Septennat
17 % des Français ignorent le quinquennat et croient que le président
de la république sera élu pour sept ans.
Portables
Tout consommateur est facturé au minimum une minute, même
si son appel dure moins longtemps. Au-delà, il est facturé
par tranches de 30 secondes. 25 % à 30 % du temps facturé
par les opérateurs n'est donc jamais consommé par les abonnés.
Cela représente un gain mensuel de l'ordre de 180 millions d'euros
!
Vieillesse
La France comptera 25 % de personnes dépendantes âgées
de plus de 60 ans de plus qu'aujourd'hui en 2020, et 53 % de plus qu'actuellement
en 2040.
Irak
Les États-Unis dépendent de plus en plus du pétrole
brut irakien. En 2001, les sociétés américaines ont
acheté près de 50 % des ventes irakiennes (790 000 barils
par jour). Soit une hausse de 30 % par rapport à 2000.
Disparité
Les 20 % des pays les plus pauvres produisent seulement 1,4 % de la richesse
mondiale. Avec 10,7 % de la population mondiale, les 49 pays les plus
pauvres n'assurent que 0,5 % de la production mondiale.
Franc
39 % des Français regrettent le franc…
Viols
Chaque année, près de 50 000 femmes âgées de
20 à 59 ans sont victimes de viols. Pourtant, en 1998, seuls 7
828 viols ont été déclarés à la police
et à la gendarmerie, dont à peine la moitié concernaient
des personnes majeures.
Notre avenir économique dépend de la recherche, de l'enseignement
et des investissements. Nous avons vu les semaines dernières
comment il faut modifier les conditions d'exercice de la recherche et
de l'enseignement en France. Voyons aujourd'hui le problème des
investissements.
Plus l'outil de travail mis à notre disposition est performant,
plus la qualité et la quantité de ce que nous produisons
augmentent. Un ouvrier conduisant un scraper déplace mille fois
plus de terre dans sa journée qu'un ouvrier maniant la pioche
et la brouette.
Si les Français veulent être plus riches, ils doivent tous
disposer du meilleur outil de travail possible. Ce sont les capitalistes,
ceux qui disposent d'argent, qui sont capables de mettre à la
disposition des entreprises les capitaux dont elles ont besoin pour
investir, pour donner à chacun d'entre nous l'outil de travail
idéal.
En France, tout un courant de pensée, inspiré par le marxisme,
considère que le capitaliste est un voleur. Il ne s'est pas enrichi
du fait qu'il a été plus économe ou plus travailleur
que les autres. Il se serait enrichi en prenant aux autres, d'une façon
ou d'une autre, l'argent qu'il possède. Il a ainsi rendu plus
pauvres ceux qu'il a spoliés.
Quand ce courant de pensée prend le pouvoir, il est tout à
fait normal qu'il utilise son pouvoir politique pour enfin rétablir
un équilibre perturbé. Il impose donc le capitaliste.
Il crée l'impôt sur la fortune, l'impôt sur les plus-values
ou l'impôt sur les successions. Le pouvoir politique pense qu'en
prenant aux capitalistes de l'argent et en le distribuant aux plus démunis,
il enrichit ces derniers. Beaucoup d'électeurs adhèrent
à ce discours trop simple. Et comme les capitalistes sont peu
nombreux, il n'est politiquement pas dangereux de les imposer : leur
poids électoral est faible dans une démocratie.
Voilà ce qui se voit. Mais il faut envisager les conséquences
normales et prévisibles d'une telle décision, c'est-à-dire
mettre en lumière ce qui ne se voit pas.
" Justice sociale " contre richesse croissante
Les possesseurs de capitaux sont informés de ce qui se passe
dans tous les pays. Ils feront franchir la frontière à
leurs capitaux et les mettront à la disposition des entrepreneurs
installés dans les pays les moins imposés. Ils seraient
fous de faire l'inverse. Tout le monde désire gagner le plus
d'argent possible. Ainsi, le SMIC étant dix fois plus fort en
France qu'en Afrique, ce ne sont pas les Français sans qualification
qui se précipitent en Afrique, ce sont les Africains sans qualification
qui se précipitent en France.
L'outil de travail va progresser dans les pays qui n'imposent pas les
capitaux, et les salariés de ces pays, disposant d'un outil de
travail de plus en plus performant, vont tirer de leur travail des revenus
de plus en plus élevés. Par contre, l'outil de travail
mis à la disposition des Français ne va plus s'améliorer
et le niveau de vie des Français va stagner.
Finalement l'imposition du capital éloigne le pays du développement
et de la richesse. La " justice sociale " promise à
grands coups de clairons entraîne plus de pauvreté pour
tout le monde.
Telle est la triste réalité française. Les socialistes
allemands, connaissant les conséquences de l'imposition du capital,
ont supprimé cette imposition. Ils attirent maintenant sans état
d'âme les capitalistes en Allemagne.
Les hommes politiques français voient l'avenir tout autrement.
Ils veulent conserver les impositions sur le capital, source pour eux
de plus de " justice ". Comme ils ne peuvent pas rétablir
le contrôle des changes pour s'opposer à la fuite des capitaux
(euro oblige), ils veulent limiter la mobilité des capitaux en
créant une nouvelle taxe sur le capital, la taxe Tobin. Un impôt
de plus sur le capital est encore pour eux un " progrès
" vers une société plus juste…
Il est évident que si l'on désire vraiment améliorer
le plus rapidement possible les revenus des Français les moins
favorisés, il n'y a qu'une solution : faire comme les socialistes
allemands et supprimer l'imposition du capital.
Nos socialistes sont admirables !
Après l'économie de marché et les privatisations,
ils sont en train de découvrir la sécurité des personnes
(mais pas encore celle des biens).
Il leur reste à découvrir le marché du travail, l'immigration,
l'inefficacité de l'État pour les tâches civiles et
- rêvons - la primauté de la Liberté et de la Démocratie
sur leurs doctrines obscures.
Marc Amblard