Sécu
Les assurés sociaux les plus modestes, en France, paient en moyenne
3 000 euros par personne et par an pour le service de santé publique.
À titre de comparaison, la moyenne dans l'Union européenne
(tous salaires confondus…) est de 2000 euros !
EMPLOI
De 1997 à 2001, le taux de création d'emploi en France a
été le plus faible du monde occidental : 1,7 % par an. La
moyenne européenne est de 2,5 %. Il passe même, si l'on ôte
les emplois artificiels (emplois jeunes, CES, 35 heures…), à 0,7
% !
Grève
Le syndicat CGT-Sud du centre de tri postal de Charente a posé
un préavis de grève. Le motif ? La direction a tout simplement
signalé qu'elle n'admettrait plus que les employés arrivent
en retard et partent en avance !
ÉCOLE
5 000 violences physiques sans arme, 1 700 vols ou tentatives, 370 violences
avec arme, 270 agressions à caractère sexuel : ce sont les
faits recensés, en deux mois, lors d'une enquête sur la violence
scolaire, effectuée au sein de 5 500 établissements du second
degré.
Mobile
Les zones " d'ombre " où il est difficile de capter l'un
ou l'autre des réseaux de téléphonie mobile couvrent
17 % du territoire national.
Troc
Environ 3 000 SEL (Système d'Échange Local), regroupant
20 000 personnes, existent en France. L'objectif est de développer
les échanges non monétaires entre les membres.
Président
73 % des Français ne jugeraient pas choquant que le prochain président
de la République soit homosexuel, contre 46 % en 1997 et 30 % en
1981.
Notre avenir dépend de la recherche. Il dépend aussi
de l'enseignement auquel nous avons accès. Malheureusement, à
la Libération, la France s'est dotée d'un système
éducatif monopolistique d'inspiration marxiste, notre "
Éducation Nationale ". Comme tous les systèmes ne
subissant plus les rigueurs de la concurrence, l'Éducation nationale
est devenue au fil des ans une immense machinerie dont l'efficacité
est des plus discutables.
Au départ, tout est beau et généreux : le droit
à l'éducation est un droit fondamental. Donc l'État
qui, pour un marxiste, sait mieux que les parents ce dont les enfants
ont besoin décide de ce qu'on enseignera, et de la façon
dont on l'enseignera. Il offre ensuite " gratuitement " à
tous les enfants, le même enseignement.
Puis les ans passent. Comme tous les monopoles d'État, l'Éducation
Nationale devient une énorme machinerie. Elle échappe
au ministre responsable, et tombe de plus en plus sous la coupe des
syndicats. Un ministre socialiste l'avait baptisé " Mammouth
" et avait essayé de s'opposer au pouvoir des " soviets
" : il s'est rapidement fait virer par ses amis politiques.
Aujourd'hui, au nom d'une idéologie égalitaire, le Mammouth
a mis nos enfants dans une situation qui devient dangereuse. On a d'abord
décidé de supprimer toute idée de sélection
et les notes ont disparu de l'enseignement.
À partir du moment où on supprimait l'instrument de mesure
du niveau atteint, on pouvait considérer sans être contredit
que tous les élèves avaient atteint le même niveau.
On a alors décidé de ne plus faire redoubler qui que ce
soit, celui qui savait lire et écrire comme celui qui ne le savait
pas. Tout le monde ayant théoriquement atteint le même
niveau, le redoublement devenait inutile.
Pour finir, on a créé le collège unique, c'est-à-dire
des classes où tous les niveaux sont systématiquement
mélangés : les bons élèves qui perdent leur
temps, s'ennuient, perdent le goût d'apprendre et souvent chahutent
; les mauvais élèves qui perdent aussi leur temps, sont
incapables de suivre, sont découragés et souvent cassent
tout du fait qu'ils se sentent exclus.
Rassembler dans une même classe tous les niveaux exigerait pour
être viable moins de 15 élèves par classe. Les syndicats
présentent de ce fait la réduction du nombre des élèves
comme le seul progrès possible. Malheureusement toutes les études
montrent que les résultats scolaires sont identiques dans des
classes de 20 ou de 40 élèves. Pour que la réduction
profite aux élèves, il faudrait passer en dessous de 15
élèves par classe.
L'égalité inégalitaire
Le résultat de tels choix est navrant : il crée plus
d'inégalité entre les élèves. Le nombre
de ceux qui sortent du système sans savoir lire ou écrire
dépasse maintenant 10 %, voire 15 % selon certains. Enfin le
coût de l'enseignement grimpe de façon totalement inutile.
Le monopole d'État impose à tous ceux qui le subissent
des contraintes. Il impose aussi la carte scolaire, obligeant chaque
enfant à être dans une école précise. Sinon
les mauvaises écoles seraient rapidement vides et les bonnes
trop pleines. Il est intéressant de voir comme ce système,
en apparence parfaitement égalitariste, redevient encore plus
inégalitaire à l'usage.
En France, comme en URSS, il y a en effet plusieurs catégories
d'individus. Il y a d'abord les petits malins, qui demandent que leurs
enfants apprennent l'allemand, car le collège de bonne réputation
est le seul à pouvoir enseigner cette langue. Il y a ensuite
ceux qui font partie de la nomenklatura et qui arrivent toujours à
trouver le moyen de mettre leur enfant dans l'école de leur choix.
Il y a encore ceux qui mettent leurs enfants dans une école "
libre ", même si ce choix représente pour eux un gros
effort financier. Il y a enfin tous les autres, qui ne peuvent pas échapper
au Mammouth. On est loin, très loin, de l'égalité.
Si l'État nous imposait le choix de notre yaourt, de notre voiture
ou de notre chemise, nous serions furieux. Or, dans un domaine aussi
essentiel que l'enseignement de nos enfants, l'État nous impose
ses choix.
Arrêtons le massacre, sortons du monopole d'État. Donnons
à chaque enfant un chèque permettant de payer ses frais
de scolarité. Laissons ensuite les parents libres de choisir
l'école qu'ils jugent la meilleure pour leur enfant. Les écoles
seront ainsi mises en concurrence : elles redeviendront automatiquement
moins coûteuses et plus performantes.