Sommaire

 

 

D'autres photos du 21 février prises lors du discours d'Alain Dumait au reunion du Cercle National des préretraités et retraités

 

Recevoir par courrier notre journal pendant 1 mois.
Abonnement Gratuit

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

....................................................................................................................................................
Les 4 vérités hebdo est un hebdomadaire papier
et le recevoir ainsi par la poste pendant 1 mois.
.......................................................................................................................................................


Alain Dumait

Une élection présidentielle n'est ni un concours de beauté, ni un radio-crochet, où l'on peut se laisser guider par ses seuls sentiments ou impressions pour applaudir tel ou tel. Il s'agit, au premier tour, de participer sérieusement à la désignation des deux concurrents qui s'affronteront au deuxième tour pour le titre de Président de la République française pour cinq ans.
Or il n'y a plus, déjà, que trois candidats ayant des chances réelles d'être présents au deuxième tour : ce sont Jacques Chirac, Lionel Jospin et Jean-Marie Le Pen.
Pour ma part, comme je souhaite ne pas avoir à choisir au deuxième tour entre Chirac et Jospin, je voterai Le Pen au premier tour !
Vous remarquerez que le fait de rajouter Jean-Pierre Chevènement - qui paraît patiner - au trio de tête ne change rien au raisonnement : au premier tour, ce ne sera ni Chirac, ni Jospin. Et pour que mon bulletin ne soit pas perdu, il ira au seul candidat de droite (hors Chirac) qui a une chance de figurer au deuxième tour. Voter Madelin, par exemple, c'est peut-être voter pour ses idées, et c'est important ; mais ce n'est pas voter pour un candidat qualifiable pour le deuxième tour. C'est peut-être injuste, mais c'est comme ça !
Je sais bien que Jean-Marie Le Pen se présente lui même comme un candidat " national-souverainniste ". Mais je prétends que la dimension libérale, ne lui en déplaise peut-être, est loin d'être absente de son discours et de son programme.
Libéral, il l'est d'abord au plan philosophique. Sa conception de la démocratie représentative est dans la ligne des penseurs libéraux français, nommés Montesquieu ou Tocqueville.
Libéral, il l'est ensuite au plan économique. Bien sûr je ne peux pas approuver ses idées protectionnistes, ni son interventionnisme social. Mais - et c'est l'essentiel - sur le terrain de la liberté d'entreprendre, de l'excès de la dépense publique, de ce qu'il a appelé le fiscalisme, il a toujours été impeccable. Il est l'adepte de Ronald Reagan, qui disait à l'État : " Descends de mon dos et enlève tes mains de mes poches ! ". Et quel autre homme politique français ose encore se référer à Margaret Thatcher ou à Ronald Reagan, comme il le fit, il y a quelques jours, sur Radio-Courtoisie, dans l'émission du mardi soir de Claude Reichman ?

Un homme libre

Libéral, il l'est enfin au sens le plus ordinaire du terme : c'est un homme libre, ouvert au débat et à la contradiction. Tout le monde sait bien que ce n'est pas principalement de son fait si le FN est isolé, et si, pour cette raison, la droite majoritaire dans l'opinion se retrouve souvent minoritaire à l'Assemblée Nationale ou ailleurs. Tout le monde sait bien que cette stratégie inique, perverse et suicidaire pour la droite comme pour la France est principalement celle d'un certain Jacques Chirac !
Coupé qu'il est d'une partie importante de la droite, des 15 à 20 pour cent des citoyens libres de ce pays qui votent pour le Front National ou qui s'en sentent proches, le candidat Chirac est contraint d'aller chercher une partie de ses voix à gauche.
S'il en fallait une énième confirmation, elle nous serait apportée par le choix comme porte-parole du candidat de Roselyne Bachelot, qui n'a jamais manqué une occasion de voter contre son camp (PACS, mesures favorables aux homosexuels, sécurité, arrêt Perruche)
Une autre considération dicte mon choix : sur la sécurité et l'immigration, Le Pen a été le plus lucide et le plus clairvoyant de tous nos hommes politiques. Il avait vu et compris que l'immigration massive de populations exogènes difficilement assimilables correspondait à une invasion, et que toujours une invasion conduit à de profonds et douloureux bouleversements. L'histoire nous l'enseigne. Le sociologue Gustave Le Bon l'a détaillé dans son ouvrage " Psychologie des foules " (1896). C'est si vrai que le discours de Le Pen qui paraissait outrancier à certains, il y a quinze ans, est aujourd'hui simplement réaliste et repris d'ailleurs par un grand nombre d'observateurs, ce qui ne les empêche pas d'être toujours autant anti-Le Pen
Telles sont les raisons pour lesquelles, la semaine dernière, le jeudi 21 février 2002, j'ai accepté de prendre la parole devant une assemblée du Cercle national des préretraités et retraités, proche du Front National, à une tribune où figurait Jean-Marie Le Pen, pour dire ce que je viens de résumer.
C'est mon choix pour le premier tour. Je vous l'indique. Non seulement je ne le dicte à personne, mais je veillerai personnellement, jusqu'au 21 avril, et au-delà, à ce que des points de vue divers continuent à s'exprimer dans ces colonnes, ouvertes, je le rappelle, à toutes les opinions se réclamant de la droite. Pour le deuxième tour, on verra à partir du 22 avril.

 


Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com