domaine de la recherche, le délai
de cinq ans semble un délai raisonnable. On ne conserve alors que
les chercheurs qui font des découvertes ou qui sont sur la voie
de faire des découvertes. On élimine tous les autres qui
ne font qu'émarger au budget de l'État.
Des chercheurs
qui trouvent
Un tel système permettrait de mieux payer ceux qui " trouvent
" et de les doter du matériel qui leur fait aujourd'hui cruellement
défaut. Enfin, sachant qu'il va être régulièrement
remis en cause, le chercheur ferait l'effort de devenir meilleur pour
conserver son emploi. Le contribuable aura de son côté une
immense satisfaction : il aura, pour le même prix, une recherche
bien plus efficace.
Nous assistons aujourd'hui à une explosion incroyable d'innovations
technologiques, en biologie tout particulièrement. En modifiant
leurs chromosomes, nous transformons des bactéries en producteurs
d'insuline ; nous mettons sur le marché africain une espèce
de riz qui pousse bien mieux ; ou nous donnons aux nouveau-nés,
qui n'en ont pas, un système immunitaire, les défendant
contre les maladies.
Il est évident que l'introduction des découvertes de la
science fondamentale dans le domaine de la science appliquée nous
expose à de nouveaux et grands dangers. Faire de l'électricité
avec du charbon ou du pétrole risque de perturber la couche d'ozone.
Faire de l'électricité avec des atomes peut conduire à
Tchernobyl. Faire un riz génétiquement modifié peut
d'une façon ou d'une autre perturber la santé. Mettre en
circulation des bactéries fabriquant de l'insuline humaine peut
un jour créer une race de bactéries dangereuses. Faire voler
des avions donne aux terroristes une arme terriblement efficace pour tuer
des milliers d'innocents.
Faut-il pour autant revenir en arrière : interdire le pétrole,
l'atome, l'avion ou l'organisme génétiquement modifié
? Revenir à l'heureux temps des lampes à huiles et des bateaux
à voile ? Ce retour en arrière serait fou : il tuerait des
milliards d'individus. Le refus des nouvelles technologies peut fort bien
être mortel : il empêche de mieux nourrir ou mieux soigner
des milliards d'individus qui attendent.
Ne pas encombrer le CNRS de fonctionnaires inutiles et ne pas s'opposer
à l'innovation, en sciences fondamentales ou appliquées,
tout en restant attentif aux dangers potentiels : deux choix politiques
importants.
Dépense
Lionel Jospin souhaite étendre à tous les ministères
le " 1 % artistique " qui consiste à prélever
1 % de tous les projets de construction publique pour accroître
les commandes des artistes. Soit une enveloppe d'une cinquantaine de millions
d'euros par an.