CENSURE
CNN a décidé de ne pas montrer les images que compte utiliser
Milosevic devant le tribunal de La Haye pour critiquer les bombardements
de l'OTAN au Kosovo et en Serbie. Ces images " sont trop crues pour
le public ", selon la chaîne…
CUBA
Raymond Forni, président de l'Assemblée nationale, invité
de " Tout le monde en parle ", l'émission de Thierry
Ardisson, a affirmé que le peuple cubain subissait un joug effroyable…
celui de l'embargo économique de l'île par les Américains
!
Foot
Catherine Tasca souhaite une législation anti-RMC. Elle refuse,
en effet, l'acquisition de l'exclusivité des droits de retransmission
à la radio par la station monégasque.
MAGAZINES
Pour l'année 2001, les magazines ayant connu les plus fortes progressions
sont " Courrier International " (+24,6 %), " Micro Hebdo
" (+12,6 %), " Star Club " (+14,4 %), " Salut "
(+14 %) et " Notre Temps " (+12,7 %). La plus forte baisse est
enregistrée par le féminin " Vital " (-19,5 %).
Erreur
Les médias français ont diffusé en boucle le jeudi
28 février une information signalant que 14 soldats israéliens
étaient assiégés dans un camp palestinien. Malgré
le démenti de l'armée israélienne, cette fausse information
a été reprise durant toute la journée
PLAGIAT
Jacques Attali, déjà accusé de plagiat pour "
Verbatim ", est une nouvelle fois poursuivi pour " parasitisme
et contrefaçon frauduleuse " par Édouard Valdman, auteur
d'un essai paru en 1994 sur " Les Juifs et l'argent ", pour
son dernier livre : " Les Juifs, le monde et l'argent "
"Si c'est être de gauche que vouloir
chaque homme et chaque peuple libre et maître de son destin, alors,
mes frères, je suis de gauche.
Mais si c'est être de gauche que prétendre faire décider
à la foule anonyme le sort de chacun, et faire de la collectivité
monstrueuse le juge de toutes les soifs et l'arbitre de toutes les joies,
alors, messieurs, je vomis la gauche.
Si c'est être de droite que de voir les hommes inégaux
en talent, en mérite, en courage, et vouloir que chacun reçoive
l'or et l'honneur que valent ses efforts, ses victoires, sa persévérance,
pas un sol de surcroît, pas un laurier de plus, alors, mes frères,
je suis de droite.
Mais si c'est être de droite que de voir dans une supériorité
quelconque de quoi saisir le privilège d'imposer à autrui
sa volonté, et de diriger les hommes contre leur gré en
des voies qui ne sont point les leurs, fussent-elles réputées
bonnes, alors, messieurs, je vomis la droite.
Si c'est être de gauche que vouloir donner à chacun, si
nu et pauvre qu'il soit né, toutes les chances d'épanouir
le meilleur de lui-même, de développer ses virtualités,
d'aiguiser ses capacités et de les faire valoir, alors, mes frères,
je suis de gauche.
Mais si c'est être de gauche que prétendre faire supporter
aux plus courageux et aux plus honnêtes l'entretien des irresponsables,
des fainéants et des ivrognes, les conséquences de leurs
folies, de leurs imprudences, de leurs excès, et encore la charge
de leurs enfants, alors, messieurs, je vomis la gauche.
Si c'est être de droite que de relier l'homme aux harmonies de
l'univers, le mettre en accord avec les lois de la nature et les leçons
de la biologie, l'intégrer à sa place dans l'ordre cosmique,
sans honneur insigne ni honte excessive, alors, mes frères, je
suis de droite.
Mais si c'est être de droite que vouloir agenouiller les humains
devant quelque despote céleste imaginaire, aussi incompréhensible
que capricieux, d'instaurer dans toutes les nations et dans toutes les
consciences le règne vaniteux de ses soi-disant représentants,
alors, messieurs, je vomis la droite.
Entre amitié et confusion
Si c'est être de gauche que vouloir l'amitié sur la Terre,
l'harmonie entre les nations, le respect de toute race et son libre
épanouissement, alors, mes frères, je suis de gauche.
Mais si c'est être de gauche que prôner la disparition des
patries, l'effacement des particularités, le nivellement de toutes
les valeurs, le mélange de tous les sangs et l'atomisation forcée
de toutes les cultures en un magma planétaire informe, alors,
messieurs, je vomis la gauche.
Si c'est être de droite que de préserver le pays de ses
pères, l'intégrité de la nation, l'originalité
de ses tendances et l'indépendance de sa destinée, alors,
mes frères, je suis de droite.
Mais si c'est être de droite que d'aller porter chez autrui les
vanités de la conquête et d'y maintenir par la force l'oppression
des empires, d'avoir la présomption de faire entrer des peuples
enchaînés en des formes de civilisation inadaptées
à leur génie, alors, messieurs, je vomis la droite.
Bref.
Quand elle crie Vive Dieu, César, le Pape et le Roi, je m'enfuis
de la droite.
Quand elle crie Vive tout le monde et Vive n'importe qui, je m'enfuis
de la gauche.
Mais quand elle crie Vive le Héros et Vive le Pays, je suis avec
la droite.
Et quand elle crie Vive la Personne et Vive la Liberté, je suis
avec la gauche."
(in " Le crépuscule des idéologies ", 1978)
Depuis la rédaction de ce texte, vieux de 24 ans, il m'est apparu
que la droite française (du moins celle des citoyens sinon celle
des politiciens) se tenait plus près de l'idéal que je
pensais devoir être le sien que ne le faisait de son côté
la gauche.
Autrement dit, la droite d'aujourd'hui me paraît plus ouverte
au libéralisme et à l'individualisme, moins esclave de
son idéologie traditionnelle conservatrice et autoritariste qu'elle
ne l'était autrefois, tandis que la gauche française,
bien qu'ayant fait quelques efforts, bon gré mal gré,
vers la reconnaissance de la liberté d'entreprise et de l'autonomie
individuelle, me semble être restée gravement embourbée
dans son idéologie étatiste, égalitariste et collectiviste.
C'est pourquoi je me suis finalement déclaré de droite,
non sans vigilance, car on doit être plus exigeant avec ses amis
qu'avec ses adversaires.