Réserve
Depuis le 11 septembre, un gouvernement américain de remplacement
a été mis en place. Entre 70 et 150 hauts fonctionnaires
se relaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans deux endroits tenus
secrets, à l'extérieur de la capitale, sous l'autorité
du vice-président, Dick Cheney, prêts à assumer la
responsabilité du gouvernement en cas d'attaque frappant la Maison
Blanche.
Bachelot
M. Narquin, le père de Roselyne Bachelot, porte-parole de campagne
de Jacques Chirac, soutient la candidature de Jean-Pierre Chevènement
!
Clonage
La société Clonaid, détenue par la secte raëlienne,
annonce le clonage d'un homme malade en phase terminale qui " a l'intention
de léguer ses biens à la mère adoptive et d'abandonner
le traitement qui le maintient en vie dès la naissance de l'enfant
". La mère porteuse est l'une des 50 femmes raëliennes
sélectionnées pour prendre part au projet de clonage reproductif.
Marc Bellet
Marc Bellet, 53 ans, conseiller régional communiste de Basse-Normandie,
élu du Calvados, président du groupe PC à la région,
conseiller municipal de Caen, membre du comité des régions
de l'Union européenne, a été mis en examen pour "
agressions sexuelles sur mineures de moins de 15 ans ", notamment
sur sa propre fille.
Binational
Le département d'État américain a demandé
à tous ses employés binationaux de choisir la seule nationalité
américaine, dans une lettre du 14 janvier.
Budget
La présidence belge de l'Union européenne avait oublié
de prévenir les autres États membres du coût du projet
de bâtiment pour la Cour de justice de Luxembourg, qui s'élève
tout de même à 296 millions d'euros !
Tous les candidats à l'élection présidentielle
nous jurent, la main sur le coeur, qu'ils préserveront le système
de retraite par répartition, qui serait le socle de notre "
pacte républicain ". " Pacte, mon cul ! ", aurait
dit Zazie.
Le système de répartition est mort, tous les politiciens
français le savent. Mais, à force d'avoir clamé
depuis des années qu'il était hors de question de passer
à la capitalisation, ils se sont enfermés dans un mensonge
dont ils ne peuvent plus sortir. C'est ainsi qu'on conduit un pays au
drame.
Il y a plus de vingt-cinq ans qu'on aurait dû changer de système.
Les perspectives démographiques ne laissaient aucun doute sur
l'effondrement de la répartition. On allait, en effet, passer
de cinq cotisants à deux puis un pour un retraité, et
ce en une soixantaine d'années. Or la répartition consiste
à redistribuer aussitôt aux pensionnés l'argent
prélevé sur les actifs. Il n'est pas difficile de comprendre
qu'un actif ne peut à la fois vivre, faire vivre sa famille et
entretenir un retraité. C'est pourtant ce à quoi les politiciens
veulent condamner les Français.
Bien entendu, cela provoquera tout simplement la disparition accélérée
du corps des actifs, qui, pour échapper à cette effroyable
saignée, quitteront massivement la France, et bien entendu la
ruine des retraités. Celle-ci a déjà commencé
avec l'institution de la CSG, qui n'a pas d'autre but que de reprendre
à ces derniers une part sans cesse croissante de leur pension.
À ces perspectives effrayantes vient s'ajouter une dimension
supplémentaire, qui va accélérer l'effondrement
du système. Tous les régimes de retraite français
sont des régimes dits professionnels, ce qui signifie qu'ils
doivent respecter les règles prudentielles, édictées
par les directives européennes, qui les obligent notamment à
provisionner tous leurs engagements, ce qui, soit dit en passant, est
bien le moins qu'on puisse demander à une assurance vieillesse.
C'est cette exigence qui est à l'origine de l'affaire du Cref,
ce " complément retraite des fonctionnaires " qui a
vu le montant des pensions diminuer brutalement de 16 % au début
de l'année dernière. À cet égard, on peut
affirmer sans crainte d'être démenti que cette affaire
marque le début de la fin de notre système actuel de retraite.
Un torrent de pertes va emporter l'édifice
Les unes après les autres, les caisses sociales vont augmenter
les cotisations et réduire les prestations, jusqu'à ce
que la révolte conjuguée des cotisants et des allocataires
emporte tout le système.
Il n'est pas indifférent que le premier homme public atteint
par le scandale soit M. René Teulade, ancien ministre des affaires
sociales, figure de proue du mutualisme à la française
et auteur d'un incroyable rapport du Conseil économique et social
dans lequel il affirmait que la croissance allait sauver la répartition
!
Les malversations présumées, commises par M. Teulade et
ses amis, au détriment des adhérents du Cref, ne sont
pour rien dans la crise de celui-ci. Pour malhonnêtes qu'elles
soient, elles ne sont qu'une goutte d'eau dans le torrent de pertes
qui va emporter tout l'édifice.
La fonte des cotisants va, de plus, s'accélérer dramatiquement,
en raison des mêmes dispositions européennes. En effet,
les régimes professionnels sont désormais mis en concurrence,
du fait de l'abrogation du monopole de la sécurité sociale.
Quel jeune voudra continuer à cotiser en pure perte dans une
caisse par répartition alors qu'un organisme de capitalisation
lui proposera des rendements garantis qui lui appartiendront en propre
?
Tout indique donc que la crise finale des retraites vient de commencer
dans notre pays et va s'aggraver de jour en jour. Et de tout cela les
candidats à l'élection présidentielle ne disent
pas un mot. Criminel !
Un tel naufrage de la politique signe à l'évidence la
fin d'un régime. À quoi sert un élu sinon à
étudier les problèmes collectifs, à dire la vérité
aux citoyens et à proposer des solutions ? Les politiciens français
ont oublié ces vérités élémentaires.
Pour eux, la politique est un long fleuve tranquille, qui doit les conduire,
dans le luxe et la volupté, vers une retraite dorée et
sûre. Car nos chers élus se sont bien gardés de
s'infliger le sort commun. Leur caisse de retraite, elle, fonctionne
par capitalisation et dispose de confortables réserves !
Ne se souviennent-ils donc pas que la révolution française,
il y a deux siècles, voulut, pour l'essentiel, abolir les privilèges
? Quand l'irresponsabilité s'ajoute à l'inconscience,
le drame est inéluctable. Ce n'est même plus une perspective
: nous y sommes.
Comme dans toutes les périodes de grandes difficultés
nationales, des hommes nouveaux vont émerger. Dans l'intérêt
des Français, mieux vaudrait que cela se produise tout de suite,
à l'occasion de l'élection présidentielle. Sinon,
elle n'aura été qu'un coup pour rien et c'est dans la
rue que tout cela finira. vTous les candidats à l'élection
présidentielle nous jurent, la main sur le cœur, qu'ils préserveront
le système de retraite par répartition, qui serait le
socle de notre " pacte républicain ". " Pacte,
mon cul ! ", aurait dit Zazie.
Le système de répartition est mort, tous les politiciens
français le savent. Mais, à force d'avoir clamé
depuis des années qu'il était hors de question de passer
à la capitalisation, ils se sont enfermés dans un mensonge
dont ils ne peuvent plus sortir. C'est ainsi qu'on conduit un pays au
drame.
Il y a plus de vingt-cinq ans qu'on aurait dû changer de système.
Les perspectives démographiques ne laissaient aucun doute sur
l'effondrement de la répartition. On allait, en effet, passer
de cinq cotisants à deux puis un pour un retraité, et
ce en une soixantaine d'années. Or la répartition consiste
à redistribuer aussitôt aux pensionnés l'argent
prélevé sur les actifs. Il n'est pas difficile de comprendre
qu'un actif ne peut à la fois vivre, faire vivre sa famille et
entretenir un retraité. C'est pourtant ce à quoi les politiciens
veulent condamner les Français.
Bien entendu, cela provoquera tout simplement la disparition accélérée
du corps des actifs, qui, pour échapper à cette effroyable
saignée, quitteront massivement la France, et bien entendu la
ruine des retraités. Celle-ci a déjà commencé
avec l'institution de la CSG, qui n'a pas d'autre but que de reprendre
à ces derniers une part sans cesse croissante de leur pension.
À ces perspectives effrayantes vient s'ajouter une dimension
supplémentaire, qui va accélérer l'effondrement
du système. Tous les régimes de retraite français
sont des régimes dits professionnels, ce qui signifie qu'ils
doivent respecter les règles prudentielles, édictées
par les directives européennes, qui les obligent notamment à
provisionner tous leurs engagements, ce qui, soit dit en passant, est
bien le moins qu'on puisse demander à une assurance vieillesse.
C'est cette exigence qui est à l'origine de l'affaire du Cref,
ce " complément retraite des fonctionnaires " qui a
vu le montant des pensions diminuer brutalement de 16 % au début
de l'année dernière. À cet égard, on peut
affirmer sans crainte d'être démenti que cette affaire
marque le début de la fin de notre système actuel de retraite.
Un torrent de pertes va emporter l'édifice
Les unes après les autres, les caisses sociales vont augmenter
les cotisations et réduire les prestations, jusqu'à ce
que la révolte conjuguée des cotisants et des allocataires
emporte tout le système.
Il n'est pas indifférent que le premier homme public atteint
par le scandale soit M. René Teulade, ancien ministre des affaires
sociales, figure de proue du mutualisme à la française
et auteur d'un incroyable rapport du Conseil économique et social
dans lequel il affirmait que la croissance allait sauver la répartition
!
Les malversations présumées, commises par M. Teulade et
ses amis, au détriment des adhérents du Cref, ne sont
pour rien dans la crise de celui-ci. Pour malhonnêtes qu'elles
soient, elles ne sont qu'une goutte d'eau dans le torrent de pertes
qui va emporter tout l'édifice.
La fonte des cotisants va, de plus, s'accélérer dramatiquement,
en raison des mêmes dispositions européennes. En effet,
les régimes professionnels sont désormais mis en concurrence,
du fait de l'abrogation du monopole de la sécurité sociale.
Quel jeune voudra continuer à cotiser en pure perte dans une
caisse par répartition alors qu'un organisme de capitalisation
lui proposera des rendements garantis qui lui appartiendront en propre
?
Tout indique donc que la crise finale des retraites vient de commencer
dans notre pays et va s'aggraver de jour en jour. Et de tout cela les
candidats à l'élection présidentielle ne disent
pas un mot. Criminel !
Un tel naufrage de la politique signe à l'évidence la
fin d'un régime. À quoi sert un élu sinon à
étudier les problèmes collectifs, à dire la vérité
aux citoyens et à proposer des solutions ? Les politiciens français
ont oublié ces vérités élémentaires.
Pour eux, la politique est un long fleuve tranquille, qui doit les conduire,
dans le luxe et la volupté, vers une retraite dorée et
sûre. Car nos chers élus se sont bien gardés de
s'infliger le sort commun. Leur caisse de retraite, elle, fonctionne
par capitalisation et dispose de confortables réserves !
Ne se souviennent-ils donc pas que la révolution française,
il y a deux siècles, voulut, pour l'essentiel, abolir les privilèges
? Quand l'irresponsabilité s'ajoute à l'inconscience,
le drame est inéluctable. Ce n'est même plus une perspective
: nous y sommes.
Comme dans toutes les périodes de grandes difficultés
nationales, des hommes nouveaux vont émerger. Dans l'intérêt
des Français, mieux vaudrait que cela se produise tout de suite,
à l'occasion de l'élection présidentielle. Sinon,
elle n'aura été qu'un coup pour rien et c'est dans la
rue que tout cela finira.